…J’ai un rendez-vous assez important avec un juge assez puissant
…C’est qui… C’est le bon Dieu à qui j’ai des questions
à poser … Tu n’as pas peur de Dieu …
Non, car il sait (connaît) mes intentions et ma façon d’être.
Et comment tu vas rencontrer le Dieu. C’est simple.
C’est de prendre le chemin le plus logique ……
Ces mots appartiennent à
L’Algérienne Hassiba Beblachir
morte dans une prison
de L’Illinois un 17 Mars de l’année
2005. Complètement démunie et affaiblie,
cette femme aurait subi depuis
son internement a Manchester
(UK) puis à Chicago (USA) une
brutalité psychologique des plus
atroces. 5 années après le drame et
après une poursuite intentée par son
père contre le gouvernement des
Etats Unis, en septembre 2008, rien
ne prouve qu’un verdict d’une quelconque
consistance pourrait être
prononcé pour rendre justice à la
disparue et a sa famille. En vérité la
partie plaignante aura à supporter
tout le fardeau de la preuve pour
arriver à condamner le Sheriff du
Compté de Mc Henry (Chicago),
le Directeur de la Prison mais surtout
Les représentants de l’Immigration
and Customs Enforcement légalement
responsables car Mme
Belbachir était sous leur garde.
D’ailleurs il n’y a aucune information
sur un dossier se trouvant toujours
au niveau du tribunal fédéral
de Rockford depuis deux ans, comme
si les avocats de la partie gouvernementale
cherchaient à conclure
une entente hors-cour. Initialement
prévue au niveau du tribunal
de Mc Henry la ou Hassiba trouva
la mort , l’affaire fut transférée pour
être traitée plus loin. La juge avait
décidé de répondre favorablement
a la requête des avocats du gouvernement
lesquels auraient évoqué
l’influence que pourrait avoir une
concentration communautaire, sur
la décision du jury.
Ce transfert n’a pas pu se passer
de beaucoup de commentaires malgré
que Ces requêtes sont fréquentes
au niveau des tribunaux et rien
n’empêche a ce que le jury de Rockford
prenne une décision équitable
car la tradition de s’en tenir a la
preuve est trop ancrée pour qu’on
puisse déroger a la règle et devenir
contre la défunte Hassiba car, tout
simplement , elle venait d’Algérie.
Que dire alors lorsqu’il s agit d’un
Etat libéral (comme L’Illinois ) décrit
dans le terme de (Progressive
State). Ainsi, il demeure indispensable
de bien mentionner qu’il n’est
pas journalistiquement logique de
lier le statut de musulmane ou arabe
a tout ce qu’avait vécu cette
dame née le 24 Aout 1977 a Oran,
car ce n’est pas le cas, même si quelques
associations moyen-orientales
du grand Chicago profitaient du
drame pour créer une littérature devenue
assez connue aux USA.
L’Argument d’ailleurs est très simple :
Depuis octobre 2003 juste
après la création de l’ICE (Immigration
and Customs Enforcement) une
police pour traquer les immigrants
illégaux et dépendants du ministère
de la Sécurité intérieure (Homeland
Security Department) le nombre de
morts suspectes est monté en flèche.
Les statistiques livrées par The National
Immigrant Justice Centre indiquent
que depuis octobre 2003
jusqu’au 27 juillet 2010 on a pu
enregistrer 114 décès parmi une
population carcérale (immigrante)
de 33000 personnes en attente de
jugement (variation annuelle). 4500
d’entre d’elles souffrent de maladies mentales. Au moment ou Obama
donnait cette dernière semaine des
leçons aux « dictateurs africains », Le
centre de détention de Pearsall a
Saint Antonio (Texas) traite les immigrants
détenus comme des rats et
les Etats du Texas et de Arizona deviennent
les zones de prédilections
en matière de dépression et de suicide
d’ immigrants.
