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Des habits source d’allergie, d’eczéma et de gonflement des pieds

Algérie : La contrefaçon chinoise irrite les citoyens

11 décembre 2010
Algérie : La contrefaçon chinoise irrite les citoyens

Le marché algérien connaît actuellement un déferlement des produits de textile en provenance de Chine. Du coup, ces produits chinois sont en train de tuer une industrie locale agonisante et incapable de rivaliser avec une marchandise bon marché.

Des tee-shirts et des pulls à 800 dinars, des vestes à 2 000 dinars, des chaussures à 500 dinars et des pantalons à 1 000 dinars. Dans la plupart des boutiques des rues d’Alger, au bazar du 1er Mai ou celui de Dubayy, dans les différents marchés comme celui d’El-Biar ou de Boumaâti, les vêtements « made in China » ont envahi le marché algérien. Ces produits ont su séduire les petites ménages par leurs prix largement moins chers que ceux des vêtements importés des pays d’Europe. « Je ne peux pas me permettre d’acheter des vêtements de marque vu leurs prix exorbitants, donc je me contente des produits chinois, ils ne sont pas mal, d’autant plus qu’ils sont largement moins chers », nous dit Asma, une étudiante abordée au tunnel de la faculté.

Cette dernière n’est pas la seule à penser ainsi, beaucoup de personnes rencontrées dans les différents marchés de la capitale partagent le même avis qu’elle. Nombre de citoyens déferlent sur les boutiques et les magasins qui ont envahi les rues du centre-ville de la capitale où nous trouvons une profusion d’habillement, créant un engouement au sein de la classe aux ressources moyennes. Cette multitude de commerces a même créé une rude concurrence entre les « Chinois d’Alger ». Des soldes, des remises, tout y est pour séduire le client. « Je viens de m’acheter une chemise à 800 dinars et un jean à 1 200 dinars, j’ai profité car le gérant du magasin est en train de solder ses articles », nous dit Mehdi, un lycéen rencontré dans la rue Hassiba-Ben Bouali. « Les prix sont abordables, au lieu que j’achète par exemple une chemise à 3 000 dinars, j’en achète deux à 1 500 dinars, c’est un vrai bonheur », ajoute- t-il. En revanche, si nous évoquons le problème de la qualité de ces produits « made in China », certains nous diront que ce sont des « vêtements jetables », vu leur qualité.

Les pulls et les T-shirt rétrécissent au premier lavage tandis que les chaussures puent le plastique. « J’achetais beaucoup d’articles chinois auparavant, puis je me suis rendue compte qu’au final cela ne vaut pas le coup, les talons des chaussures doivent être refaits tous les mois ce qui coûte souvent le prix de la chaussure, les semelles se trouent beaucoup. En ce qui concerne les vêtements, la plupart sont en jersey, une matière qui bouloche au premier lavage, ce qui n’est pas très esthétique. Mieux vaut aller chez Printemps, un magasin qui commercialise des produits locaux de très bonne qualité. Les vraies bonnes affaires sont là, et on peut trouver plein de belles choses à moindre coût », nous déclare Nadia, une esthéticienne rencontrée dans une boutique de vêtements située au centre-ville. Sa sœur qui l’accompagnait nous dit : « J’ai remarqué que ce n’est pas du tout évident de porter des chaussures chinoises tous les jours, car elles s’usent rapidement. Je conseille à tous ceux qui les portent de les mettre une ou deux fois par semaine et ils verront qu’elles tiendront sûrement plus longtemps. Ce ne sont pas des chaussures indiquées pour la marche non plus. » En effet, si les prix sont intéressants, la mauvaise qualité des produits a trahi de nombreux citoyens. Plusieurs personnes avouent avoir contracté des maladies allergiques. C’est le cas de Rania, 22 ans, rencontrés à la place du 1er Mai. Elle nous a fait part du problème qu’elle a eu en portant des chaussures chinoises. « Une fois, j’ai acheté une paire de chaussures à 1 500 dinars, que j’ai portées pendant quelques jours.

Ensuite j’ai commencé à avoir des démangeaisons, des sensations de brûlure. Le pied a enflé. J’ai été aux urgences du CHU Mustapha. Le médecin m’a conseillé d’éviter de porter des souliers fabriqués en Chine. » Ainsi, un vendeur de chaussures au centre commercial de Bab Ezzouar indique que certains importateurs ne respectent pas les mesures de qualité et les normes internationales. Certains envoient même des commandes à leurs collègues en Chine pour leur fabriquer des modèles très demandés en Algérie, mais avec des matières contrefaites.

Nesrine Bensemra

Tags: Chine Importation industrie

Source : Le Jeune Independant

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1 commentaire

  • Il faut faire attention sur la qualité des produits que l’on achète… Etant étudiante mon budget ne me permet pas de m’offrir les vêtements et chaussures que je convoite, je me suis rabattu tout simple sur l’occasion. Quelle surprise, j’avais une idée pas franchement bonne sur ce type de magasin vendant de l’occase. Et je me suis retrouvé au milieu de vêtement de marque et créateur à des prix inimaginables, en plus de faire des économies je me fais réellement plaisir. C’est le bon plan à prendre !

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