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Lutte contre le terrorisme au Sahel

Le commandement militaire conjoint ne sera pas élargi

11 décembre 2010

L’élargissement à d’autres pays africains du commandement militaire conjoint des pays du Sahel a constitué le gros des questions des officiers supérieurs de l’Alliance Atlantique (OTAN), en visite en Algérie, dans le cadre de la 117e session du cours principal du collège de Défense de l’Otan à Rome.

M. Dani Benchaâ, directeur général des Affaires politiques et de la sécurité internationale, au ministère des Affaires étrangères, a animé une conférence à l’intention de ces hauts officiers de l’OTAN, qui a porté notamment sur la lutte contre le terrorisme au Sahel. Interrogé sur l’absence de certains pays de la région du commandement militaire conjoint des pays de la région du Sahel, dont le siège est à Tamanrasset, il a affirmé que « la Libye, le Tchad et le Maroc » auxquels les militaires de l’Otan faisaient référence, « n’ont jamais fait une demande officielle d’intégration » à ce commandement.

Aucun des ces pays n’a fait officiellement une demande pour rejoindre ce commandement militaire, a précisé le diplomate algérien. Plusieurs pays membres de l’OTAN avaient insisté, à plusieurs reprises et notamment lors des affaires des otages français capturés par Aqmi au Niger et au Mali, pour que le Maroc intègre cet ensemble militaire régional. « Le Maroc n’a aucune relation géographique avec le Sahel », a affirmé M. Benchaâ, avant de s’interroger : « comment voulez-vous ajouter des pays qui n’ont aucune relation avec le Sahel à ce commandement ? » Au printemps dernier, le ministre délégué aux Affaires africaines avait déjà affirmé, sur cette question, que « le Maroc n’a aucune relation avec le Sahel ». Actuellement, les pays membres de ce commandement militaire conjoint sont l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, alors qu’une réunion, organisée à Alger au mois d’avril dernier, avait regroupé les chefs d’Etat-major de ces pays et ceux de Libye, du Burkina- Faso et du Tchad ; ces trois pays n’ayant fait, entre temps, aucune demande officielle pour rejoindre le commandement basé à Tamanrasset. Quant à la participation du Maroc, sa position géographique l’élimine automatiquement. Quant à la lutte contre le terrorisme au Sahel, M. Benchaâ a souligné qu’il faut lui donner une autonomie et une identité africaines dans son traitement. « Cependant, toute contribution et assistance sont les bienvenues, y compris celles de l’Otan », a-t-il précisé, soulignant qu’il existe un mécanisme de coopération entre les pays du Sahel, qui est à même de permettre une plus grande stabilité dans la région. « La lutte contre le terrorisme ne se limite pas à des moyens sécuritaires mais aussi à travers des moyens économiques », a-t-il estimé, saluant la décision du Conseil de sécurité de l’Onu, concernant la criminalisation du paiement des rançons.

Sur le dossier du Sahara Occidental, il a notamment affirmé devant les officiers de l’OTAN que l’Algérie « a (toujours) demandé pour que la légalité internationale soit respectée ».« C’est pour cette raison que nous continuons à soutenir l’action des Nations unies et celle de M. Christopher Ross, l’envoyé personnel du SG de l’Onu », a-t-il ajouté, avant de relever que « l’action de l’Algérie se limite à une action diplomatique comme d’ailleurs le fait toute la communauté internationale ». « C’est seulement notre appui à un principe cardinal pour qu’il y ait un ordre international et qu’on respecte la légalité internationale », a encore précisé M. Benchaâ. Il a encore affirmé que la « base essentielle qui anime la politique étrangère de l’Algérie est la légalité internationale qui condamne l’usage de la force militaire pour occuper un territoire. C’est un principe cardinal de la politique algérienne depuis son indépendance ». Sur les relations extérieures de l’Algérie, il a indiqué qu’Alger est favorable pour de meilleures relations avec tous les membres de la communauté internationale, dont les Etats- Unis, la Russie et l’UE. « Il n’y a pas intentionnellement de relations privilégiées avec tel ou tel pays ». Sur la lutte contre le terrorisme, M. Benchaâ a indiqué « qu’il est fondamental que la communauté internationale se mobilise contre ce fléau », avant de souligner que « l’Algérie avait combattu seule le terrorisme ». « Il est clair que pour lutter contre le terrorisme, il faut éliminer le vecteur idéologique et faire en sorte de le confiner à une lutte contre la criminalité », a-t-il encore précisé aux officiers de l’OTAN. Par ailleurs, l’Algérie est favorable « au libre accès à la technologie nucléaire civile et est contre toute prolifération de l’armement nucléaire », notamment dans la région, a indiqué le diplomate algérien, selon lequel « il faut reconnaître que l’environnement sécuritaire autour de l’Iran a changé. Il y a des armes nucléaires en Asie, au Pakistan et en Inde mais personne ne parle des ogives nucléaires se trouvant en quantité en Israël ». « Actuellement, je m’inquiète plus de l’arsenal nucléaire israélien », a-t-il encore relevé, mettant en garde contre le caractère dangereux du bellicisme militaire israélien.

Yazid Alilat

Tags: Algérie Sahel Terroriste OTAN

Source : Le Quotidien d'Oran

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