Le monde est en train de changer autour de
nous, le printemps arabe a bouleversé la
donne, mais les visées, la machination, le
complot et les plans les plus diaboliques ne
sont pas faits au profit des peuples arabes
mais pour d’autres alliances ou autres
stratégies qui se cristallisent dans
ce qu’on appelle la mondialisation.
L’Algérie est sur la ligne de mire
des grandes puissances (la Fran
ce avec ses illusions colonialistes
n’est pas innocente), le climat social
interne est en effervescence, nous
ne sommes point à l’abri d’un tsunami ;
les raisons les plus sensées ne sont
plus à répertoriés. Du point de vu
constat et à travers toutes les circonstances,
il est relaté que :
L’Algérie vit d’après un schéma engourdissant
voir même bloqué qui ne
peut ni agir ni fonctionner que ce soit
au niveau social, économique, culturel,
éducative et même sportive.
Cet état de fait nécessite automatiquement
ou bien obligatoirement un
formatage pour instituer une nouvelle
configuration dont le risque à travers
les conditions actuelles pourrait être
décidé par les concepteurs et les forces
motrices agissants dans le cadre de
ce nouvel ordre mondial actuel.
Pour ne citer, ce qui se passe actuellement
et devant nos yeux le cas
du régime soudanais contraint et conduit
d’accepter( chantage à l’appui -
TPI-) le processus qui a abouti à la
sécession de la région du sud du pays
et ce n’est pas encore fini ;le Soudan
était le plus grand pays de l’Afrique
géographiquement il perd cette qualité
pour laisser la place à l’ Algérie...
La Somalie, l’Irak., l’Egypte, la Tunisie,
la Syrie le Bahreïn les Emirats,
le Yémen… l’atomisation du monde
arabe est en marche.
L’ÉVOLUTION ET LA
RÉVOLUTION, C’EST
TOUJOURS LA RAISON
DU PLUS FORT QUI
L’EMPORTE. LE MONDE
FLATTE L’ÉLÉPHANT ET
PIÉTINE LA FOURMI.
L’ Algérie est devenu le premier
pays Africain de par sa
superficie,sa position géostratégique
et donne bien des envies en
appétit aux grandes puissances ( critère
de vulnérabilité) à force de regarder
l’appât du gain ( pétrole -terres
agricoles -autres gisements, or…) ; Les
grandes nations ont toujours agi en
gangsters, les petites en prostituées.
Par ailleurs il faut bien reconnaître
le bien fait et admettre le mal fait de
beaucoup de réalisations achevées à
coup de pétrodollars pas plus, les
autres secteurs n’ont pas la possibilité,
ni les aptitudes nécessaires, ni les
compétences, ni le courage de créer
une valeur ajoutée capable de remplacer
ces pétrodollars (peut être les
générations d’à venir afin de créer de
la richesse ils s’en servent du tourisme
dans les grottes qui contenait jadis
du pétrole). Le bien fait en logements,
en routes, en barrages d’eau
et autres infrastructures et le mal fait
(absence de machines de création de
valeur) ou échec de décollage économique
et social nécessite quand même
d’être mentionné.
Le projet de société reste
inexistant,c’est le facteur déstabilisateur
le plus important, il en découle le
niveau catastrophique de l’éducation
nationale du premier pallier à l’université,
et à titre d’illustration d’exemple
réel ; en 1974 le taux de réussite au
Bac était de 10% au Lycée Benzerdjeb
de Tlemcen, le taux national était
bien inférieur à 10 ; la qualité de l’encadrement,
de l’enseignement et
autres paramètres para et pédagogiques
étaient d’un niveau très appréciable,
l’année 2010 était tarabiscotée
de : « one- two- three- viva l’Algérie »,
« les grèves aux lycées à outrance », « le
programme scolaire non accompli »,
enfin de compte le taux de réussite de
2010 dépasse les 60% : il y a péril en
la demeure ; par conséquent la comparaison
n’est plus une raison d être .
NE VOUS METTEZ
PAS EN AVANT,
MAIS NE RESTEZ
PAS EN ARRIÈRE
La culture ce qui fait l’humain, recule à grand pas, il est vrai que dans
notre langage courant surtout dans le
bus on entend souvent dire « avancer
en arrière » sans le SVP ou le STP, les
valeurs sociales, morales, religieuses et
même réglementaires sont dans un
état d’impassibilité, d’indifférence et
même d’insouciance totale et absolue.
Le tissu industriel ( notre chère industrie
industrialisante des années 70 ;
c’était quand même un modèle de
type purement Algérien,c’était aussi de
la fierté Algérienne, on pouvait polémiquer,
reprocher, blâmer ou flatter
dire de tout ce qu’on voulait mais au
moins et au fait, ce modèle était porteur
et créateur de valeur multidimensionnelle
avec le temps il pouvait donner
un résultat semblable aujourd’hui
à l’Inde,le Brésil ou la Corée .
