En football, ça va tellement vite
que personne n’est à l’abri de
mauvaises surprises. La JSK l’a
appris à ses dépens, concédant
ainsi sa première défaite depuis
l’entame de ces joutes continentales
même si le score de 3 à 1 ne
reflète pas la physionomie du
match.
Mais ce sont les aléas du
football, car même l’EN et ses vedettes
ont pris un cinglant 3 à 0
face au Malawi durant la CAN
2010. Ceci dit, les Canaris n’ont
pas à rougir de cet échec qui reste
tout de même difficile à digérer
tant nos représentants ont fait
un match remarquable sur tous
les plans. Encore plus, les Remache,
El Orfi et Belkalam ont été
de véritables découvertes sans
pour autant négliger le manque
de réussite des Aoudia, Nessakh
et Yahia Chérif. En dépit de la
valeur de l’adversaire, des conditions
climatiques, de la pression
et même des menaces des supporters
congolais, les Canaris ont
tenu la dragée haute au TP Mazembe
et auraient pu créer une
belle surprise, n’était ce relâchement
dans les cinq dernières minutes.
Tout le long des quatrevingt-
cinq premières minutes, la
JSK nous a fait rêver et donna
l’impression de grandir compte
tenu de la progression affichée ces
derniers temps par ses joueurs.
Ces derniers ont joué avec les
valeurs que Hannachi et Geiger
entendent insuffler à leur groupe.
Face au TP Mazembe, qui n’est
autre que le champion en titre, la
JSK a prouvé que c’est une équipe qui a de l’ambition, du talent….
comme en témoignent ses
remarquables résultats enregistrés
jusqu’ici. Les Canaris du Djurdjura,
qui ont tellement convaincu,
au point de se faire même des
jaloux, constituent un groupe jeune
et encore en rodage. Leur force
réside dans le fait qu’ils ont
abordé tous leurs matches sans le
moindre complexe face aux ténors
du continent. Avant-hier,
avec un peu plus de concentration,
le match aurait connu une
autre tournure, et en football, il y
a des défaites avec les honneurs,
et celle de la JSK en fut une. Lors
de ce match, tout s’est joué sur
des petits détails comme celui de
l’effectif, les deux équipes n’étant
pas logées à la même enseigne.
Le TP Mazembe compte plus
d’une dizaine de joueurs étrangers,
alors que la JSK, règlements
obligent, n’en possède que deux,
Coulibaly et Azuka. A présent, cet
échec est à mettre aux oubliettes,
les Kabyles étant au rendez-vous
avec l’histoire dans la mesure où
un succès par 2 à 0 lors du match
retour leur ouvrirait grandement
les portes d’une qualification historique
en finale. La question qui
se pose est de savoir si la JSK aura
les ressources nécessaires pour
renverser la vapeur. En tout cas,
le coup est jouable à Tizi Ouzou,
même si la tâche paraît ardue face
à une équipe congolaise qui va
user de tous les moyens pour préserver
son acquis. En somme, la
JSK a prouvé qu’elle possède de
réels atouts pour relever le défi,
d’autant plus que le chemin de la
gloire est tout près.
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Source : Le Quotidien d'Oran