Dans le centre Elizabeth de New
Jersey, pas loin de New York,
l’image serait terrifiante si on se réfère
aux graves propos tenus par
Ann Schofield Baker l’avocate
qui a obtenu la libération d’Amina Mudey une somalienne
arrivant illégalement a New
York en avril 2007 et qui fut
emprisonnée par l’ICE dans le
centre de New Jersy. Anne disait ,
Lorsque je l’ai vue marcher (Amina),
une image de L’holocauste
m’est venue a l’esprit. J’étais choquée
de voir comment on traite les
humains sur notre sol (Information
rapportée par le Washington Post).
Mais pour revenir à tous ces décès
d’immigrants imputables sur le
compte de la négligence criminelle,
une répartition par nationalité livrée
par The National Immigrant Justice
Center démontre que les sud-américains
demeurent la frange la plus
affectée par ce traitement inhumain.
On a donc 32 cubains, 21 mexicains,
9 guatémaltèques, 5 Salvadoriens
(1 femme), 5 Honduriens, 3
Haïtiens, 3 Jamaïcains, 2 Colombiens,
2 Coréens, 2 dominicains, 2
Guinéens (1 femme), 1 libérien
(femme), 1 Polonais, 1 Ethiopien, 1
Tchèque (femme),1 Allemand, 1
Afghan, ,1 Irakien, 1 Algérien (femme),
1 Ghanéen , 1 Brésilien , 1
Philippin, 1 Chinois, , 1 Vietnamien
(femme), 1 Argentin, 1 Fidjien, 1
Camerounais, 1 Indien, 1 Barbadien(
femme), 1 Pakistanais, 1
Equatorien (femme), 1 Sri Lankais.,
1 Nigérian , 1 Panaméen.
Tenez vous bien dans tous
ce monde, le cas Hassiba Belbachir
fut le mieux défendu et
le plus médiatisé‘.
UN PASSEPORT
POUR UN
DESTIN FATAL
Alors qu’elle se trouvait en Espagne
ou elle avait déposé’
une demande de Statut de
refugiée au sens de la convention
de Genève, Hassiba Belbachir qui
parle parfaitement l’espagnole décide
de partir aux Etats Unis. Les
déclarations de Cherise Miles responsable
au niveau de L’US customs
et Protection Border ne donnent
aucune indication sur la ville Espagnole
ou Hassiba Belbachir se trouvait
en Novembre 2004. On est tente’
de croire avec assez de ressemblance
qu’il s’agissait de Barcelone
et c’est de cette ville que le malheur
avait bel et bien commence’. Les
journalistes Dana Priest et Amy
Goldstein qui ont travaille’ sur le cas
Hassiba et qui étaient les premiers
à lancer les attaques contre l’ICE, rapportent dans les colonnes du
Washington Post , les propos tenue
par l’assistante sociale de la Prison
de Mc Henry celle qui était en contact
direct avec Hassiba. Selon ces
déclarations Hassiba est venue rejoindre
un mari qui vivait à Chicago.
Le trajet à prendre donc pour
rejoindre Chicago serait un transit
par la grande Bretagne car il se trouve
que le billet d’avion était le moins
couteux. Or Hassiba n’avait pas de
visa de transit pour la Grande Bretagne
ni de visa de séjour pour les
Etats Unis. C’est a ce moment la que
deux personnes proposèrent a la
dame un faux passeport Français
document qui lui permettra d’atterrir
a l’aéroport O’hare de Chicago
le 22 Novembre 2004 . En se présentant
devant l’officier de
L,immigration( équivaut a la PAF),
Hassiba ne savait pas que le document
qu’elle avait nécessite un visa.
Sympathique , l’agent de L’immigration(
Équivaut a la PAF ) lui octroya
sur place un visa de 90 jours expirant
le 22 Février 2005 . Elle avait
d’ailleurs quitte’ les États Unis a
destination de Manchester (UK)le 27
Fevrier 2005 soit cinq jours après
l’expiration de son Visa . Belbachir
Hassiba était concernée par un Visa
d”entrée comme sa Soeur qui partit
a Chicago pour identifier le corps.
