Avec la désignation de
Abdelhak Benchikha à
la tête de l’équipe nationale,
en remplacement de
Rabah Saâdane, la FAF a fini
par se résigner en optant pour
un entraîneur local.
La FAF
avait toujours milité pour un
entraîneur étranger, mais les
plus hautes autorités de l’Etat
ont tenu à ce que l’héritage de
Saâdane soit légué à un compatriote.
Benchikha qui occupait
jusque-là le poste d’entraîneur
de l’équipe nationale A’,
devait conduire cette dernière
au Championnat d’Afrique des
nations (CHAN), prévu au
Soudan en 2011.
Il prendra ses nouvelles
fonctions aujourd’hui. Dans
son communiqué la FAF a justifié
la nomination de Benchikha
par son « souci de faire
confiance aux techniciens algériens
de haut niveau d’une part
et à celui d’assurer d’autre part,
la stabilité de l’encadrement de
l’équipe nationale ». Les responsables
de la FAF s’étaient
déjà réunis avec leurs homologues
du ministère de la Jeunesse
et des Sports, dans le but
d’engager un entraîneur étranger
de renom, ce qui a toujours
été le souhait de la Fédération,
même au temps où Saâdane
réalisait de bons résultats. Cependant,
le MJS et les plus
hautes autorités de l’Etat ont
opposé un refus catégorique,
sachant qu’en 2004, lorsque
Saâdane a été limogé, les deux
entraîneurs belges engagés par
Raouraoua avaient mené
l’équipe à des échecs. Par la suite, leur successeur, le Français
Jean-Michel Cavalli a
échoué dans sa mission de
qualifier l’équipe à la CAN-
2008. Ce n’est qu’après la venue
ou le retour de Saâdane
que l’équipe a commencé à
s’améliorer pour se qualifier à
la CAN-2010 puis au Mondial
sud-africain. Tous ces éléments
ont joué contre le choix de la
FAF qui voulait, à tout prix,
engager un entraîneur étranger.
Autrement dit, Benchikha
a été imposé à la FAF, car celle-
ci devait choisir un entraîneur
algérien. Même le nom de
Rabah Madjer a été avancé.
Mieux encore, lors d’une séance
de travail avec Benchikha,
il y a une semaine, le président
de la FAF n’a pas fait allusion
à l’équipe nationale A’ et il
n’a pas été question que
Benchikha succède à
Saâdane. Pour la FAF, l’option
d’un coach étranger
était irréversible, ce qui
n’est pas le cas aujourd’hui.
Compte tenu de cette situation,
la FAF se trouve fragilisée
pour ainsi dire, dans la
mesure où les conditions dans
lesquelles est parti Rabah
Saâdane risquent d’avoir un
impact malheureux dans un
futur proche. Ainsi, afin d’éviter
une crise à la FAF, il est impératif
que Benchikha réussisse
un bon résultat à Bangui
contre la République centrafricaine,
le 10 octobre prochain
pour le compte de la
seconde journée des qualifications
à la CAN-2012.
Lors du précédent match,
l’équipe nationale a été tenue
en échec par la Tanzanie, à Blida (0-0), ce qui avait précipité
le départ de Saâdane.
LE NOUVEL
ENTRAÎNEUR N’A POSÉ
AUCUNE CONDITION
Le président de la FAF s’était
réuni avec Benchikha, dimanche
soir, avant d’arriver à un
accord définitif, hier matin.
C’est ainsi que Benchikha a
accepté de prendre en main
l’équipe nationale, tout en gardant
les adjoints de Saâdane,
en l’occurrence Belhadji et Djelloul.
Dans un premier temps,
Benchikha voulait continuer à
travailler avec son staff de
l’équipe A’, Chaib et Kaoua.
Mais le président de la FAF a
préféré garder le staff de Saâdane
pour que les joueurs ne sentent
pas une rupture. Toutefois,
la FAF s’est engagée à renforcer
le staff technique par un
conseiller de nationalité allemande.
Au cours de sa réunion
avec Benchikha, le président de
la FAF lui a assigné l’objectif de
qualifier l’équipe à la phase finale
de la CAN-2012. Au cas
où, cet objectif sera atteint, Benchikha
conduira l’équipe à la
phase finale de la CAN-2012,
prévue en Gambie et Guinéeéquatoriale.
Il est donc attendu
de Benchikha de relever ce défi.
Pour rappel, Benchikha dispose
de tous les diplômes et est
instructeur CAF et FIFA. Il a dirigé
plusieurs clubs en Algérie
et à l’étranger. Il était sollicité
dernièrement pour intégrer le
staff technique de l’équipe nationale
de Tunisie où il a laissé
une excellente impression avec
le Club africain.
Tags:
Algérie
Foot
Equipe nationale
Mohamed Raouraoua
FAF
Abdelhak Benchikha
Source : Le Quotidien d'Oran