Mohand Cherif Hannachi ne
semble nullement perturbé
par le dernier communiqué
rendu public par la FAF. Encore plus,
Hannachi promet d’autres révélations
qui risquent de faire couler beaucoup
d’encre et de provoquer l’intervention
des hauts responsables de l’Etat.
Hannachi persiste et signe : « Je détiens
les preuves de tout ce que j’ai
affirmé et je confirme que Raouraoua
m’a demandé devant des témoins
d’arranger le match face au Ahly du
Caire. C’est un fait très grave à l’encontre
du football national. Je ferai
d’autres déclarations plus graves au
moment opportun ».
Pour éclairer nos lecteurs et l’opinion
publique, nous avons sollicité
Hannachi pour en savoir plus sur
d’éventuelles évolutions de cette affaire
qui est tout de même d’une extrême
gravité.
Le Quotidien d’Oran : Quel est
votre commentaire après le communiqué
de la FAF ?
Moh Cherif Hannachi : Ce communiqué
n’a aucun sens. Pourquoi ?
D’abord, il n’est pas signé et ensuite
c’est Hannachi, le président de la
JSK, qui accuse Raouraoua, président
de la FAF. Je l’accuse personnellement
et directement.
Alors comment ose-t-on me répondre
par un communiqué qui ne porte
aucune signature ? Raouraoua est
à la Mecque, donc ce n’est pas lui
qui a réagi, c’est peut-être l’un de
ses adjoints qui l’a rédigé pour lui
faire plaisir afin de détourner l’opinion
publique. Je maintiens toujours
mes propos et mes accusations et je
suis prêt à confronter Raouraoua là
où il veut et devant n’importe quelle
instance du pays.
Q.O. : Dans ce communiqué, liton,
des investisseurs se sont manifestés
auprès de la FAF pour
aider la JSK…
M.C.H. : Ecoutez, depuis quand la
FAF se mêle-t-elle des investisseurs de
la JSK ou d’autres clubs ? Est-ce dans
ses prérogatives ? Ce sont des allusions
et des déclarations dont le but
est de tromper l’opinion publique. La
FAF, au lieu de parler des investisseurs,
aurait dû s’inquiéter de l’absence
d’une direction technique nationale
dont le rôle est de mettre en oeuvre
une véritable politique de développement
du football national. La JSK a
été créée et gérée par des hommes
intègres et crédibles qui sont capables
de s’occuper du capital social de leur
club. Nous n’avons refusé personne.
A titre d’exemple, nous avons sollicité
par écrit, le 27 mai 2010, M. Haddad,
P-DG de l’ETRHB pour lui demander
de rejoindre la JSK en tant qu’actionnaire
majoritaire. A partir de là, je considère
ce communiqué comme une
forme de déstabilisation et une insulte
à toute la famille de la JSK. Encore
plus, peut-on nous communiquer les
noms de ces investisseurs qui sont allés
voir la FAF ? Pourquoi ces derniers
sont-ils allés voir la FAF et ne se sont
pas rapprochés du club ? D’ailleurs,
les actionnaires vont tenir aujourd’hui
une assemblée générale et vont répondre
au communiqué. A la FAF, on
oublie qu’à la JSK on investit sur les
hommes. On oublie que la JSK a été
parmi les premiers clubs à déposer
son registre de commerce.
Q.O. : Compte tenu de la gravité
de vos accusations, l’opinion publique
se demande si réellement
vous avez des preuves.
M.C.H. : Bien sûr, les preuves existent
et j’assume mes responsabilités.
Je ne ferai jamais marche arrière.
Raouraoua m’a touché dans mon
amour-propre en portant préjudice à
la JSK. Dieu Merci, à la JSK, on ne
mange pas de ce pain. Il ne respecte
personne. La preuve, il a affirmé que
ce ne sera pas la fin du monde si l’EN
ne se qualifierait pas à la prochaine
coupe du monde ou à la CAN. Tout le
monde sait qu’il est tout le temps absent
et continue de gérer le football
par téléphone. Il est temps de procéder
à un changement radical et à ses
mauvaises habitudes. Je sais beaucoup
de choses sur la déstabilisation
de la JSK, mais je les révèlerai au
moment opportun. Personnellement,
je dirai que depuis que j’ai refusé de
marcher dans la combine du match
contre le Ahly, les problèmes ont surgi.
On a tout fait pour barrer la route
à la JSK. J’aurai aimé qu’on nous
dise dans ce fameux communiqué
pourquoi Raouraoua n’a pas assisté
à la demi-finale de la ligue des champions
d’Afrique contre le tenant du
titre et le futur vainqueur où la JSK
représentait pourtant l’Algérie. Qui estce
qui a ‘’aidé’’ le TP Mazembe à Alger
et assuré sa sécurité ? Pourquoi
m’a-t-on interdit de banc, alors que
nous étions tout près du sacre ? Et j’en
passe. Raouraoua gère le football national
comme s’il s’agissait de sa propriété
personnelle et ne consulte jamais
les présidents de clubs qui sont
les principaux concernés.
Q.O. : Le nom de Madjer a été
évoqué ces derniers jours comme
futur président de la FAF, qu’en
pensez-vous ?
M.C.H. : Ce serait une excellente nouvelle
si elle venait à se confirmer. Il
faut l’encourager. Le temps est venu
pour assainir par la mise en place des
états généraux du football algérien.
Les changements s’imposent si l’on
tient compte des dérives actuelles.
Propos recueillis par M. Zeggaï
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Source : Le Quotidien d'Oran