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Algérie : 7.540 terroristes ont déposé les armes

3 octobre 2010
Algérie : 7.540 terroristes ont déposé les armes

Le président de la cellule d’assistance judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, M. Merouane Azzi, intervenant hier, dans le cadre du Forum d’El Moudjahid,

a indiqué que 7.540 terroristes ont déposé les armes dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, durant les cinq dernières années. Ce chiffre, souligne le même intervenant, englobe les terroristes ayant déposé leurs armes entre septembre 2005 et septembre 2010, les terroristes emprisonnés ayant bénéficié de l’extinction des poursuites judiciaires et un autre nombre de personnes impliquées qui sont revenues de l’étranger. M. Azzi qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence sur « les effets de l’application de la Charte sur la stabilité et le développement du pays » a signalé que parmi ces repentis, existe 81émirs et responsables de groupes terroristes, à leur tête l’ancien émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Hassan Hattab.

Durant cette même période, M Azzi a indiqué que les forces de sécurité ont réussi à abattre 1.290 terroristes « ce qui confirme que la lutte antiterroriste ne s’est jamais arrêtée », dira t-il. Abordant le dossier des disparus, le même responsable a confirmé que 6.420 familles ont été indemnisées soulignant au passage que l’opération se poursuivra pour traiter l’ensemble des dossiers dont le nombre est arrêté à 6.544. Le responsable de la cellule d’assistance judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, a toutefois souligné que 12 familles de disparus « seulement » ont refusé d’être indemnisées dans le cadre des dispositions de la charte. Sur ce point, M Azzi a affirmé « qu’il ne subsiste aucun doute autour du fait que ces familles sont victimes d’ONG et d’instances qui instrumentalisent cette question pour des besoins de surenchère politique.

Nous détenons des preuves concrètes sur l’implication de parties étrangères dans cette affaire », a-t-il déclaré, estimant « qu’il est honteux d’utiliser le drame de ces familles en guise de registre de commerce ». Il a affirmé que « des personnes connues se sont approchées de quelques repentis, leur proposant de réaliser des reportages dans lesquels ils devraient critiquer la charte ». Concernant les enfants nés dans les maquis, le même intervenant a affirmé, à ce sujet, que les chiffres disponibles évoquent 500 cas, dont l’âge varie entre 3 et 15 ans. La cellule a étudié 100 dossiers, dont 37 ont été régularisés.

Le reste des cas, a-t-il dit, sont compliqués du fait du décès du père ou de la mère, avançant toutefois, qu’ils peuvent être régularisés en recourant à l’examen de l’ADN. M. Azzi a d’autre part assuré que le dossier des travailleurs qui ont été licenciés lors de la grève du Syndicat islamiste du travail (SIT, dissous), est « définitivement  » clos, suite à la réintégration ou l’indemnisation de 4.533 travailleurs. Il a indiqué, d’autre part, que 9.500 familles victimes du terrorisme ont été indemnisées, portant ainsi le nombre de cas traités dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, de 27.700 à 28.000 victimes de la tragédie nationale, durant les cinq dernières années. M. Azzi a soulevé, par ailleurs, des cas qui n’ont pas été prévus dans la charte dont, entre autres, les personnes ayant séjourné en prison, pendant une durée allant de 6 mois à 5 ans, et qui ont été innocentées par la justice, les 80 requêtes de familles de terroristes disparus et les exinternés du Sud.

Il a affirmé, à ce sujet, que la cellule a reçu 300 dossiers relevant de ces catégories, dont 68 ex-prisonniers ayant été innocentés par la justice. Il a indiqué, sur un autre registre, que les dossiers des membres des Groupe de légitime défense (GLD), de la Garde communale, des biens matériels des personnes ayant été touchées par le terrorisme, ainsi que les pensions des familles victimes du terrorisme, « trouveront une issue dans un proche avenir » et qu’ils sont entre les mains du gouvernement. Le responsable de la cellule d’assistance judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a émis le voeu de voir d’autres cas traités, citant, à ce propos, les cas des appelés du Service national qui ont été rappelés dans le cadre de la lutte antiterroriste, le règlement définitif des cas où il subsiste encore des mandats d’arrêt et le prolongement des délais d’application de la charte.

Tags: Algérie Terroriste

Source : Le Quotidien d'Oran

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