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RÉAGISSANT AU NIET OPPOSÉ PAR LE PREMIER MINISTRE À L’ABROGATION DU SERVICE CIVIL

Algérie : Sit-in hier des médecins résidents à l’hôpital Mustapha

2 juin 2011
Algérie : Sit-in hier des médecins résidents à l'hôpital (...)

Les médecins résidents, en grève depuis plus de deux mois, ont organisé, hier au CHU Mustapha, un sit-in pour protester contre le maintien du service civil, en dépit des nombreuses actions menées par ces derniers pour son abrogation.

Les protestataires qui se sont regroupés à l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital ont décidé de faire le tour du CHU. Mécontents de la sortie médiatique du Premier ministre, Ahmed Ouyehia, qui a qualifié leur revendication de rédhibitoire, la procession des médecins a décidé de sortir dans la rue. Immédiatement, les éléments du dispositif sécuritaire dépêché pour la circonstance ont dressé un cordon épais et ceinturé l’entrée du CHU.

Malgré cela, les résidents ont pu ouvrir une brèche et sortir. Une panique indescriptible s’en est suivie. Les affrontements entre les deux parties ont fait plusieurs blessés parmi les médecins. « On ira au Sud volontiers, mais l’opinion publique doit savoir que, là-bas, le désert se conjugue deux fois, celui du climat qui caractérise la région et celui des structures hospitalières qui sont désespérément vides », lâche Sara, une résidente. Ceux qui sont sortis ont occupé la voie publique. Certains, environ une cinquantaine, ont pu discrètement marcher vers l’Assemblée populaire nationale où quatre délégués ont été reçus. « La majorité des médecins résidents est à l’intérieur de l’hôpital. Il y a un groupe à la place du 1er-Mai devant le CHU et un autre a pu marcher sur le boulevard Hassiba-BenBouali. Certains sont parvenus jusqu’au palais du Gouvernement et à l’APN ensuite », a indiqué le Dr Sid Ali Merouane. « Ils nous ont tabassés. Ils ont même marché sur les médecins qui étaient assis par terre », poursuitil.

Vers 13h30, un renfort de police s’est posté aux environs de la place du 1er-Mai. « Nous sommes tous des délégués. Le discours du Premier ministre est le summum du comble.

Qu’ils sachent qu’on sera du côté des populations du Sud », empeste une résidente de Birtraria. « La blancheur de nos blouses, qui investissent la voie publique et la place du 1er-Mai, est un message pour la tutelle, d’abord, et, ensuite aux associations de malades à qui on demande des excuses. Et on sait qu’ils nous soutiennent dans la douleur », ajoute un de ses collègues. Les protestataires ont fini par regagner l’hôpital pour faire le point avec les délégués qui ont été reçus à l’APN. Cette nouvelle action intervient après l’échec des négociations avec le ministère de la Santé et la réaction du Premier ministre.

Tags: Grève Magistrat

Source : Le Jeune Independant

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