Même si on est détendeur de passeport
Français( en 2005), le gouvernement
américain avait exigé des
pays avec lesquels il entretient une
exemption de Visa, la ré-confection
dans un délais de deux années , de
passeports sécuritaires a lecture
Optique ( Delphine). On appelle cela
Waiver Program. La France comme
d’autres pays, est concernée par
cette mesure ayant déjà commence’
le 26 Octobre 2004 date a partir
de laquelle les passeports Français
ancien modèle seront soumis a un
Visa Obligatoire.
HASSIBA
AU PAYS DE LA POLICE
Le papier sur lequel Hassiba
avait écrit quelques mots
avant sa mort prouve la véracité
des faits. Il est nécessaire bien
rappeler que Belbachir n’est pas la
seule à avoir utilise’ cette méthode
pour arriver aux Etats Unis.
C’est une pratique devenue internationale,
mais de moindre intensité’
aujourd’hui. Pour éviter toute
condamnation après une telle entorse
a la loi, il fallait seulement prouver
devant un juge que les intentions
dans l’utilisation d’un
faux document n’étaient pas
criminelles surtout lors d’une demande
de statut de refugie’.
Reste a souligner que Hassiba ne
savait pas qu’elle visitait la ville
de Donald Rumsfeld et du Patriot
Act d’après le 11 septembre, ville
des plus surveillées par le service de
renseignement a ‘instar de New York
, , Detroit et Los Angeles et ce vu la
concentration de communautés
moyen-orientales. Justement durant
son séjour a Chicago, Elle a pu trouver un travail dans une boite informatique
gérée par Un ressortissant
du moyen-orient (? !), boite ou il y
avait beaucoup de va et vient et
dont les indications prouvent qu’elle
( la boite ) était constamment mise
surveillance .Un petit retour en arrière
permet d’affirmer qu’ En 2004,
la presse américaine n’avait pas cesse’
de tirer la sonnette d’alarme au
sujet d’une possible attaque informatique
, le tout enrobe‘, dans la
formule de cyber-terrorisme. Mais
Hassiba ne pouvait rester a Chicago
car d’après l’assistante sociale,
elle découvrit que le mari en question,
avait une autre femme( source
le Chicago Tribune). Elle prit donc
l’avion pour retourner en Espagne
afin de suivre l’évolution de sa demande.
Le voyage se faisait donc
Via Manchester en Grande Bretagne
ou elle atterrit le matin du 28
Fevrier 2005. Ne savant pas ce qui
lui arrive lorsqu’elle fut encerclée par
la police Anglaise qui l’avait soumise
a une véritable agression psychologique.
Son téléphone portable qui
ne contient aucun numéro , son micro-
ordinateur , son passage au niveau
de la boite informatique du
Chicago une note du FBI étaient
suffisants pour L’emprisonner . Les
choses se sont envenimées quand
les officiers Anglais découvrirent que
le passeport utilise’ par Hassiba était
concerne” par un message sécuritaire
émanant des Autorités françaises.
Apres huit jours de détention,
les Anglais plus zélés que les américains
décident de la mettre dans un
avion pour atterrir de nouveau à
Chicago le 8 Mars 2005 . Ici ,
D’autres brutalités psychologiques surtout
de l’ICE et de La JTTF (Joint Terrorism
Task Force) l’attendirent. Seul reflexe
de dernier moment lui vint a l’esprit
: Demander le statut de refugiée au
sens de la convention de Genève
afin de passer cette dure épreuve et
faire comme tout le monde. En tout
compte fait , beaucoup de gens arrivent
comme Belbachir Hassiba
aux Etats Unis et au Canada et peuvent
régulariser leur situation . Pourquoi
pas elle ?. Mais Le destin a voulu
autrement.
