jeudi 14 décembre 2017 - vous ici Accueil du site > Nationale>

Algérie : L’UGTA plaide pour le retour du crédit à la consommation

2 mai 2011
Algérie : L'UGTA plaide pour le retour du crédit à la (...)

Le secrétaire national de l’UGTA, chargé des conflits sociaux, Achour Telli, a formulé, hier, à l’occasion de la journée mondiale des Travailleurs, une batterie de propositions visant à améliorer le pouvoir d’achat des Algériens.

Pour ce responsable syndical, qui était l’invité de la chaîne 3 de la radio nationale, l’augmentation des salaires ne peut garantir à elle seule la pérennité du pouvoir d’achat. Selon Achour Telli, l’inflation et la spéculation guettent et amoindrissent l’effet des salaires sur le pouvoir d’achat des salariés à revenu modeste. Les subventions des prix de certains produits de large consommation sont, selon M. Telli, un moyen de venir en aide aux démunis. « Il est impératif, explique-t-il, de maîtriser les prix des produits alimentaires de large consommation ». Ce syndicaliste plaidera en faveur de l’organisation des marchés de gros des fruits et légumes existants et la réactivation de l’OFLA, jugée comme un dispositif indispensable. L’invité de la radio a qualifié de « nécessaires » ces dispositifs afin de permettre de juguler les prix autour d’un niveau accessible pour les manages à revenus modestes. La réactivation de l’Office national d’importation et d’exportation des produits alimentaires est aussi souhaitée par l’UGTA.

Cet office, anciennement appelé ONACO, distributeur public de ces produits, est destiné à réguler les prix et les marges de bénéfice des produits alimentaires d’importation. L’UGTA plaide aussi pour « l’ouverture et l’organisation de la filière viandes », une filière qui est actuellement désorganisée, ce qui induit une forte spéculation sur les prix, explique M. Telli. La création d’un office de régulation et de commercialisation de viandes aura un impact direct, selon lui, sur les prix à la consommation et encouragera la production nationale. L’UGTA réclame aussi la « réouverture et la réhabilitation des grandes surfaces en partenariat avec les opérateurs privés  ». Ce dispositif de grandes surfaces est jugé « efficace » pour « freiner la spéculation qui ronge le pouvoir d’achat et créerait du coup des emplois », estime M. Telli. La relance des coopératives de consommation et du crédit à la consommation est aussi réclamée par l’invité de la radio. L’UGTA souhaite aussi le soutien de la production nationale par le biais de l’assainissement et de la réhabilitation tant des entreprises publiques que le soutien au privé. M. Telli s’est également longuement attardé sur les questions salariales.

Première préoccupation : le salaire minimum garanti (SNMG). Dans ce sens, il a rappelé que l’UGTA a mené plusieurs études dont la plus récente a abouti à la nécessité de porter le SNMG à 32.000 dinars par mois. Ce syndicaliste rappellera aussi que depuis 1990, plusieurs augmentations ont permis au SNMG de passer de 10.000 dinars en janvier 1990 à 15.000 dinars depuis janvier 2010. Dans la fonction publique, « sur un total de 61 statuts particuliers, il ne reste que 5 qui sont en cours d’examen », a indiqué ce responsable syndical. Selon le représentant de l’UGTA, 14 régimes indemnitaires ont été adoptés, 21 autres sont en cours de négociations. « Tous les statuts et tous les régimes indemnitaires seront finalisés en juin prochain et tous auront un effet rétroactif depuis janvier 2008 », affirme M. Telli. L’invité de la chaîne 3 a affirmé, en outre, que « la plupart des conventions de branches sont finalisées  ». Durant l’année 2010, le secteur économique public a enregistré 80 conventions collectives de branches, 98 conventions collectives d’entreprise et 715 accords salariaux.

Le secteur privé a vu la conclusion de 2 accords cadre UGTApatronat et 735 accords salariaux. Ces accords intervenus dans le secteur économique (public et privé) ont touché un effectif global de 2.844.798 salariés (1,5 million du public et 1,2 million du privé) et une augmentation moyenne des salaires et du régime indemnitaire de 35%. Interrogé sur la question des retards et du non-versement des salaires pour les travailleurs du secteur public, M. Telli a indiqué que ce dossier a été traité dans le cadre de groupes de travail UGTA/gouvernement dont le dernier a siégé en février dernier. L’effectif concerné s’élève à 291.328 salariés depuis une décennie pour un montant total de 33 milliards de dinars. Les salaires ont été payés pour 90% des salariés. Le reste des dossiers est au niveau des SGP pour leur règlement. Enfin, M. Telli a affirmé que le pacte économique et social sera de nouveau ratifié avec quelques modifications.

Tags: Algérie Crédit UGTA

Source : Le Quotidien d'Oran

Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

annonces

Le Sondage

Élections législatives en Algérie Allez-vous voter ?


Voter

Idées recettes

Média partenaire

le quotidien oran
Infosoir