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Collectivités locales

La grève du SNAPAP peu suivie

20 septembre 2011
La grève du SNAPAP peu suivie

Au premier jour de la grève des agents des collectivités locales, le taux de suivi annoncé est d’environ 80% au niveau national.

Selon Ali Yahia, porte-parole de la Fédération nationale du personnel des communes, affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), le taux de suivi de la première journée varie selon l’implantation du syndicat. « Dans certaines wilayas, connues pour être nos fiefs habituels de notre syndicat, comme Tizi-Ouzou, El Oued, Sétif, Bordj Bouarreridj, et Sidi Belabbès, le débrayage a atteint 100%. Mais en moyenne, et d’après les rapports qu’on a reçus de l’ensemble des wilayas du pays, nous estimons le taux de suivi à environ 80% », affirme M. Ali Yahia.

Comme lors des précédents débrayages, des « pressions et des intimidations de la part des pouvoirs publics » ont été exercées pour dissuader les travailleurs du secteur de respecter le mot d’ordre de grève. « Nos adhérents ont subi des intimidations de la part des secrétaires généraux des communes et des présidents d’APC, faisant craindre aux travailleurs la perte de leurs postes », ajoute notre interlocuteur. Et pour « casser ce mouvement », les autorités ont eu recours aux « personnels du pré-emploi pour tenter d’effacer les effets de la grève ».

Autre moyen de dissuasion, « la diffusion d’un communiqué du ministère de l’Intérieur à travers les communes, dans lequel il est dit que les statuts et le régime indemnitaire sont finalisés et en attente de signature ». « Si c’était le cas, on se demande pourquoi ils n’ont pas été signés », constate M. Ali Yahia. A noter aussi, que c’est justement à la suite au communiqué du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, du 14 septembre, qu’un autre syndicat du secteur, en l’occurrence la Fédération nationale des travailleurs des collectivités locales et de l’administration, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a décidé d’annuler une grève annoncée pour le 25 de ce mois.

Les 8 jours de grève de la Fédération nationale du personnel des communes (SNAPAP), sont donc maintenus, selon son porte-parole. « Un rassemblement devrait avoir lieu à Alger au dernier jour de la protestation », ajoute-t-il. Quant au lieu de ce rassemblement, il sera décidé « à la dernière minute », soit le 25 septembre 2011, lors de la réunion du Conseil national du syndicat.

Cette grève fait suite à une série de débrayages observés au début de l’été, à raison de trois jours par semaine, avant d’êtres suspendus pour donner le temps aux autorités de satisfaire les doléances des travailleurs du secteur des collectivités locales qui revendiquent un statut particulier, un régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir de 2008, et l’intégration des contractuels et des vacataires, et la révision du statut particulier des corps communs. A Oran, l’APC a connu une journée ordinaire. Personne n’a évoqué de mouvement de grève. Et pour cause, le Snapap, initiateur de cette journée de protestation, n’est pas implanté au niveau de cette mairie. Dans ce sens, on nous indique que depuis des mois des contacts sont entrepris entre ce syndicat et un groupe de travailleurs de l’APC pour créer une section de ce syndicat. Le projet, vieux de plus d’une année, a été réitéré il y a à peine quelques semaines, nous affirme-t-on.

« L’opportunité ne s’est pas encore offerte  », se contente de dire un travailleur qui pilote cette initiative. A Bir El Djir, un bastion de ce syndicat autonome, un syndicaliste affilié au Snapap affirme que le taux de participation au mot d’ordre de grève a atteint 55%. Chiffre difficile à vérifier, puisque notre interlocuteur a été dans l’incapacité de nous offrir le nombre exact des personnes qui ont adhéré au mot d’ordre de la grève. Par ailleurs, lors de notre passage, cette mairie ne donnait pas l’impression d’être totalement immobilisée par ce mouvement de grève. Elle a connu la même affluence habituelle et les citoyens ont dû subir les mêmes attentes et les mêmes désagréments devenus ordinaires dans nos services publics. Même topo à Constantine où le syndicat n’est pas implanté.

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Source : Le Quotidien d'Oran

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