Le président du syndicat na
tional des praticiens spécia
listes de la Santé publique
(SNPSSP) Mohamed Yousfi, a
exprimé hier, lors d’une conférence
de presse tenue à Alger, l’insatisfaction
de sa corporation du
nouveau régime indemnitaire publié
dans le Journal Officiel.
Pour
Mohamed Yousfi, ce nouveau régime
indemnitaire est loin de satisfaire
les revendications des praticiens
spécialistes de la Santé. Ses
arguments reposent sur le fait que
le pourcentage des primes est limité
à 50 et 70%, alors que le ministre
de la Santé, Djamel Ould
Abbès avait promis le double du
salaire « un régime indemnitaire
indexé sur la classification valorisée
grâce à une augmentation à
hauteur de 100% », dira l’orateur.
Le deuxième point qui fâche, selon
Yousfi, c’est l’octroi d’une nouvelle
prime, celle de performance
et la suppression de la prime d’intéressement.
Et le troisième point
noir est la non harmonisation entre
les grades « les pourcentages
entre les 1er et le 2ème grades sont
presque identiques, idem pour les
2ème et le 3ème grades, ce qui ne
permet pas une progression », affirme
le président du SNPSSP.
Pour Mohamed Yousfi, cette harmonisation
ne peut être garantie
que par l’amendement du statut
particulier de la profession. Le président
du SNPSSP est revenu sur
la revendication en suspens qui concerne
le service civil des médecins.
Il a affirmé que son syndicat a, depuis
dix ans, proposé des solutions
pour le service civil, mais aucune
suite n’a été donné à cette question
». Le SNSSP a, aussi, formulé des revendications politiques à travers
sa contribution au débat sur
les réformes politiques, en participant
aux 1ers Etats généraux de la
société civile et sa participation aux
audiences de la commission Bensalah.
Le syndicat des spécialistes
de la Santé revendique l’application
effective des lois consacrant
le pluralisme syndical, ainsi que le
respect de toutes les conventions
ratifiées et signées par l’Algérie,
dans le domaine du travail. Il exige
en outre, une vraie concertation,
sans exclusion, avec les partenaires
sociaux sur tous les problèmes
concernant le travail. Le
SNPSSP demande la participation
des syndicats autonomes aux bipartites
et tripartites. Concernant
le secteur de la Santé, le SNPSSP
propose l’ouverture d’un débat
national sur la santé pour définir
la politique nationale de santé
publique et entamer, de ce fait, la
révision de la loi sanitaire.
Le syndicat a en outre, demandé
la mise en place d’un gouvernement
d’union nationale qui sera
dirigé par une personnalité indépendante,
faisant consensus et non
candidate à aucune élection en
perspective. Un gouvernement qui
aura pour mission, selon le
SNPSSP, la révision profonde de
la Constitution, avec la limitation
du nombre de mandats présidentiels
et la consécration de la séparation
des pouvoirs législatif, exécutif,
et judiciaire. Et que cette révision
de la Constitution sera soumise
à référendum. Le syndicat
exige en outre, la révision de la loi
électorale, l’organisation d’élections
locales, parlementaires et
présidentielles anticipées, sous
contrôle d’observateurs nationaux
et internationaux.
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Source : Le Quotidien d'Oran