En plus de la signature
d’un protocole d’accord
entre l’organisation des groupes
pharmaceutiques américains
PhRMA avec le ministre
de la Santé et de l’Industrie,
jeudi dernier,
pour la création
d’un pôle international de biotechnologie
et de production
de médicaments en Algérie,
les leaders mondiaux de l’industrie
pharmaceutique se
sont dits disposés à aider l’Algérie
à développer son industrie
pharmaceutique. Le pôle
sera situé dans la nouvelle ville
de Sidi Abdellah.
Le représentant de Bayer,
Klaus Brill a affirmé, au
deuxième jour du forum de
santé algéro-américain, que
son groupe pense déjà à
l’idée d’installer un centre de
recherche et de développement
du médicament dans
un pays africain d’ici 2020-
2025. Le groupe Bayer a l’intention de rééditer l’expérience
déjà faite en Asie, avec
l’installation d’un centre de
recherche de médicament à
Pékin. Si le responsable américain
n’a pas cité le pays africain
concerné, il s’est dit toutefois
rassuré en ce qui concerne
le système de santé algérien.
Et de préciser que le
système de sécurité sociale en
Algérie est très développé. Il
a également affirmé que son
groupe est en contact permanent
avec le département de
Djamel Ould Abbas.
Pour sa part, le directeur de
Raytheon professional services,
Brian Chance, a proposé
des formations pluridisciplinaires
pour l’ensemble du
personnel de la santé (médecins,
infirmiers et les utilisateurs
du matériel médical).
Des formations ciblées pour
lutter contre les erreurs médicales.
SOS Erreurs médicales,
un comité qui active sous la
houlette de la Ligue algérienne
de défense des droits de
l’homme (Laddh), a déjà tiré
la sonnette d’alarme en matière
d’erreurs médicales. Le
comité a recensé près de 81
dossiers déposés au niveau de
la ligue en 2010. Et pas moins
de 650 plaintes ont été déposées
à fin 2009. Le conférencier
a affirmé que les erreurs
médicales sont très élevées à
travers le monde y compris aux
Etats-Unis. Son groupe propose
des programmes d’apprentissage
qui concerne tous
les niveaux sans exception.
Enfin, l’intervenante Cellia
Habita, présidente d’Arianne
Corporation, a estimé que
l’Algérie est très en retard en
matière de tests cliniques. « Le
Liban qui est moins peuplé
que l’Algérie est très avancé
en matière de test clinique par
rapport à votre pays », a-t-elle
souligné en précisant que
l’Algérie doit penser à des
bailleurs pour le financement
des tests cliniques en Algérie.
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Source : Le Quotidien d'Oran