Que peut-on dire de cette
première sortie officielle de
notre équipe nationale
après le Mondial-2010, si ce n’est
que les Verts sont passés à côté de
la plaque hier face à la Tanzanie en
perdant deux précieux points qui
vaudront leur pesant d’or lors du
décompte final dans ce groupe D
des éliminatoires de la CAN-2012
qui comprend un sérieux concurrent, le Maroc ?
Pour résumer le
tout, rien n’a marché dans cette
équipe auteur d’un ratage sur toute
la ligne. Dans un stade Mustapha
Tchaker archicomble, ce qui
nous rappelait la bonne épopée
des Verts dans un passé récent et
plus précisément lors des éliminatoires
combinées Mondial et CAN-2010 où les camarades de Madjid
Bougherra avaient écrit l’une des
plus pages du football national
avec cette qualification au Mondial
sud-africain et ce après une période
de disette qui aura duré vingtquatre
années, les Verts à la recherche
coûte que coûte de la victoire
se sont cassés les dents face à un
adversaire qui était loin d’être un
foudre de guerre.
En retrouvant ce stade mythique le temps d’une soirée
ramadanesque, les protégés de
Rabah Saâdane qui ne juraient que
par la victoire et ce pour effacer des
mémoires ce match amical perdu
il y a quelques jours face au Gabon
au stade du 5-Juillet avec toute
cette polémique qui s’en est suivie
quant à l’état de forme de nos capés,
ont été décevants à l’image de
cette ligne d’attaque qui reste le
maillon faible. L’équipe nationale
qui devait se réconcilier avec son
public qui n’a pas ménagé son soutien
durant toute cette rencontre,
malgré une domination stérile fut
piégée par un but assassin signé à
la demi-heure de jeu par Idrissa Redajbou
sur coup franc où la responsabilité
est engagée entre le keeper
Mbolhi et son mur.
Les Verts
qui ratèrent de nettes occasions de
scorer arrivèrent à leur fin en égalisant
à la 45’ sur un tir puissant de
Guedioura. Ce but qui devait être
un stimulant sur le plan psychologique
pour les nôtres n’a pas eu l’effet
escompté en seconde période
où les protégés de Saâdane ne
purent jamais trouver la solution et
ce jusqu’au coup de sifflet final du
referee et ce malgré l’incorporation
de Abdoun et Amri Chadli.
A chaud
Rafik Halliche : « Ce n’est
qu’un faux-pas et cela fait
partie du football. Je suis
persuadé que nous allons
nous racheter lors des
prochains matches car nous
disposons d’un bon groupe.
Rien n’est encore perdu. Je
reste optimiste ».
Hacen Yebda : « Nous avons
raté beaucoup d’occasions
devant une équipe prenable.
C’est une contre-performance
pour nous dans la mesure
où nous aurions pu gagner
ce soir. Toutefois, je promets
à ce merveilleux public que
nous allons nous racheter ».
Madjid Bougherra : « J’estime que les Tanzaniens
ont été plus lucides. Ils se sont
bien défendus. De notre côté,
nous avons exercé un
pressing soutenu, mais il
manquait cette dernière
touche. Nous avons raté trop
d’occasions. Il reste encore
beaucoup de travail devant
nous. Nous sommes condamnés
à récupérer ces deux
points de perdus lors des
prochains matches ».
Comment ils ont joué
• Mbolhi : n’a pas touché assez de ballons
mais il dut s’incliner sur un coup franc dont il
a une part de responsabilité avec les défenseurs
ayant fait le mur.
• Bougherra : n’a pas eu assez de travail sur
le plan défensif tant les Tanzaniens nous ont
paru visiblement limités techniquement et trop
naïfs. Il tenta quelques montées pour prêter
main forte en attaque mais sans résultat.
• Halliche : le nouveau sociétaire de Fulham
s’est bien acquitté de ses tâches défensives
dans les rares incursions des Tanzaniens.
Blessé, il a été remplacé par Medjani.
• Ghezzal : dans un poste inhabituel d’arrière
droit, il a effectué quelques appels de
balle et tenté quelques retraits mais sans résultat.
En seconde mi-temps, il n’a été d’aucune utilité sur le plan offensif.
• Belhadj : comme à son habitude, il s’est
distingué en première mi-temps par une indiscipline
de jeu caractérisée. Ses corners et
ses coups francs n’apportèrent aucun résultat.
Ensuite, il abusa de longues balles aériennes
en deuxième période et parfois exagéra par
ses temporisations.
• Yebda : visiblement mal au point physiquement,
le nouveau sociétaire de Naples a éprouvé
quelques difficultés à organiser le jeu.
• Guedioura : dans la construction de jeu,
Guedioura n’a pas tenu le rôle qu’on attendait
de lui, mais il a eu quand même le mérite
d’égaliser dans un moment très crucial, redonnant
ainsi confiance à ses partenaires.
• Ziani : a tendance à trop garder le ballon,
ce qui contribua au repli défensif des
Tanzaniens. Même s’il a tenté quelques
trucs, Ziani n’a pas été le meneur de jeu
qu’on attendait.
• Boudebouz : n’a pas réussi à mettre sa technique
individuelle au service de son équipe. Il
fut d’ailleurs remplacé par Abdoun à la 69’.
• Djebbour : a de nouveau prouvé ses limites
et sa complémentarité avec Ziaya fut vouée
à l’échec. Il a raté tout ce qu’il a entrepris.
• Ziaya : a raté des buts tout faits par manque
de concentration dans le dernier geste
dans la surface de vérité. L’ex-attaquant de
l’ESS n’a pas du tout trouvé ses repères.
• Abdoun : incorporé à la 69’ mais en position
d’ailier gauche, alors qu’il aurait été plus
utile dans l’animation de jeu devant une équipe
tanzanienne qui refusa de se découvrir.
• Medjani : a joué plus de quarante
minutes, mais ne s’est pas aventuré pour
créer le surnombre.
Tags:
Algérie
Equipe nationale
CAN 2012
Match
Tanzanie
Source : Le Quotidien d'Oran