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Le directeur général de la police judiciaire donne des chiffres

La police algérienne et Interpol coopèrent bien

18 juillet 2011

Le directeur de la police judiciaire, à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), M. Affani Abdelaziz, qui a mené, selon nos sources, une recherche universitaire originale et pratique sur le blanchiment d’argent en Algérie, a annoncé un bilan partiel des activités de la police algérienne en collaboration avec l’organisation internationale Interpol. Illustration chiffrée d’une criminalité bien en hausse sans omettre la difficulté des extraditions.

Quarante-trois Algériens et quatre ressortissants français et émiriens sont signalés recherchés par l’Algérie pour ce seul premier semestre 2011 auprès d’Interpol, selon les chiffres de la DGSN qui précise que les griefs sont différents, mais que tous ces individus doivent rendre des comptes à la justice pour délit de « contrefaçon » ou crime « dans le trafic de drogue ». Il faut savoir qu’en vertu de son adhésion à Interpol depuis l’année 1963, l’Algérie a toujours collaboré avec les pays membres de l’organisation mondiale anti-criminalité. Ainsi apprend-on que, ces derniers temps, près de 20 citoyens algériens, sur les 41 recherchés à travers plusieurs pays et impliqués notamment dans le trafic de drogues, ont été interpellés par les services de sécurité algériens à la demande de la police internationale dont le siège se situe en France dans la ville de Lyon. Inversement, les autorités judiciaires algériennes ont pu appréhender six ressortissants extradés par l’Italie, l’Espagne et le Maroc. D’autres personnes arrêtées à l’étranger sous mandat d’arrêt émis par Alger seraient en attente en raison des procédures prévues par les législations des pays concernés.

Problématiques extraditions

En effet, sur 188 pays actuellement membres d’Interpol, chacun étudie souverainement en fonction de son système judiciaire l’opportunité ou non d’une extradition vers le pays demandeur. Il faut aussi qu’un accord porte extradition. Pour Interpol, l’extradition est définie comme « une procédure juridique par laquelle un État livre l’auteur d’une infraction à un État étranger qui le réclame, pour qu’il puisse y être jugé ou exécuter sa peine. L’extradition est souvent permise par l’existence d’un accord préalable entre deux États, mais pas nécessairement.

Différentes conditions sont nécessaires telles que l’existence de l’incrimination dans l’État au sein duquel se trouve la personne concernée par la procédure, la réciprocité de la procédure d’extradition dans le droit du pays émetteur de la requête, l’absence de motifs politiques ou encore l’impossibilité pour l’État requérant de condamner la personne pour d’autres incriminations que celle pour laquelle est demandée l’extradition ». En l’occurrence, pour ce qui concerne les ressortissants français en cavale aux yeux de la justice algérienne, notons que l’accord bilatéral d’extradition a été signé en 1964. Quant aux ressortissants émiriens, il existe aussi un accord permettant le transfèrement des criminels d’un pays à l’autre depuis le 12 octobre 1983, ratifié le 23 octobre 2007. (JO n° 67, année 2007). Les fugitifs cités par le directeur central de la PJ ne sauraient être protégés par les autorités françaises ou des Emirats, et demeurent susceptibles d’être extradés, à condition qu’ils soient sur leur territoire d’origine ou dans un pays membre d’Interpol et qu’aucune interférence politique ne complique les dossiers afin que les justiciables n’échappent pas aux juges sous prétexte d’éloignement.

L’affaire Abdelmoumene Khelifa ayant déjà donné l’exemple négatif de considérations parasites en dépit de longues négociations avec la Grande-Bretagne au sujet de l’accord de coopération judiciaire et le voyage du président Bouteflika en 2006 qui avait permis d’aboutir à l’extradition de quelques Algériens dans le cadre de la subversion terroriste après que les Britanniques eurent fait voter leur texte intitulé The Terrorism Act 2006. Les criminels ne pourront donc plus se cacher derrière les lois étrangères. L’Algérie y travaille en garantissant la réciprocité. Une bonne chose face au développement de la criminalité transnationale.

Tags: Algérie Police

Source : Le Jeune Independant

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