La formation dans le football
algérien demeure un discours
creux et vide développé
par les responsables de la balle
ronde quand on sait que la FAF est
toujours dépourvue d’une Direction
technique nationale (DTN) structurée.
Plus grave encore, les académies
mises en place, il y a près de
quatre ans, ont été dissoutes alors
que les sélections des moins de 17
ans et 20 ans sont sans entraîneurs.
La DTN, qui est la colonne vertébrale
d’une fédération de football,
devrait mettre en place une stratégie
de formation et de développement
pour prendre en charge la formation et la mise à niveau des entraîneurs
de même que l’encadrement
des jeunes. Il faut rappeler que
le jour de son élection (mars 2009),
le président de la FAF avait déclaré
que la DTN est « la priorité des priorités
», s’engageant à faire appel à
des compétences, « même s’il faut
aller les chercher du Japon ».
Aujourd’hui, la FAF continue de
fonctionner sans DTN. Sur le terrain,
c’est le désert en matière de
formation et de développement.
L’expérience des académies de football
ayant échoué, ces dernières ont
été carrément dissoutes. Pis encore,
il n’y a pas eu de solution de rechange,
ce qui suppose la déperdition
chez les jeunes catégories. Les
sélections des U17 (cadets) et des
U20 (juniors) n’existent plus puisqu’elles
sont sans entraîneurs. La
FAF attendra certainement l’approche
des échéances pour mettre en
place à la hâte ces sélections.
Du déjà vu dans le football algérien.
Pour ce qui est de la formation
des entraîneurs (licence CAF),
plusieurs techniciens ont critiqué
ce procédé, considérant que la
délivrance des licences CAF pour
les entraîneurs porte à équivoque.
Ils ont estimé qu’en Europe,
la formation des entraîneurs
dure au moins deux ans, ce qui n’est
pas le cas des stages organisés par
la FAF et dont la durée ne dépasse
pas les trois semaines.
Tags:
FAF
Football professionnel
Source : Le Quotidien d'Oran