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Tout reste à faire

Algérie : Exportations de la filière agroalimentaire

14 avril 2011

Les exportations de la filière agroalimentaire étaient, hier, au menu d’une journée d’étude organisée par le Groupe Benamor, à l’hôtel Hilton, en présence du ministre du Commerce, Mustapha Benbada.

Les constats sont les mêmes : les capacités sont énormes, mais il reste beaucoup à faire pour espérer pouvoir se frayer une place sur les marchés étrangers. Ce n’est surtout pas une affaire de législation, dira Réda Hamiani, président du FCE. « Ce ne sont pas les politiques publiques qui manquent, mais il y a un gap entre ces politiques et la réalité sur le terrain », a déclaré l’ancien ministre de la PME. Selon lui, depuis l’interdiction des exportations des métaux ferreux et non ferreux, « le montant des recettes de l’exportation hors hydrocarbures a été divisé de moitié ».

La hausse des exportations en 2010 est due aux expéditions de sucre blanc de Cevital. Pour Hamiani, les contraintes sont nombreuses et rendent l’exportation « difficile et lourde à gérer  ». « Les entreprises doivent êtres aidées », notamment en matière de procédures bancaires, fiscales, et de rapatriement. « Il est nécessaire, ditil, de revoir l’attribution à l’opérateur des 10% du montant des exportations en devises. Ce n’est pas une motivation suffisante. Avant on laissait 100%, puis 50% ». Les contraintes liées aux devises dont, comme l’explique le président du FCE, qu’il est difficile pour une entreprise de créer des filiales à l’étranger. Selon lui, « la loi algérienne ne permet pas de transférer de l’argent pour payer les intermédiaires (grossistes) qui se chargent de distribuer les produits algériens à l’étranger ».

Autre souci, la règle qui oblige le rapatriement des devises au bout de 4 mois qui « est très contraignante  » surtout « lorsqu’il s’agit d’exporter vers l’Afrique, où les importateurs demandent plus de temps pour écouler les produits ». Selon M. Hamiani, « ce n’est pas un catalogue de bonnes mesures qu’il nous faut », mais plutôt « réunir à la même table » l’ensemble des acteurs de l’export (banques, douanes, fisc, transitaires, opérateurs). Concernant les entreprises, il dira que celles-ci « ne sont pas au RDV », que « leurs offres ne sont pas visibles à l’étranger », et qu’elles doivent « se mettre à niveau » et « cibler les salons spécialisés » si elles veulent exporter. Avant lui, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, expliquait que « l’industrie agroalimentaire dispose de capacités importantes » et qu’« elle intervient à hauteur de 40% du PIB industriel ». « Mais face à la concurrence, y compris dans le monde arabe, il est important de la développer encore plus, ce qui passe nécessairement par la mettre en lien étroit avec le monde agricole ». Les exportations algériennes de produits agroalimentaires sont passées de 40 à 300 millions de dollars en quelques années, « en grande partie grâce aux expéditions de sucre de Cevital ».

Selon Benbada, quatre étapes sont nécessaires pour relancer les exportations. Il s’agit de : « la mise à niveau des PME (en équipements et en gestion) », « mettre en place des infrastructures et de la logistique dédiée à l’export », un volet « recherche et développement  » au service de l’entreprise, « améliorer l’environnement de la PME (financement…) ». Le ministre a annoncé l’organisation d’une conférence nationale sur l’encouragement aux exportations prévue en mai prochain. De son côté, Mohamed Bennini (DG d’Algex), estime que la production agricole nationale « est bridée » par plusieurs facteurs. D’abord par « l’absence de marché transparent, notamment des marchés de gros (restrictions de la production pour permettre une hausse des prix) », « l’absence de concurrence ». « Nous sommes en situation d’oligopoles pour les produits frais », a-t-il ajouté. Pour Bennini, « il est nécessaire d’arriver à des productions en volume et en qualité, et maîtriser les normes internationales, avant de parler d’exportation ». Selon lui, « il n’y a pas de mise à niveau sans compétitivité internationale ». Même le marché local « doit être du même standard que l’international », car le « consommateur algérien a droit aux mêmes qualités, pour faire son choix avec les produits importés ».

Tags: Algérie Agriculture

Source : Le Quotidien d'Oran

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