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J’avais 17 ans

Mort de Mohamed Boudiaf, souvenir d’un jour pas comme les autres

29 juin 2012
Mort de Mohamed Boudiaf, souvenir d'un jour pas comme (...)

Il y a 20 ans déjà, que le temps passe vite. En 1992 j’étais un lycéen de 17 ans à Annaba, l’été était là, et comme toutes les saisons estivales, je vendais des cigarettes à l’unité sur une « Nasba doukhane ».

Au milieu de ces années noires, Annaba était considéré comme un havre de paix, le terrorisme y été absent, je me rappelle qu’on l’appelé « Annaba, la Suisse ».
Le jour de l’assassinat de Boudiaf, le 29 juin, je vendais comme tous les jours mes cigarettes aux passants et aux vacanciers, abrité du soleil sous l’ombre d’un olivier, rien ne présagé que cette journée marquerait l’histoire.

En fin de matinée, vers 11h30 un de mes voisins, Lokhmane , passe et d’un air inquiet, le pas pressant, il me lance, « on a tiré sur Boudiaf, si j’étais toi je ne resterais pas là »
« Comment ? Ou ça »
« J’étais près de la maison de la culture, c’est la panique, prends ta « Nasba », la police ne vas pas tardée »

J’habitais à moins de deux kilomètre du Palais de la culture, là ou Mohamed Boudiaf donnait son dernier discoure, et ce voisin était le premier signe d’inquiétude que je voyais, après lui un mouvement sourd des habitant et des voitures qui remontés du centre-ville vers Saint-Cloud se faisait ressentir. Le gens étaient pressés de rentrer chez eux.

J’ai un vague souvenir d’hélicoptères qui survolaient la ville, et les sirènes de la police qui se faisaient entendre de loin. Petit à petit la circulation s’arrêta, j’ai pris ma marchandise et je suis monté chez moi, pour éviter que je me la fasse saisir.
A la maison la nouvelle était déjà sur toutes les lèvres, mon grand frère généralement bien informé, explique que Boudiaf est mort, et que deux hommes lui ont titré dessus. Je me rappelle plus si la nouvelle de sa mort fut confirmée par le journal télévisé de 13h ou celui de 20h, même si 20h me semble plus plausible.

Mon père alors lança d’un air dépité, « Ils ont réussie à l’avoir, ils ont réussie à l’avoir, il était trop intègre pour rester au pouvoir, il l’on eux ces salos »
Est-ce qu’il parlait des terroristes ? De l’armée ? Je ne l’ai jamais su, les seules choses dont j’étais conscient, c’est que l’Algérie et la jeunesse n’allaient pas sortir de ces années indemnes

Tags: Annaba Assassinat Mohamed Boudiaf

Source : El-annabi.com

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