Lancé dans les années 80, le projet
du métro d’Alger a été enfin
mis sur rail, ce jeudi, après un arrêt
du chantier qui aura duré plus de
30 ans à cause d’un problème financier.
L’exploitation commerciale
de ce moyen de transport moderne
est prévue pour le mois de
novembre prochain, date de sa
mise en service effective après des
essais mécaniques, dynamiques et
ceux des différents systèmes.
C’est vers 10h30, ce jeudi, que les
habitants d’Alger et de ses environs
ont pu voir le métro circuler. L’inauguration
s’est déroulée en présence
du ministre des Transports, des membres
du gouvernement et de hauts
responsables. En effet, une rame du
métro d’Alger, comprenant six voitures
entièrement climatisées, a parcouru
l’itinéraire reliant la station Les
Fusillés à celle de Haï El Badr (Kouba)
avant de rebrousser chemin vers
la station Grande Poste en marquant
un arrêt à la station Mer et Soleil, le
tout en 30 minutes. Il s’agit d’une
marche à blanc de la ligne 1 du métro
d’Alger où un nombre limité de
passagers seront transportés en attendant
l’exploitation effective du métro
avec une augmentation progressive
des passagers. Cité par l’APS, le directeur
général de la RATP-El Djazaïr,
M. Pascal Garret, a expliqué que la
marche à blanc est « une étape fondamentale
» pour la réussite du projet,
précisant que le fonctionnement
non commercial permettra de s’assurer
de la disponibilité et de la fiabilité
des équipements de transport et permettra
de compléter la formation
théorique et pratique de notre personnel
».
Les participants à cette opération,
dont des membres du Parlement
et de représentants de la société civile, ont visité le Poste de commande
centralisée (PCC-Ruisseau)
considéré comme « le cerveau » du
métro d’Alger, car il sera chargé de la
gestion et du contrôle des mouvements,
de la position, de l’autorisation
de mouvement et de l’itinéraire
des trains. Doté d’un système électronique
des plus modernes au monde,
le PCC permet, en cas de besoin,
une conduite automatique des trains.
« Ce système électronique qui contrôle
et gère à la fois les trains et les cellules
d’énergie électrique est le même
que celui utilisé par le métro de New
York, de Barcelone et récemment de
Lausanne », a tenu à souligner le PDG
de l’Entreprise du métro d’Alger
(EMA), M. Aomar Hadbi.
Selon le P-DG, « au total, plus de
100 exercices opérationnels seront
réalisés durant cette phase » de marche
à blanc. Le lancement du fonctionnement
non commercial « constitue
la dernière phase avant la mise
en service du projet afin de permettre
au futur opérateur du réseau de
transport de commencer à prendre la
main sur le système et les équipements
», a expliqué pour sa part le
ministre des Transports. Le ministre
a annoncé que la mise en service
commerciale de la première ligne du
métro d’Alger est prévue pour « fin
octobre 2011, au plus tard début
novembre » et ce, conformément au
planning de mise en service du métro.
Il a rappelé, en outre, que l’Etat
interviendra pour soutenir les tarifs
du ticket de métro et que ‘’le juste
prix’’ sera annoncé dans les prochains
jours, assurant que celui-ci « ne
dépassera pas les 50 DA ». Le Fonds
de soutien aux transports collectifs,
qui intervient déjà dans le soutien des
prix de l’ETUSA et du tramway d’Alger,
sera également sollicité pour soutenir
le prix du ticket de métro, a-t-il
insisté. Il est prévu, dans ce cadre, d’ici
la fin de l’année, l’unification des tickets
de métro et du tramway dans un
souci de simplification de la billetterie.
L’exploitation du métro d’Alger sera
assurée par un personnel algérien à
98,5% dont 86% ont moins de 35
ans. Le métro d’Alger sera fonctionnel
7/7 jours de 5h00 du matin à
23h00. D’une longueur de 9,5 km,
le métro d’Alger devra desservir, sur
dix stations, les communes de Bachdjarah,
El Magharia, Hussein Dey, Sidi
M’hamed et Alger-centre.
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Source : Le Quotidien d'Oran