En 1980 : le projet de l’ex ministre
de l’économie « Mr. BRAHIMI appelé
la Science » a détérioré et fait dégénérer
ce fleuron sans contre partie
(période de désinvestissements).
En 1990 : c’était l’opération privatisation
et libéralisation( loi du 1988)
à outrance sans modèle de rechange
ou stratégie de substitution ; on se
retrouve actuellement avec une absence
totale de modèle économique
et social créateur de valeur morale
ajoutée. La réponse de tout cela est
bien simple on nous dira que c’est
la faute à la mondialisation et peut
être pas à voltaire.
Avec la libération du commerce extérieur ;
on est passé du monopole
d’état à un monopole de lobby appelé
dans le langage populaire des
« Généraux », les coûts comparatifs
dans le commerce, faisaient que notre
production intérieure ne pouvait
résister à la concurrence, la friperie a
massacré notre machine de textile et
n’en parlons pas des autres produits
manufacturés, agricoles, industriels et
même des services.
Sous un autre angle le gaspillage
de nos ressources en hydrocarbures
par manque de stratégie de rationalisation
et autres fléaux dévastateurs
entrant dans le cadre de l’inculture
nationale : c’est cette corruption qui
s’est épanouie et développée au gré
de ce système autiste (absence du
contrôle populaire, de communication
et impunité totale)
SI L’AUTORITÉ N’A PAS
D’OREILLE POUR
ÉCOUTER, NI DES YEUX
POUR VOIR, ELLE N’A
PAS DE TÊTE POUR
GOUVERNER.
Devant les mésaventures sociales,
culturelles, économiques,
politiques et même sportives
nous avançons à reculant terme péjoratif
pour ne pas dire nous régressons
(à voir le classement mondiale de l’Algérie
au niveau éducative -économique
: sur 183 pays l’Algérie est classé
136ème* ; en création d’entreprise elle
est à la 150 ème place avec tout les
pétrodollars que l Algérie possède…)*
nous ne sommes pas encore sortie du
carré du sous développement,bien
que le niveau per- capita du PIB soit
conséquent - les 2/3 de la population
ont le téléphone portable-les voitures
de grosse cylindre sont à la mode, ces
biens fabriqués ailleurs font tourner
leur machine économique ), avec tous
cela, les choses n’évoluent pas selon
les normes et valeurs reconnues universellement,
on est passé de l’âne à
l’avion, matériellement mais nos esprits
se sont cantonnés au niveau de
l’utilisation de l’âne et de nature on a
appris à l’Algérien de se reposer avant
même d’être fatigué.
PAR L’ÉVOLUTION
DES ACTES, CELUI
QUI DÉPOUILLE EST
DÉPOUILLÉ
À SON TOUR.
Le pouvoir ou centre de pouvoir
avec son lobby patine en
croyant vouloir gagner du
temps ; malheureusement ce printemps
arabe passe à l’été algérien
(phase de l’élan). En 1977 sur les
bancs de nos universités nous avons
appris par le biais des grands penseurs
économiques de l’époque que les
pays comme le Brésil -l’Inde- la Corée
et l’Algérie à l’époque encore en
voie de développement avaient et
étaient des modèles de développement
capable de faire un décollage
économique, aujourd’hui et devant
ce constat amère le pire du mauvais
élève reste l’Algérie qui n’a pas su
opérer son décollage sinon sa précipitation
vers la dégringolade ; les
autres pays citées font partie prenante
de ce monde par la création de
valeur ajoutée utile et agréable à leur
peuple( niveau de vie appréciable) et
ont leur mot (économique, politique)
à dire dans cette mondialisation.
Par contre notre malheur vient de
cette équation très simplifiée mais à
forte connotation :
La rente pétrodollars + la corruption
socialisées à outrance + la bureaucratie
généralisée + la mauvaise
gouvernance + la distribution
inéquitable du revenu national +
absence des valeurs, normes et règlements
= frein de tout réforme =
frein de développement = frein de
bonne gouvernance = frein de toute
valorisation du savoir = HOGRA
et ceci implique mathématiquement,
l’émergence de la médiocrité,
amplification des maux sociaux-économiques et culturels. implique
aussi l’allergie aux notions se rapportant
à la prospérité et la sérénité et
c’est cela l’été Algérien.
LORSQUE TU NE SAIS
PAS OÙ TU VAS,
REGARDE D’OÙ
TU VIENS
La solution dans tout cela vient
de Labri Ben M’hidi lorsqu’ il a
dit « mettez la révolution dans la
rue et le peuple s’en chargera pour la
faire’ » une notion historique,d’un
homme historique qui espérait voir
l’Algérie devenir un grand pays ; ceci
ne se fera que par une véritable démocratie
populaire ou chacun aura
son mot à dire afin que la médiocrité,
le laissé allé et le laissé faire ne trouveront
plus de place dans ce pays ; car
chacun devrait être juger sur sa propre
valeur ajoutée qu’elle soit matérielle
ou intellectuelle ; actuellement
les lois de ce pays ne font plus les
hommes Mais quelques hommes font
la loi (république bananière).
