Un refus catégorique a été
exprimé par le syndicat
national des travailleurs de
la formation professionnelle en Algérie
(SNTFP) par rapport aux dernières
augmentations de salaires décidées
pour les fonctionnaires du
secteur. Un refus derrière lequel le
syndicat laisse planer la menace de
grève comme moyen pour demander
de réétudier ce dossier.
Réuni
le 30 novembre dernier pour examiner
le barème des indemnités
appliquées au courant de ce même
mois dans certains établissements
de la formation professionnelle, le
bureau national qualifie ces dernières
révisions de salaires de « déception
portant atteinte à la dignité des
fonctionnaires ». Dans un communiqué
rendu public, le syndicat relève
« la contradiction totale de ces
révisons de salaires par rapport aux
déclarations du ministre à travers
les médias attestant des augmentations
au profit des fonctionnaires
allant de 4.500 à 14.500 DA ».
Selon le président du SNTFP, M.
Djillali Oukil, « le ministre a clairement
parlé d’augmentation allant
de 4.500 à 14.500 DA ; cependant,
nous n’avons pas vu la concrétisation
de ces engagements sur le terrain.
Nous refusons, de ce fait, totalement
ces augmentations et
nous avons soumis la décision d’un
mouvement de protestation à la
base. Elle seule va trancher sur la
question ». Un aperçu sur le tableau
des augmentations par grade de
fonction : pour les professeurs spécialisés
de la 2ème échelle, catégorie
14, échelon 12 et 10, ils ont
bénéficié respectivement de 8.000
et 6.000 DA. Pour les professeurs
spécialisés de la 1ère échelle, catégorie 12, échelon 2 et 10, l’augmentation
est de 1.000 DA pour
les premiers et 6.000 DA pour les
seconds. Le professeur d’enseignement
professionnel, catégorie 10,
échelon 6 a bénéficié de 3.400 DA.
Quant à l’intendant, catégorie 12,
échelon 8, il a eu droit à 4.700 DA.
L’augmentation pour l’adjoint technico-
pédagogique, catégorie 12,
échelon 4 est de 4.500 DA. Le surveillant
général, catégorie 11, échelon
7 a bénéficié de 5.000 DA et
l’adjoint de formation, catégorie 7,
échelon 7, de 2.300 DA. En signe
de rejet de ces augmentations, le
bureau national du SNTFP demande
à tous les fonctionnaires concernés
d’exprimer leur refus en signant
une pétition et de la transmettre au
directeur de l’établissement ou de
l’institut. Une copie doit aussi être
transmise au directeur de wilaya de
la formation professionnelle et au
ministère. En parallèle, d’autre
part, à cette pétition qui circule à
travers tous les établissements, le
bureau national du syndicat demande
au ministère l’application
de sanctions à l’encontre des directeurs
qui n’appliquent pas la nouvelle
grille des salaires avec effet
rétroactif jusqu’au mois de décembre
comme dernier délai. Tout justificatif
sur le retard d’application,
cite le communiqué, est rejeté,
puisque certains établissements de
formation professionnelle ont réglé
la situation au mois d’octobre. Interrogé
sur ces sanctions demandées
par le syndicat, le président
du SNTFP a expliqué que l’augmentation
décidée doit suivre
son cours normal en attendant
que le syndicat décide de l’action
à entreprendre en guise de
protestation contre ces révisions
des salaires.
Mokhtaria Bensaâd
Tags:
Algérie
Syndicat
Salaire
Source : Le Quotidien d'Oran