Après les visites effectuées par
Jean-Pierre Chevènement et la
secrétaire d’Etat au Commerce
extérieur, Anne-Marie Idrac, ainsi
que la ministre de la Justice française
Michelle Alliot-Marie à Alger,
jeudi, c’était au tour de la secrétaire
d’Etat Française chargée de la
Politique de la ville, Fadela Amara,
de venir en Algérie, à l’invitation
du ministre de l’Environnement
et de l’Aménagement du territoire,
Cherif Rahmani.
Les représentants des deux gouvernements
ont signé à cette occasion
un protocole d’accord pour une convention-
cadre dans le domaine de
l’aménagement des territoires. Cette
convention permettra la mise en place
des axes de coopération et de partenariat
en matière de développement
des territoires urbains, d’échange
d’expériences, d’expertises en ingénierie
territoriale, de formation, de
montage de projets communs et de
mise en oeuvre de stratégies d’aménagement
et de développement des
territoires en liaison avec la mise en
oeuvre du Schéma national d’aménagement
du territoire (SNAT).
Fadela Amara a insisté lors de son
discours au siège du département de
Cherif Rahmani sur la nécessité de
renforcer les relations entre l’Algérie
et la France. Tout en insistant sur le
fait qu’il y a une histoire commune
entre l’Algérie et la France, histoire
qui est « douloureusement triste », la
ministre française s’est dite persuadée
que les deux pays doivent travailler
ensemble pour aller de l’avant.
Comparant les relations entre l’Algérie
et la France à celles d’« un couple
qui s’aime et se chamaille en même
temps », Fadela Amara a appelé les
deux parties à surmonter les différences
pour se « projeter dans l’avenir
afin de construire des relations sereines
et durables ».
Affichant son attachement à son
pays d’origine où ses parents sont
nés, Fadela Amara s’est dite fière
d’être l’ambassadrice de la coopération
entre les deux pays. Elle est convaincue qu’un « véritable partenariat »
peut servir les deux pays en matière
d’échange d’expériences, d’expertise
et de formation dans le domaine
de la politique de la ville ». Selon la
ministre, « la France a une expérience
de plus de 30 ans en matière de
gestion de la ville qui ne peut qu’être
bénéfique à l’Algérie, bien évidemment
tout en évitant de tomber
dans les mêmes erreurs commises
par la France en la matière », a-t-elle
souligné. Elle a insisté sur le fait que
même la partie française trouvera
sûrement quelque chose à prendre
de l’expérience algérienne en matière
de gestion de la ville.
La secrétaire d’Etat française chargée
de la gestion de la ville dira qu’elle
a eu des discussions depuis plus
d’une année avec Cherif Rahmani
sur le volet de construction des villes
nouvelles en Algérie. Elle précise que
lors de ces discussions, les deux parties
se sont mises d’accord sur la nécessité
d’impliquer le citoyen dans la
politique de gestion de la ville pour
qu’il devienne acteur dans la transformation
de son quartier.
En ce qui concerne la convention,
Fadela Amara a déclaré « nous sommes
en train de peaufiner des initiatives
concrètes, qui consistent à former
des agents algériens à l’expertise
de la politique de la ville ». Elle a
également affirmé qu’une fois les
agents formés « on aidera l’Algérie,
tout en échangeant des expériences
et des informations, pour la création
d’un observatoire de développement
des villes en Algérie, qui permet
d’évaluer les politiques publiques
pour voir l’impact à la fois sur le comportement
de la population qu’au développement
de la ville ». La représentante
de l’Etat français a soutenu
l’idée de créer un observatoire en
Algérie, estimant que cet outil permettra
d’ajuster et de rectifier les politiques
de gestion de la ville.
Fadela Amara a aussi abordé le
renforcement du partenariat notamment
entre les pays et les villes
du pourtour méditerranéen
« auquel Sarkozy attache une grande
importance », a-t-elle conclu.
M. Aziza
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Source : Le Quotidien d'Oran