UNE RADINERIE
DANS UNE AMERIQUE
GENEREUSE
Les Etats Unis sont le berceau
de la civilisation de la Police
et les leaders d’une certaine
pédagogie institutionnelle policière
tout a fait particulière qu’on trouve
aussi au Canada.C’est dire que la
corrélation Police-Capital est si frappante
que la déduction devient simple :
Beaucoup d’argent donc beaucoup
de policiers donnant naissance
a une véritable industrie de corps
et de corporations, car, somme toute
logique , la sante’ de l’économie va
aussi avec la sante’ de la police.
Bien qu’on omet de l’avouer la
police demeure le lobby le plus puissant
aux Etats Unis, même si on se
targue de donner la première place
a l’association des retraites américains
(American association of retired persons) avec un réservoir électif
de 39 millions de membres. La
plus en vue des organisations policières
est la NAPO ( National association
of Police Organizations ) Une
confédération nationale ayant pignon
sur rue a Washington et représentant
toutes sortes de ligues policières.
Mais la plus redoutable reste
la NSA (National Sheriff’s Association)
qui défend les 3722 Sheriffs
élus. Avec seulement 26000 membres
( 2009) la NSA reste une corporation
très riche. Un argent fou
circule. La culture sécuritaire des
américains en est la cause et la police
est le deuxième culte apres la
consommation dit-on. Individus et
entreprises font régulièrement des
dons et les statistiques indiquent que
grâce a sa richesse 91 % des procès
intente’s contre ses membres n’aboutissent
pas.. Pour le cas des immigrants
illégaux rares sont les policiers ou les
Sheriffs qui ont répondu de leurs actes
puisque pour supporter ces représentants
de la loi, une armée d’avocats
paye’s par l’association et par
les collectivités territoriales est toujours
prête a intervenir. Mais ces situations
lacunaires ne peuvent occulter
une autre vérité imparable.
La police américaine (tous les
corps) est mise constamment
sous pression et c’est pour cela
qu’elle dépense beaucoup dans les
cours d’éthique et déontologie. Ceci
dit encore qu’il demeure hors propos
de donner ici une leçon aux
américains en matière de sécurité,
ceux la ont démontre’ qu’ils sont capables
de reflexes de droit ou de ripostes
démocratiques. Michael
Moore le cinéaste anti-Bush disait
d’ailleurs que les Etats Unis se trouvent
a gauche. C’est bien et C’était
probablement vrai lors de la celebration
du 30ieme anniversaire du
Refugee Protection Act, ou le senateur
Partick Leahy du Vermont a pris
une initiative courageuse pour reformer
une loi obsolete qui date de 1980 .
Accule’ par les organisations de defense
des refugie’s Le senateur de L’Etat
de L,Illinois Richard Durban (dont depend
la ville de Chicago) n’avait d’autre
choix que se proposer en Co- initiateur
de la demarche de Leahy. Au cours des
audiences du comite des affaires juridiques
du senat Un expose’ fut presente’
par le directeur du The National Immigrant
Justice Center sur le cas Hassiba
Belbachir. Des intervenants avaient
pointe’ du doigt l’IHSA Immigration
health services agency un organisme
dependant de l’ICE et qui s’occupe de
la sante’ des immigrants détenus.
30 organisations accusent directement
l’IHSA de negligeance criminelle
avec sa politique de previligier l’economie
de Factures au detriment des vies
humaines. Hassiba Belbachir qui souffrait
de graves dépressions n’avait
meme pas le droit elementaire d’etre
transferee vers un Hôpital.
En tout cas, au moment ou nous
rédigeons cet article L’ICIRR (Illinois
coalition for immigrant and refugee
Rights) vient de marquer un point
contre la prison de McHenry en
matiere des droits religieux. Pretres
comme Imams ou autre representants
de confession, peuvent
vister les détenus en attente de proces
afin de leur fournir le support
moral et spirituel neccessaire.
Voila un exemple d’une Amerique
qui s’humanise.
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Hassiba Belbachir
Source : Le Quotidien d'Oran