Le président de la FAF Mohamed Raouraoua a décidé de recruter un entraîneur
étranger qui ne serait pas le numéro un,
mais plutôt un entraîneur adjoint pour assister le
sélectionneur des Fennecs, Abdelhak Benchikha.
Les responsables algériens ont-ils enfin compris
qu’il est difficile pour un coach de club de
prendre tout seul les destinées d’une équipe
nationale ? Raouraoua qui se trouve actuellement à Doha au Qatar serait en pourparlers
avancés avec le technicien français Gérard Gili
pour faire partie du staff technique des Fennecs.
Une décision par laquelle le boss de la FAF
confirme qu’Abdelhak Benchikha demeurera le
patron de cette sélection, mais un patron qui aura
d’après Raouraoua besoin d’un sérieux coup de
main. Un renfort que le président de la fédération
a tenu à confirmer en personne lors de ses dernières sorties médiatiques.
Gérard Gili, qui fut
champion de France avec Marseille en 1989 et
1990, a par la suite entraîné Bordeaux (septembre 1990-91), Montpellier (1992-94), encore
l’OM (1994-97), puis Bastia, de juillet 2002 à
juin 2004. Il fut également sélectionneur de
l’Egypte d’octobre 1999 à mars 2000 et sélectionneur adjoint de la Côte d’Ivoire lors de la
Coupe d’Afrique des nations 2006 et le Mondial
2006. Le moins que l’on puisse dire, c’est que
c’est une première dans les annales du football
algérien, un entraîneur adjoint étranger. Une col laboration dans un même staff avec le
même rôle, on connaissait aussi un
entraîneur en chef étranger bien sûr.
Un DTN étranger que le ministère a
voulu imposer au temps de Hadjadj, on
a connu aussi, mais un coach étranger
assistant, ça c’est vraiment nouveau.
La question donc qu’on se pose : quel
sera le rôle de cet assistant au sein du
staff de Benchikha ? Sera-t-il un
conseiller qui donnera juste sa vision
des choses sans vraiment participer
aux décisions quant au choix des
joueurs et aux systèmes de jeu pour
lesquels Benchikha optera lors des
matchs ou même aux programmes de
participation ?« Je ne sais même pas
exactement ce qu’ils veulent. Peut-être
un regard extérieur. Il faut voir sous
quelles conditions cela peut se faire ».
C’est en ces termes que Gili s’est
confié à la presse française. Telles sont
donc les prérogatives que Raouraoua
et Benchikha devront fixer avant de les
soumettre à Gérard Gili qui, de prime
abord, semble très intéressé par l’idée
de venir renforcer la barre technique
nationale avec comme premier objectif
s’imposer contre le Maroc au mois de
mars prochain.
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Abdelhak Benchikha
Gérard Gili
Source : Le Jeune Independant