Un nouveau drame de
l’immigration clandestine
vient d’être enregistré
dans le Sahara algérien. Une
douzaine de ressortissants africains,
candidats à l’émigration
clandestine en Europe, sont
morts de soif dans le désert algérien,
a annoncé hier l’AFP qui
cite deux survivants qui ont pu
regagner le nord du Mali. « Nous
avons quitté la ville (malienne)
de Kidal. Nous sommes rentrés
par notre propre voie (illégalement)
en Algérie. Entre la frontière
algérienne et la ville de Tamanrasset,
le camion est tombé
en panne », a raconté à l’agence
française « Ahmed », un chauffeurtransporteur
de clandestins, très
connu dans le milieu entre le Mali
et l’Algérie. « L’eau était terminée.
La nourriture aussi. Douze personnes
sont mortes. Seul moi et
un passager avons pu survivre »,
a-t-il poursuivi. De son côté,
l’autre survivant, le passager,
Etienne, un ancien étudiant qui
tentait sa « chance » pour aller en
Europe, a précisé que les personnes
décédées étaient « trois Camerounais,
trois Maliens, deux
Ivoiriens, deux Sénégalais, un
Gambien et un Guinéen ».
Le trajet entre le nord du Mali
et l’Algérie est l’une des routes
fréquemment empruntées par les
candidats à l’émigration clandes tine vers l’Europe. Il y a une semaine
deux personnes, égarées
dans le désert, avaient été retrouvées,
mortes de soif, dans une
zone proche de Ouargla. Selon
la direction de la protection civile
de la wilaya, les deux victimes,
quinquagénaires, ont été retrouvées
dans des zones désertiques
relevant du territoire de la commune
de Rouissat. Les corps des
victimes, mortes de soif et de déshydratation,
avaient été déposés
à la morgue de l’hôpital « Mohamed
Boudiaf » de Ouargla.
Une enquête avait été ouverte
par les services compétents pour
déterminer les circonstances de
cette mort tragique.
Il y a lieu de signaler que la direction
régionale des Douanes
d’Illizi a indiqué dernièrement
que pas moins de 170 éléments
de contrôle douanier, dont 30 officiers,
renforceront cette année
les brigades mobiles des circonscriptions
d’Illizi, Djanet et In-
Amenas. Ce nouveau dispositif
rentre dans le cadre d’un déploiement
des effectifs, programmé
par la direction générale des
Douanes en 2010, pour les services
des Douanes du Grand
Sud, dans le but de « mieux maîtriser
les introductions frauduleuses
de tous genres, contrebande,
immigration clandestine, stupéfiants
et autres trafics de véhicules
», avait affirmé le directeur régional
des Douanes de Illizi.
Tags:
Algérie
Immigration
Sahara
Source : Le Quotidien d'Oran