Les médecins résidents, en grève illimitée depuis
plus de 3 mois, décideront aujourd’hui des suites
à donner à leur action de protestation, et ce,
suite à la tenue hier d’assemblées générales
à caractère informatif au niveau de tous
les établissements hospitaliers.
Durant ces rencontres, les représentants
des médecins résidents
devaient faire le point
sur les dernières évolutions nées de
l’installation du comité des sages qui
s’efforce de rapprocher les positions
des deux parties, en l’occurrence le
ministère de la Santé et le collectif autonome
des médecins résidents, sur la
question centrale, à savoir le service
civil, un dossier pour lequel une commission
mixte a été installée et qui n‘a
pu poursuivre sa mission en raison de
la divergence d’approches.
A l’issue de
la séance de travail à laquelle a appelé
le comité des sages, composé de députés
et de sénateurs des wilayas du
Sud du pays, même si la volonté de
revenir à la table des négociations est
affichée par les deux parties, il n’en
demeure pas moins que des différences fondamentales subsistent. Sur les
ondes de la chaîne III de la radio nationale,
le ministre de la Santé, tout
en reconnaissant la légitimité de la
revendication relative au service civil,
a néanmoins indiqué que son
abrogation ne peut pas se réaliser
dans l’immédiat et que des mesures
incitatives seront mises sur pied pour
encourager les futurs praticiens spécialistes
à non seulement exercer dans
le grand Sud, mais également dans
les régions montagneuses.
En revanche, chez les représentants
du collectif, on estime que
l’abrogation du service civil doit
précéder toute autre forme similaire
qui restera à définir en commun.
Ainsi, pour le Dr Remini, représentant
de la wilaya d’Oran, tant que le
service civil est conçu en tant qu’obligation,
la mise sur pied de ces mesures
incitatives demeure aléatoire.
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Source : Le Quotidien d'Oran