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Ligue des champions d’Afrique

La JSK force le respect, l’ESS condamnée à l’exploit

30 août 2010

Les « Lions du Djurdjura » ont de nouveau rugi au Caire, suscitant un engouement populaire considérable.

Les Canaris ont de la chance de pouvoir compter sur un président de la trempe de Moh Chérif Hannachi qui, contre vents et marées, est parvenu à mettre sur pied une équipe ayant dignement représenté l’Algérie au Caire. Si l’on tient compte de la longue histoire de la rivalité opposant l’Algérie à l’Egypte, du déficit en matière d’expérience des Kabyles, de l’ambiance électrique dans un stade acquis tout à la cause des Egyptiens et de l’importance de l’enjeu, la JSK aura réalisé une grande performance face au ténor égyptien et son armada de vedettes. Aussi, le nul flatteur et la belle prestation des Kabyles ont une saveur particulière et sont une réponse à ceux qui s’acharnent à douter sur les capacités du joueur local. En effet, les Asselah, El Orfi, Tedjar, Rial et Belkalam ont prouvé qu’ils sont des valeurs sûres du football algérien qui peuvent rivaliser avec les autres.

Face au Ahly et ses neuf internationaux égyptiens, récents champions d’Afrique en Angola, les joueurs de la JSK ont joué sans complexe et montré la plénitude de leurs moyens techniques même en infériorité numérique. Ils ont surtout fait preuve de sang-froid quand l’arbitre zambien Kaoma Wellington a décidé de choisir son camp. Il a été dit que la JSK, grâce à sa discipline de jeu, son courage et sa volonté, ne perdra pas au Caire. La satisfaction réside également dans le fait que des jeunes issus du championnat national ont tenu la dragée haute à l’intouchable Ahly. Les Canaris ont gravi des échelons. Le superbe but de Tedjar, le sauvetage d’une claquette phénoménale de Asselah dans la dernière minute du temps additionnel, le combat de Rial et Belkalem sont des signes prometteurs pour les joueurs pour peu qu’on leur fasse confiance et qu’on leur donne les moyens nécessaires pour une meilleure prise en charge à tous les niveaux.

En somme, la JSK a réussi à éviter la défaite, étonnant plus au Caire, là où les Verts, exagérément « couvés » et surestimés, ont laissé des plumes même si l’enjeu est différent. C’est ce qu’on a pu tirer de cette énième confrontation algéroégyptienne. En tous cas, la JSK domine son groupe avec dix points et atteint largement son objectif après avoir gagné haut la main son billet pour les demi-finales de la Champion’s League d’Afrique. Ceux qui ont douté de la JSK à la veille du coup d’envoi de cette prestigieuse compétition devront revoir leurs calculs, car les Kabyles aspirent à la première place du groupe B. Ceci dit, les décideurs de notre football doivent être conscients de leur responsabilité pour revoir leur copie et leur jugement à l’égard du joueur du cru et ses grandes possibilités quand il est estimé à sa juste valeur.

Par cet exploit, les « Jaune et Vert » de la Kabylie ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football algérien. Ni Aboutrika, Ni Gedo, ni les siens n’ont résisté à la hargne, à la volonté et à l’ambition des Algériens de la JSK, auteurs d’un match héroïque qui a plongé tout le pays dans l’euphorie et ce, en en dépit d’un arbitrage scandaleux. Hannachi s’est dit fier de ses joueurs qui ont fait honneur aux Algériens et ayant défendu avec force et abnégation le football et les valeurs algériennes. Les protégés du coach suisse Geiger et son adjoint l’Algérien Bouhella ont débarqué au Caire en conquérants et ils sont revenus avec la qualification aux demi-finales en démontrant avec fierté leur originalité. Ne dit-on pas que « c’est l’âme qui fait courir une équipe » ? Mais, cette fois-ci, c’est le Ahly et ses provocateurs qui ont couru mais vainement et c’est la JSK qui est sortie par la grande porte avec le ticket de demi-finaliste.

Ce n’est pas le cas de l’ESS qui s’est mise dans une situation très compliquée à la veille de son déplacement chez le leader du groupe A, l’ES Tunis, qui a atomisé le tenant du titre, le TP Mazembe, par 3 à 0 et un doublé d’Eneramo. A deux journées de la fin, les Sétifiens n’ont plus leur destin entre leurs mains dans la mesure où ils sont dans l’obligation de gagner les deux derniers matches. Si demain l’ESS venait à être éliminée, elle ne devrait s’en prendre qu’à elle-même en raison du climat tendu entre direction, joueurs et staff technique à un moment important, ce qui a débouché sur une défaite préjudiciable face à l’ES Tunis à Sétif. Le bras de fer engagé entre le président Serrar et son ex-désormais entraîneur Zekri s’est répercuté négativement sur le rendement des joueurs qui donnèrent l’impression, pour une raison ou une autre, de « prendre position avec leur président  », comme on nous l’a affirmé. Aussi, le recrutement effectué par les dirigeants de l’ESS ne semble pas en conformité avec les ambitions du club qui bénéficie, il faut le reconnaître, de nombreuses facilités des pouvoirs publics.

Tags: Algérie Foot Égypte Ligue des Champions d’Afrique JSK ES SÉTIF Al-Ahly

Source : Le Quotidien d'Oran

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