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ILS ONT PRIS D’ASSAUT LES RUES DE LA CAPITALE

Alger : Gardien de parking, profession imposée !

28 novembre 2010
Alger : Gardien de parking, profession imposée (...)

La quasi-totalité des aires de stationnement ainsi que les rues et ruelles de la capitale sont exploitées aujourd’hui par de jeunes chômeurs. Certains d’entre eux, matraques à la main, n’hésitent pas à imposer leur loi aux automobilistes, les forçant à payer la place. Sinon…

Ces jeunes débrouillards ont prit d’assaut depuis quelques années les rues et les boulevards d’Alger avertissant que cette activité est leur seul gagne pain. Elle leur permet de vivre et de se nourrir. « Je n’autre moyen de gagner un peu d’argent, si un jour je ne suis pas là, plusieurs jeunes se disputeront cet espace », nous a confié Fayçal, un jeune gardien informel activant près de la Place du 1er mai. Les automobilistes, quant à eux, se plaignent de ces jeunes qu’ils traitent parfois de « voyous ». « Trouver un endroit de stationnement est devenu un vrai calvaire pour les automobilistes. Ces jeunes « parkingueurs » viennent à notre rescousse en nous aidant à stationner. Mais ils nous obligent à payer jusqu’à à 50 DA la place », relève un jeune automobiliste, rencontré rue Ahmed Zabana (ex rue Hoche). Un riverain dira à son tour : « il s’agit d’une jeunesse perdue qui essaye tout de même de se rendre utile ».

Cette situation anarchique est malheureusement en train d’empirer chaque jour un peu plus. Mais il faut dire que certains gardiens de parkings deviennent un peu trop gourmands, recourrant parfois à la menace de paisibles citoyens. Ces derniers ne savent plus quelle attitude adopter. « Même si vous ne descendez même pas de votre véhicule, et pour quelque minutes seulement, ces jeunes vous somment de payer. J’ai l’impression de payer pour la location de la voie publique », se plaint un citoyen avant d’ajouter, amère : « partout c’est pareil ; souvent obligés de payer pour avoir la paix ». Cependant, à la vue des policiers, ces jeunes gardiens informels n’hésitent pas à prendre la fuite. « Ils s’empressent de fuir dès qu’ils repèrent, de loin, une voiture de police en laissant derrière eux les voitures sans surveillance. Il n’est pas rare, non plus, de voir ces véhicules se faire mettre un sabot par les forces de l’ordre », nous confie un automobiliste. Et d’enchaîner  : « Parfois les conducteurs sont encouragés à garer en des endroits interdits au stationnement, car ces jeunes leur donnent l’assurance que rien n’arrivera à leurs véhicules ». Tout compte fait, le citoyen est contraint, par lassitude, à payer ces gardiens juste pour avoir la paix, cédant ainsi à leur chantage et à leur humiliation. « C’est quand même injuste de payer des personnes qui ne fournissent aucun effort. Donner 50 DA, ou plus à ces jeunes, à chaque fois que j’ai besoin de m’arrêter, ce n’est pas du tout juste », se plaint encore un quinquagénaire.

Nesrine Bensemra

Tags: Algérie Chômage

Source : Le Jeune Independant

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