Le rapporteur spécial des Nations unies
chargé de la question des violences à
l’égard des femmes avait crédité
l’Algérie d’une bonne appréciation lors de sa
dernière visite, estimant que notre pays a tenu
ses engagements en matière de promotion et
de protection des droits de l’homme, notamment
en ce qui concerne la femme.
Sur la base d’une enquête menée durant
l’année 2002/2003, sur la violence à l’égard
des femmes, l’Algérie a enclenché en 2007
une stratégie globale de lutte contre ce fléau
social aux incidences lourdes sur les différents
aspects de la société. « La stratégie
nationale de lutte contre la violence contre les
femmes et les enfants », qui repose notamment
sur les résultats de ladite enquête nationale
menée par le Centre national de la santé
publique, s’est accompagnée d’une batterie
de mesures en harmonie avec les conventions
internationales auxquelles l’Algérie est partie
prenante.
La célébration de la Journée internationale
pour l’élimination de la violence à l’égard des
femmes intervient cette année au moment où
la femme algérienne enregistre la promulgation
de plusieurs dispositions aussi bien législatives,
sociales, sanitaires que psychologiques
grâce aux centres d’écoute et aux
numéros verts mis en place, découlant de la
volonté de l’Etat de parer à la propagation de
ce phénomène contraire à nos traditions
ancestrales et à notre religion.
Chaque année, le 25 novembre, l’ONU
marque une halte en cette journée pour rappeler
aux différents gouvernements la nécessité
de déployer des efforts supplémentaires pour
protéger la femme et les enfants des abus et
de la violence sous toutes ses formes. Cette
année l’ONU a choisi comme slogan « Tous
unis pour mettre fin à la violence à l’égard des
femmes », qui traduit le souci de l’organisation
de faire en sorte que la prise en charge de
cette frange de la société et l’amélioration de
son bien-être social deviennent une priorité.
Un souci partagé par les pouvoirs publics
dont les politiques et actions d’aide et d’assistance
sociale, les mesures d’écoute, d’accueil
et d’accompagnement, destinées particulièrement
à cette frange de la société,
l’illustrent amplement.
Cette stratégie vise le renforcement des capacités
institutionnelles de la tutelle et celles de
ses partenaires, notamment la société civile,
dans le domaine de la prise en charge.
Plusieurs campagnes de sensibilisation ont
été organisées également à l’échelle nationale
dans le but d’informer les citoyens sur les lois
en vigueur pour prévenir et punir la violence,
en plus de la mise en place de mesures pour
adopter des plans d’action nationaux multisectoriels
dans le but de mettre fin à la violence
à l’égard des femmes.
L’Algérie, de l’avis même des représentants
des organisations internationales, dont Mme
Rashida Manjoo, rapporteur spécial des
Nations unies, chargée de la question des violences
à l’égard des femmes, « a réussi, en peu
d’années, à garantir, pour les filles, l’accès à
l’instruction, puis pour les femmes de larges
possibilités d’assumer des fonctions importantes
dans pratiquement tous les domaines
professionnels ».
Il est à signaler que le rapport final sera présenté
au mois de juin 2011.
S. B.
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Source : Le Jeune Independant