Car lorsque l’on regard autour de
nous, nous constatons que l’Algérie
est devenu un grand tube digestif (super
marché de consommation), l’Algérien
veut tout et tout de suite et sans
se fatiguer et il se mesure à travers
ses alliances pécuniaires et alliances
contre nature qu’importe le blanchissement
de l’argent de l’esprit ou autre.
QUAND L’ORDRE EST
INJUSTICE, LE DÉSORDRE
EST DÉJÀ UN
COMMENCEMENT DE
JUSTICE.
Le pouvoir est dos au mur, Le
gouvernement a une vision très
sommaire de l’économie comme
disait un certain politicien « Si ça
bouge, ajoute des taxes. Si ça bouge
toujours, impose des lois. Si ça s’arrête
de bouger, donne des subventions
», le gouvernement est sensé être
pour résoudre les problèmes et non
de créer des problèmes à voir les petites
révoltes qui se font ça et la, dans
le détail ( problèmes de prix de sucre,
de prix de l’huile,de distribution
de logement,de salaires, de harraga,
d’immolation de chômage de passe
droit de hogra etc..) au lieu de parler
vrai de dire les choses par leur nom
le pouvoir utilise la méthode du comprimé
de l’aspirine c’est à dire calmer
le peuple (augmentation de
salaire ;subventionnement de certains
produits, fermer l’oeil sur l’ informel
etc.) par des fausses promesses
mais le peuple a tendance de se
taire aujourd’hui pour délivrer demain
une parole juste .
Demain l’ Algérie importera son
pétrole qui aujourd’hui représente
98% de nos recettes à ce rythme,la
hache de guerre serait déterrée pour
de bon, le risque est grand et le pays
est incertain dans sa continuité l’histoire
nous à enseigner sur l’instabilité
du Maghreb, l’après pétrole ne
se fait pas par du rafistolage ou du
ravaudage, sans la participation effective
de la société civile alors
qu’au fait cette dernière étant la clef
du moteur de tout décollage et développement
économique sociale
culturelle .la société civile étant la
force de tout Etat de droit ; c’est elle
qui fait la pluie et le beau temps,
tout dossier d avenir concernant le
pays devrait en principe être débattu
et avalisé par la société civile surtout
pour ce qui concerne la stratégie
énergétique( source unique de
subsistance ou d’ existence de ce
pays) pour pouvoir parler vrai et juste
de développement durable.
Enfin il faudrait se déterminer à
partir de maintenant, car le tsunami
est à deux doigts et risque de nous
faire subir un formatage total qui conduira
l’Algérie dans une zone défectueuse
pire que celle du Yémen car
les signes de divisions ou autres sont
apparents, plausibles et manifestes.
LES SEULES PERSONNES
QUI DEVRAIENT
GOUVERNER SONT
CELLES QUI S’INTÉRESSENT
PLUS AUX GENS
QU’AU POUVOIR.
Alors une transition nécessaire
et réfléchie qui fait à ce que
de nouveaux dirigeants jeunes
(pour ce pays jeune) et compétents
présentant un modèle de développement
intégré pouvant amener
l’Algérie à bon port pour les générations
futures.
Une nouvelle vision de société
dans lequel le peuple aspire : Une
justice pour tous ; Une répartition
équitable du revenu national ; La
restauration de Valeurs, Normes,
Morales et religieuses universellement
reconnues dans une république
ou l’égalité des chances est la
norme et une démocratie avec une
égalité de droit comme règle et la
liberté qui représente le respect des
droits de chacun et l’ordre qui est le
respect des droits de tous.
Cette vision de la société ne
pourra s’épanouir qu’à travers la
société civile qui renaîtra de ses cendres
et qui aspire à cultiver le respect
du bien en général avant même
le respect de la loi,et présentera des
recommandations, des conseils, des
exhortations, des avertissements,
des préconisations, des consignes
des suggestions, des instructions des
directives et des attestations dans un
cadre stratégique, à travers des rencontres
de la base c’est-à-dire du comité
de quartier jusqu’au sommet
de la république car les partis et les
organisations satellitaires d’antan du
parti unique n’ont fait, ne font et ne
feront qu’enfoncer l’Algérie dans le
chao, aucun parti n’est présent sur
le terrain sinon au niveau des affaires
et des élections ils se font comme
de gros « monsieurs » et le peuple
observe car après la nuit c’est le
jour qui se lève...
1- Ancien Magistrat
de la Cour des Comptes
Ref : *rapport business 2011 société
financière IFC
-certains sous-titres sont des proverbes
que vous reconnaissez sûrement
Tags:
Algérie
Source : Le Quotidien d'Oran