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Le ministre de la Pêche persiste et signe

Le consulat de France a refusé le visa à deux cadres du ministère

16 décembre 2010
Le consulat de France a refusé le visa à deux cadres du (...)

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Abdallah Khanafou, a répondu, hier, à la déclaration de l’ambassade de France à Alger qui avait réfuté avoir opposé des refus des visas pour deux cadres de son ministère.

Ces deux cadres devaient participer à une réunion qui s’est tenue du 17 au 27 novembre à Paris de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT). « Le consulat français a bel et bien refusé d’accorder des visas à deux de nos cadres. Nous avons introduit, 10 novembre 2010, des demandes de visas. Nous n’avons pas eu de reçus », persiste et signe le ministre de la Pêche qui était, hier, l’invité de la chaîne III de la radio nationale. Et d’ajouter : « Nous n’avons eu ce problème qu’avec le consulat de France. Les autres consulats à l’image de celui de l’Italie ou de l’Espagne ne mettent pas plus de trois jours pour répondre à nos demandes de visas pour les différentes missions que nous effectuons. »

Mardi dernier, l’ambassade de France à Alger avait affirmé dans un communiqué qu’aucun dossier de demande de visa n’a été déposé par les responsables du ministère de la Pêche auprès du consulat français. « En liaison avec le ministère des Affaires étrangères algérien, les autorités diplomatiques et consulaires françaises traitent toujours dans les meilleurs délais les demandes de visas déposées par les membres des délégations officielles algériennes devant se rendre en France », a déclaré la représentation diplomatique française à Alger.

Cela dit, pour M. Khanafou, cela n’a pas vraiment influé le cours des choses. « Les cadres de la représentation diplomatique algérienne établie à Paris étaient présents à cette réunion de l’ICCAT pour remplacer nos deux cadres qui n’ont pas pu être présents », a affirmé le ministre. En tout état de cause, le quota des pêcheurs algériens a été amputé de 418 tonnes. Il a été notamment affecté à l’Egypte, la Libye, la Croatie et le Maroc. Le quota des Algériens est passé de 616 tonnes l’an dernier (un quota qui n’a pas été pêché) à 138 tonnes seulement cette année. « Nous avons formulé un recours sur le PV de la réunion. A ce jour, nous n’avons pas reçu de réponse. Nous avons un délai de six mois », a dit M. Khanafou. Le ministre a estimé que l’ICCAT est contrainte de réduire les quotas car le thon rouge est en voie de disparition. Les ONG font pression pour la limitation des quotas.

Les quotas admissibles de capture à pêcher annuellement sont passés de 29.500 à 12.900 tonnes en trois années. « C’est les libyens qui ont informé l’ICCAT de l’impossibilité pour les Algériens de pêcher leur quota faute de moyens », accuse le ministre. « C’est la fraternité arabe ! », a-t-il ironisé. L’Algérie perd les taxes que les armateurs versent au Trésor public. « Même si nous avions pêché tout le quota des 618 tonnes de thon, cela ne dépasse pas 7 milliards de centimes qui seront engrangés par nos pêcheurs.

Il y a une campagne médiatique qui est menée à des fins que nous ne comprenons pas », a-t-il dit. Le ministre admet l’incapacité des pêcheurs algériens de pêcher tout le quota de thon qui leur est réservé. « Nous n’avons pas les bateaux pour le faire. Même si nous avons eu ce quota, nos pêcheurs risquaient de ne pas le pêcher », explique le ministre. « Nous sommes en train de préparer la campagne. En 2008, nous avons pêché 200 tonnes grâce aux armateurs étrangers. L’ICAT nous a accordé une faveur pour faire participer les étrangers. Mais depuis 2010, nous n’avons plus le droit de faire appel aux étrangers  », révèle M. Khanafou. Et ce dernier de soutenir : « L’Etat avait accordé des subventions allant de 40 à 60% pour l’acquisition de thoniers. Certains ont acheté ces bateaux mais ils n’ont pas acquis les équipements nécessaires pour participer à la campagne de pêche ». « Nous allons demander des comptes à ceux qui ont bénéficié des subventions et qui n’ont pas pêché le thon. Des mesures seront prises et s’il le faut la justice sera saisie. » La menace est on ne peut plus claire. « Sur les 15 thoniers qui constituent la flottille algérienne de la pêche au thon, 11 ont été subventionnés par l’Etat. Cinq propriétaires de thoniers ont été poursuivis en justice. Ils devront restituer les thoniers acquis grâce aux subventions.

Si la justice se prononce en leur faveur, ils seront les bienvenus dans la campagne de pêche du thon », a-t-il affirmé. Interrogé sur la flambée du prix de la sardine, M. Khanafou a répondu que ce poisson à l’instar de tous les produits de la pêche obéit aux lois de l’offre et de la demande. « La demande est trop forte. La production a baissé. Le rendement de la pêche est faible. La ressource se raréfie en Méditerranée  », analyse-t-il. Pour lui, l’avenir de la pêche est dans l’aquaculture. « Des moyens conséquents ont été injectés pour développer cette filière. Des fermes pilotes aquacoles ont été créées. La loi de finances a exonéré en droits de douane et TVA les produits importés pour les besoins de l’aquaculture. L’alevin était importé. Désormais, il est produit localement. Deux écloseries sont implantées en Algérie. Elles devront produire 30 millions d’alevins.

Ceci suffira largement pour ensemencer les plans d’eau et les fermes aquacoles implantés à travers tout le territoire national  », explique-t-il. Enfin, le ministre a confirmé avoir introduit auprès du Premier ministère un dossier pour décrocher la gestion des ports de pêche. Argument de M. Khanafou : « La gestion des ports de pêche par les EGPP est un échec consommé.

Les ports de pêche sont dans un état lamentable. Il n’y a pas mieux que celui qui exploite la ressource pour gérer ces ports. J’ai déjà posé le problème auprès du président de la République qui nous a donné son accord ».

Amine L.

Tags: France Visa Thon rouge Pêche

Source : Le Quotidien d'Oran

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2 commentaires

  • Ce Amine L, a des soucies a se faire pour ces prochains jours !! Affirmer de tel propos, faut avoir des preuves, et pourquoi ne pas avoir scanné les refus, au-lieux de mette une copie de visa de 2004 et qui n’est même pas français.
    Je suis Algérien,et je pense que n’importe quel pays a le droit de sélectionner ses visiteurs. Si nous prenons le cas contraire, c’est à dire les visas qui sont délivrés par nos autorité, Consulats algériens en France, qui délivrent des visas aux fonctionnaires, journalistes, hommes d’affaires, ou autres français, pensez-vous que nous détenons les mêmes chiffres !! Je doute bien fort, je n’ai jamais vu un visa algérien de 2 ans, ou de 90 jours plusieurs sorties, mais plus des refus aux journalistes Fr, des visites de famille ou ils accordent des visas de 15j voire 10 jours et une seule entrée. Sommes nous dans ce cas ? Je n ai pas encore vu des articles de presses, indiquant un refus de visa à un français, sur leurs journaux, trop facile de se faire connaitre. Il faut être juste mon cher Amine L, et ne pas tomber si Bas.

    Répondre à ce message

  • Le consulat d’Algérie a refusé un visa à Jamel Debbouze par bendaoui 19 décembre 2010 21:55

    Pourquoi le consulat d’Algérie a refusé un visa à Jamel Debbouze pour la présentation du film Indigènes à Alger voici quelques années ?

    Répondre à ce message


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