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JSK : Hannachi « Je ferai d’autres révélations »

17 novembre 2010

Mohand Cherif Hannachi ne semble nullement perturbé par le dernier communiqué rendu public par la FAF. Encore plus, Hannachi promet d’autres révélations qui risquent de faire couler beaucoup d’encre et de provoquer l’intervention des hauts responsables de l’Etat.

Hannachi persiste et signe : « Je détiens les preuves de tout ce que j’ai affirmé et je confirme que Raouraoua m’a demandé devant des témoins d’arranger le match face au Ahly du Caire. C’est un fait très grave à l’encontre du football national. Je ferai d’autres déclarations plus graves au moment opportun ».
Pour éclairer nos lecteurs et l’opinion publique, nous avons sollicité Hannachi pour en savoir plus sur d’éventuelles évolutions de cette affaire qui est tout de même d’une extrême gravité.

Le Quotidien d’Oran : Quel est votre commentaire après le communiqué de la FAF ?
Moh Cherif Hannachi : Ce communiqué n’a aucun sens. Pourquoi ? D’abord, il n’est pas signé et ensuite c’est Hannachi, le président de la JSK, qui accuse Raouraoua, président de la FAF. Je l’accuse personnellement et directement.
Alors comment ose-t-on me répondre par un communiqué qui ne porte aucune signature ? Raouraoua est à la Mecque, donc ce n’est pas lui qui a réagi, c’est peut-être l’un de ses adjoints qui l’a rédigé pour lui faire plaisir afin de détourner l’opinion publique. Je maintiens toujours mes propos et mes accusations et je suis prêt à confronter Raouraoua là où il veut et devant n’importe quelle instance du pays.

Q.O. : Dans ce communiqué, liton, des investisseurs se sont manifestés auprès de la FAF pour aider la JSK…
M.C.H. : Ecoutez, depuis quand la FAF se mêle-t-elle des investisseurs de la JSK ou d’autres clubs ? Est-ce dans ses prérogatives ? Ce sont des allusions et des déclarations dont le but est de tromper l’opinion publique. La FAF, au lieu de parler des investisseurs, aurait dû s’inquiéter de l’absence d’une direction technique nationale dont le rôle est de mettre en oeuvre une véritable politique de développement du football national. La JSK a été créée et gérée par des hommes intègres et crédibles qui sont capables de s’occuper du capital social de leur club. Nous n’avons refusé personne.

A titre d’exemple, nous avons sollicité par écrit, le 27 mai 2010, M. Haddad, P-DG de l’ETRHB pour lui demander de rejoindre la JSK en tant qu’actionnaire majoritaire. A partir de là, je considère ce communiqué comme une forme de déstabilisation et une insulte à toute la famille de la JSK. Encore plus, peut-on nous communiquer les noms de ces investisseurs qui sont allés voir la FAF ? Pourquoi ces derniers sont-ils allés voir la FAF et ne se sont pas rapprochés du club ? D’ailleurs, les actionnaires vont tenir aujourd’hui une assemblée générale et vont répondre au communiqué. A la FAF, on oublie qu’à la JSK on investit sur les hommes. On oublie que la JSK a été parmi les premiers clubs à déposer son registre de commerce.

Q.O. : Compte tenu de la gravité de vos accusations, l’opinion publique se demande si réellement vous avez des preuves.
M.C.H. : Bien sûr, les preuves existent et j’assume mes responsabilités. Je ne ferai jamais marche arrière. Raouraoua m’a touché dans mon amour-propre en portant préjudice à la JSK. Dieu Merci, à la JSK, on ne mange pas de ce pain. Il ne respecte personne. La preuve, il a affirmé que ce ne sera pas la fin du monde si l’EN ne se qualifierait pas à la prochaine coupe du monde ou à la CAN. Tout le monde sait qu’il est tout le temps absent et continue de gérer le football par téléphone. Il est temps de procéder à un changement radical et à ses mauvaises habitudes. Je sais beaucoup de choses sur la déstabilisation de la JSK, mais je les révèlerai au moment opportun. Personnellement, je dirai que depuis que j’ai refusé de marcher dans la combine du match contre le Ahly, les problèmes ont surgi.

On a tout fait pour barrer la route à la JSK. J’aurai aimé qu’on nous dise dans ce fameux communiqué pourquoi Raouraoua n’a pas assisté à la demi-finale de la ligue des champions d’Afrique contre le tenant du titre et le futur vainqueur où la JSK représentait pourtant l’Algérie. Qui estce qui a ‘’aidé’’ le TP Mazembe à Alger et assuré sa sécurité ? Pourquoi m’a-t-on interdit de banc, alors que nous étions tout près du sacre ? Et j’en passe. Raouraoua gère le football national comme s’il s’agissait de sa propriété personnelle et ne consulte jamais les présidents de clubs qui sont les principaux concernés.

Q.O. : Le nom de Madjer a été évoqué ces derniers jours comme futur président de la FAF, qu’en pensez-vous ?
M.C.H. : Ce serait une excellente nouvelle si elle venait à se confirmer. Il faut l’encourager. Le temps est venu pour assainir par la mise en place des états généraux du football algérien. Les changements s’imposent si l’on tient compte des dérives actuelles.

Propos recueillis par M. Zeggaï

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Source : Le Quotidien d'Oran

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