Le Ghana a manqué d’un rien une place
en demi-finales du Mondial-2010,
mais sa campagne sud-africaine a révélé
une génération de jeunes joueurs prometteurs,
comme Andre Ayew ou Kevin-Prince
Boateng, qui pourrait propulser les
Blacks Stars encore plus haut.
« Dédé » est
devenu Ayew. Ne l’appelez plus le fils de
son père (Abedi Pelé), il s’est fait un nom
au Mondial, à 20 ans. Son patronyme
fixait déjà une partie de l’attention sur lui,
mais il a crevé l’écran contre les Etats-Unis
en 8e de finale, donnant la passe décisive
pour le but de la victoire à Gyan . Milieu
gauche dans l’organisation en 4-1-4-
1 de Milovan Rajevac, son association
avec Kevin-Prince Boateng a beaucoup
contribué à étirer les lignes adverses et à
créer ainsi des brèches, les deux joueurs
écartant au maximum le jeu et permutant
assez souvent. Boateng, le demi-frère
de Jerome, international allemand, s’est
également positionné pour l’avenir, lui qui
jouait avec les Espoirs Allemands avant
d’être appelé par le Ghana quelques semaines
avant le début du Mondial. Il s’est bien intégré dans le groupe, et a dignement
remplacé Michael Essien, le meilleur
jouer ghanéen, forfait pour le tournoi,
dans son rôle de récupérateur-percuteur.
Il s’est aussi distingué dans un rôle de
milieu excentré avec Ayew. Et aussi Inkoom,
Annan... Boateng doit cependant
gagner en constance. Sa première période
contre l’Uruguay a été magnifique,
mais il a plongé en seconde, répétant presque
spasmodiquement le même geste
(grand pont). Mais à 23 ans il a laissé
entrevoir un formidable potentiel, et une
condition physique à couper le souffle.
Agé de 20 ans, comme Ayew, et comme
lui champion du monde des moins
de 20 ans (première pour un pays africain)
l’an dernier, le prodige Dominic
Adiyiah a failli devenir une star mondiale :
c’est lui qui aurait marqué à la 120e
minute le but vainqueur sans la « main de
Dieu » de l’Uruguayen Luis Suarez, vendredi
soir en quarts de finale.Héros malheureux,
il a manqué son tir au but et
précipité la chute des siens... Mais on devrait
revoir cet attaquant puissant, qui n’a
joué que deux bouts de match en Afrique
du Sud. Il mûrit dans les équipes de
jeunes de l’AC Milan, qui espère avoir
trouvé là le George Weah de demain. Un
penalty manqué... Ce souvenir va hanter
Asamoah Gyan pendant toute sa
vie... Celui de la 120e minute qui aurait
qualifié le Ghana. Seul Ghanéen à s’arrêter
devant la presse dans la tristesse
de la nuit, il a fait front. « Je m’en remettrai,
je suis fort mentalement », a-t-il
dit. Il l’a prouvé en marquant - en vain -
le premier tir au but de son équipe.
Gyan aussi est jeune (24 ans) et perfectible,
mais il a enfin donné de la consistance
à une vieille promesse de Claude
Le Roy, qui fut son sélectionneur de 2006
à 2008 : « Gyan, c’est un mélange de Drogba
et d’Eto’o ». Avec encore Samuel Inkoom
(21 ans), titularisé pour les deux
derniers matches au poste de milieu droit,
l’essuie-glace devant la défense Anthony
Annan (23 ans) et un capitaine encore
+jeune+ pour un défenseur central (John
Mensah, 28 ans), le Ghana peut viser le
dernier carré dans quatre ans.
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Source : El-annabi.com