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Salaire minimum, IRG, retraites et friperie

17 septembre 2011

L’UGTA, seul syndicat invité à la prochaine tripartite du 29 septembre prochain, plaidera pour la hausse des salaires. Pour ce faire, la centrale syndicale réclame la baisse de l’impôt (IRG), la hausse du salaire minimum garanti (SNMG) et la redéfinition de l’article 87 bis.

C’est ce qu’a affirmé, jeudi à la radio, Achour Telli, secrétaire national chargé des conflits sociaux et des questions économiques à l’UGTA. Les salariés paient beaucoup d’impôts. Ils payent jusqu’à 35% du salaire brut au titre de l’IRG. Deuxième point qui pénalise les salariés : l’article l’article 87 bis de la loi de 1990 relative aux relations de travail, modifiée en 1997. Cet article stipule que le SNMG comprend le salaire de base, les indemnités et les primes, à l’exclusion des indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur.

L’UGTA réclame, depuis 2005, la suppression de cet article pour permettre aux salariés de mieux bénéficier des hausses du SNMG. Selon M. Telli, « l’UGTA a établi des simulations dans 11 secteurs qui concernent les 2 tiers de l’ensemble des travailleurs, pour aboutir à des propositions chiffrées et concrètes  ». Le gouvernement a mis en place une commission d’experts pour évaluer l’impact financier pour décider de supprimer ou non l’article 87 bis. De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), M. Habib Yousfi, affirme que la prochaine tripartite constitue « l’occasion de débattre sereinement de la question d’augmenter le SNMG », affichant son souhait d’« arriver à un consensus ». Et de souligner la nécessité « d’étudier au préalable l’impact d’une éventuelle hausse du SNMG sur le budget de l’Etat et sur l’environnement de l’entreprise ». « Je ne pense pas que nous allons dire non », déclare-t-il à la radio. « La hausse du SNMG ne doit pas gêner l’évolution de l’entreprise. Il faut aussi qu’il y ait une amélioration du climat des affaires  », dit-il. « Il est nécessaire que ces augmentations ne se traduisent pas par des difficultés au niveau des entreprises », poursuit-il. M. Yousfi affirme que son organisation plaidera pour un soutien financier plus important en faveur des PME.

Sur un autre volet, la prochaine tripartite abordera également le dossier des retraités, la valorisation et l’amélioration de la production nationale, ainsi que l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des travailleurs. La représentativité syndicale, que ce soit dans le privé, le public ou au sein des entreprises étrangères, sera aussi évoquée lors de cette tripartite. Les discussions porteront aussi sur l’application des différentes conventions de branches dans les entreprises publiques et privées et étrangères. M.Telli révèle, par ailleurs, l’existence « de quelques différends au sein de la Commission mixte en charge de dégager des propositions sur le projet de réforme du Code du travail  ». « Ce sujet peut soit être examiné lors de cette tripartite ou alors il sera programmé lors de la prochaine  », indique ce responsable syndical. M. Yousfi déplore l’absence du code de travail, appelant à une tripartite spécifique pour débattre du contenu du nouveau code. Sur la question des retraites que l’UGTA souhaite qu’elle figurera à l’ordre du jour, M. Telli indique que la centrale syndicale « a lancé une étude pour déterminer les incidences financières et les moyens à même d’améliorer les retraites ».

En guise de mesures visant à protéger la production nationale, le responsable de l’UGTA affirme, en outre, que « l’UGTA réclame l’interdiction de l’importation de la friperie », rappelant que M. Sidi Saïd a saisi par écrit le Premier ministre pour annuler l’autorisation contenue dans la Loi de finances de 2009. Et d’indiquer que la Centrale syndicale propose l’instauration d’une TVA à l’importation des produits manufacturés ou destinés à la revente afin de favoriser la production nationale. M. Telli affirme que l’UGTA est favorable à la réinstauration des crédits à la consommation, notamment dans le secteur automobile. La centrale syndicale souhaite aussi la révision des modalités d’octroi des marchés publics de manière à « privilégier l’entreprise algérienne ». M. Telli réitère, enfin, la revendication de l’UGTA de mettre en place un observatoire du commerce pour traquer les dysfonctionnements du marché.

Tags: Algérie Syndicat

Source : Le Quotidien d'Oran

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