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Algérie : La viande indienne sans complexe

15 août 2010

La Société publique de transformation et de conditionnement des viandes (Sotracov) a réceptionné hier 1000 tonnes de viande bovine congelée, désossée en provenance de l’Inde.

Le jour même, le groupe So tracov a entamé la distribution de ce produit à travers ses unités de vente installées dans les différentes wilayas du pays, notamment dans les grandes villes. Une visite au point de vente de Saïd Hamdine à Alger, l’un des 7 points qui existent au centre du pays et qui appartiennent au groupe Sotracov, nous a permis de constater une affluence moyenne des citoyens sur la viande indienne. Il est vrai, qu’il n’y a pas un grand engouement au 1er jour de la commercialisation de la viande indienne au niveau de ce point de vente, mais on peut aisément remarquer qu’il y a plus d’affluence qu’au niveau de la boucherie privée qui se trouve à quelques mètres seulement.

Interrogé sur son choix de venir s’approvisionner auprès du point de vente de Sotracov et non le boucher d’à côté, un sexagénaire répond : « Sincèrement, c’est le prix qui m’a attiré, mes moyens financiers ne me permettent pas d’acheter de la viande ordinaire ». Quant aux appréhensions sur la qualité, il précise : « On va l’essayer et on verra ». A noter que les prix sont affichés à l’entrée du point de vente en question. Le kilogramme est cédé à 410 DA pour le tout-venant et 560 DA le kilo pour les parties nobles. Sur place, nous avons rencontré la représentante commerciale et celui du service hygiène qui travaillent pour le compte du groupe Sotracov. Ils étaient tous les deux en tournée à travers les points de vente de leur entreprise. La représentante commerciale de Sotracov Mansouri Razika s’est dit satisfaite de l’affluence des consommateurs qui était plus importante dans la matinée. Elle précise qu’aujourd’hui le consommateur a pris un échantillon, il jugera de luimême la qualité de la viande. « Je suis sûre qu’il y aura un véritable engouement d’ici deux à trois jours », dit-elle rassurée. Et pour convaincre, la chargée commerciale dira que la viande n’a pu être commercialisée qu’après avoir obtenu un certificat de conformité de la part de l’institut pasteur et après un contrôle rigoureux. Le chargé d’hygiène, M. Aïssa Aït Habib, était sur place en train de superviser le boucher et son coéquipier chargé de la vente.

Aït Habib a souligné que le boucher ne doit pas commercialiser la viande avant de nettoyer à l’aide d’un désinfectant alcoolisé les lieux et le matériel. Et de préciser : « On vérifie lors de notre contrôle si le boucher et l’aide boucher portent leur blouse blanche et des gants. Dans le cas contraire, ils ne pourront pas obtenir un certificat d’aptitude  », a-t-il conclu.

Pour sa part, le président du directoire du groupe, Djahid Zefizef, nous dira que d’autres quantités de viande indienne devront être réceptionnées dans deux ou trois jours. « Nous allons réceptionner encore 1000 tonnes pour les écouler sur le marché », a-t-il déclaré avant d’ajouter que son groupe ne cesse d’enregistrer des manifestations d’intérêt de la part de grossistes et des détaillants privés à travers le pays. « On essaye au fur et à mesure de satisfaire la demande à partir de notre entrepôt de Chéraga, ici à Alger notamment, pour écouler notre marchandise à travers le centre du pays ». En ce qui concerne la qualité, le PDG du groupe Sotracov s’est montré rassurant : « La viande indienne est conforme aux normes nationales et internationales, nous avons obtenu un certificat de conformité de l’institut pasteur d’Algérie, elle est bonne à la consommation et cédée à un coût raisonnable  », a-t-il répété.

Enfin, le chargé de la communication du ministère de l’Agriculture Djamel Berchiche a tenu à souligner que les autorités algériennes effectuent trois types de contrôle sur la marchandise au poste frontière. Il cite un premier contrôle dit documentaire pour s’assurer des documents sanitaires de la marchandise ainsi que le bulletin d’analyse ; ensuite, un contrôle physique de la marchandise qui se fait par le vétérinaire qui procède au contrôle systématique de la viande ; pour enfin effectuer le prélèvement d’un échantillon en vue d’analyse par l’institut national de médecine vétérinaire, qui délivrera par la suite un certificat de mise à la consommation de la viande importée.

CURIOSITÉ À ORAN

A son premier jour d’apparition sur les étals des quatre points de vente de l’Office régional des viandes rouges, ORVO, essaimés à travers la ville d’Oran, la viande importée de l’Inde par la société Sotracov, conformément à un programme gouvernemental, semble susciter beaucoup plus la curiosité du goût du consommateur. Une ménagère, qui s’apprêtait à être servie au niveau du point de vente de Delmonte a affirmé « qu’elle ignorait l’origine de la viande proposée à la vente ».

Fixée au prix de 410 dinars le kilogramme, cette viande bovine, de buffle plus précisément, commercialisée depuis hier, serait riche en minéraux et répond parfaitement à toutes les normes internationales en matière d’importation, selon M. Aïssaoui, directeur d’unité général. Cet ingénieur en technologie de transformation des viandes de formation a été chargé par le gouvernement, à l’instar d’autres contrôleurs agréés, de superviser l’hygiène prévalant dans les abattoirs d’où devait s’effectuer l’exportation de cette viande. « Les lieux, situés dans l’Etat de Maharesca à environ 450 km de Bombay, sont dotés de toutes les commodités exigées dans cette activité  », a-t-il fait remarquer lors d’une conférence de presse improvisée hier au niveau de l’administration de l’ORVO sise dans le quartier de Delmonte. Lors de cette rencontre, M.Dekkiouk, directeur général dudit office, a encore indiqué que 700 tonnes de viande importée de l’Inde, destinées à être dispatchées entre les principales villes de l’Ouest, ont été réceptionnées au niveau du port d’Oran. « D’autres arrivages sont prévus au cours du mois de ramadhan. Cette viande ne connaîtra pas de rupture durant le carême  », a-t-il confié. Les conférenciers ont affirmé aussi que cette viande a été soumise à un contrôle et à des analyses avant sa mise en vente.

100 tonnes de viande représentant le quota d’Oran seront distribuées en fonction de la demande par les différents points de vente. Des boucheries conventionnées avec l’Office seront également destinatrices d’un quota chacune. Il importe de rappeler dans ce contexte qu’une quantité de 4.000 tonnes de viande bovine a été importée de l’Inde au début du mois de ramadhan.

Tags: Ramadhan Viande Consommation Inde

Source : Le Quotidien d'Oran

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