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Veille de l’Aïd : Fin de la faim de ramadhan

7 septembre 2010
Veille de l'Aïd : Fin de la faim de ramadhan

L’Aïd s’annonce. Ramadhan se termine. Si les journées ont été longues et caniculaires, les soirées ont été emplies de couleurs. C’est le contraste de ramadhan : nous craignons ses contraintes et nous sublimons ses joies… une fois qu’il se termine.

Jeudi ou vendredi, peu importe, à tous les oppressés du ramadhan c’est la délivrance de l’endurance des longues journées de soif et de faim. Les mines fatiguées et patibulaires des plus éprouvés nous apparaîtront souriantes et détendues… espéronsle.

Pas seulement en rue, mais aux guichets des administrations, surtout ceux de l’état civil, des chèques postaux, des banques ; face aux étals des marchands de légumes et surtout la viande indienne ne sera plus sujet à conversation philosophique et théologique, espérons-le. Les automobilistes verront mieux la route, liront les panneaux de circulation, respecteront scrupuleusement le code de la route et les priorités et les accidents baisseront drastiquement. Les agents de police de circulation seront plus des agents d’accueil, de conseils et d’orientation que des vigiles de la répression, des colleurs d’amendes salées et de P.-V., se transformant parfois en gardiens de la foi et inquisiteurs bêtes et méchants, espéronsle.

Que d’espoirs donc et de joie de vivre dès ce week-end ! Les papas se feront un plaisir à dépenser leurs dernières économies (ou crédits) pour satisfaire au bonheur de leurs enfants qui fêtent leur fête : L’AÏD ESSEGHIR. Et même si la rentrée scolaire rappellera à tant de papas et de mamans aussi, la seconde onde de choc qui frappera la maigreur de leurs porte-monnaies, la fête de cette fin de ramadhan ne sera pas pour autant gâchée. Le petit café du matin, accompagné de la première cigarette pour les accros feront oublier, le temps de la fête, toutes les misères quotidiennes en perspective, les crédits accumulés par les plus humbles d’entre-nous durant ce mois « sacré de charité, de solidarité et de partage  ». Nos compatriotes immigrés programment déjà leurs prochaines grandes vacances d’été. Le prochain ramadhan, selon les calculs « astronomiques », débutera le 1er août 2011.

Vive le mois de juillet au bled ! Ce ne sera pas comme ramadhan de cette année, arrivé dans l’intervalle des vacances, privant les uns d’un séjour au bled pour des raisons professionnelles et poussant les autres à jongler avec les dates de congés des enfants, ceux des parents (plus courts), ceux des jeunes, plus compliqués parce que nombre d’entre eux occupent des « jobs étudiants » en été pour pouvoir payer les droits d’entrée à l’université qui se montent, chaque année, à plus de 1.000 euros. Hé oui, les études supérieures ça se paie chèrement en Europe. L’année prochaine se sera plus simple : job en juillet (quand c’est possible) et vacances en août. Ou l’inverse. Peu importe, l’essentiel est de disposer d’un mois entier, du 1er au 30e jour, pour les vacances. Pourtant, passé les premiers jours qui suivent ramadhan, que ce soit au bled ou ailleurs, une sorte de lassitude reprend le dessus face à la platitude des jours et des nuits. Et l’on commence à regretter les soirées animées des villes et villages, les veillées en famille ou entre amis, les soirées musicales et surtout cette atmosphère empreinte de tranquillité, de piété et d’empathie qui envahit les âmes après… la rupture du jeûne. Les souvenirs défilent et les anecdotes sur le comportement « inhabituel  » de beaucoup d’entre nous durant ces longues journées caniculaires et de privations, reviennent égayer les discussions. Ramadhan a cette particularité de fixer la vie, de nous faire sortir du temps « T » et de l’espace « E » du cosmos lorsqu’il arrive, et de nous éblouir de ses souvenirs dès qu’il nous quitte. Dans les deux cas, nous frémissons : à son commencement et à sa fin. Quant à l’autre faim, celle qui accompagne ramadhan, faut nous rappeler qu’elle est permanente et douloureuse pour bien d’enfants et de parents de par le monde. Y compris tout près de chacun de nous. Il suffit de bien regarder autour de soi. Bonne fête à tous quand même !

Tags: Algérie Ramadhan Aïd El-fitr

Source : Le Quotidien d'Oran

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