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Algérie : Ould Kablia en mission spéciale dans les villes frontalières sensibles

12 avril 2011

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Dahou Ould Kablia a indiqué, hier à Adrar, avoir été chargé par le président de la République d’effectuer des visites dans toutes « les villes frontalières sensibles » du sud du pays, soulignant que ces visites « n’ont rien à voir avec la situation en Libye », qui « est conjoncturelle », a-t-il estimé.

La récente visite du président la République, Abdelaziz Bouteflika, dans la wilaya de Tamanrasset, à l’extrême sud du pays semble avoir donné le la pour un vaste programme de développement en faveur des régions frontalières de la région. Dans cet objectif, deux ministres, celui de l’Intérieur Dahou Ould Kablia et celui des Ressources en eau Abdelmalek Sellal, ont effectué une visite conjointe dans la wilaya d’Adrar et les daïras de Bordj Badji Mokhtar et de Timiaouine, frontalières avec le Mali. Dans l’escarcelle des deux ministres, de l’eau et des projets de développement au profit de ces régions.

Les deux hommes ont d’abord présidé au chef-lieu de wilaya la cérémonie de clôture d’un colloque international sur les foggaras, ce système traditionnel de partage et de distribution de l’eau en cours dans le Sahara algérien. S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a indiqué avoir été « chargé par le président de la République d’effectuer des visites dans toutes les régions du sud du pays, afin d’inspecter les projets en cours et d’enregistrer les préoccupations des citoyens ». Rappelant avoir déjà visité In Guezzam le ministre a indiqué qu’il allait visiter le jour même Bordj Badji Mokhtar et se rendre prochainement dans les « régions du Sud-Est telles que In Aménas et Illizi ». « Nous allons formuler des propositions qui seront ensuite sanctionnées par des décisions finales », a-t-il ajouté en substance.

Plus tard, dans une déclaration à la presse sur le tarmac de l’aéroport de Bordj Badji Mokhtar juste avant de prendre l’hélicoptère pour Timiaouine, le ministre a précisé : « Quand j’ai fait part au président de la République (lors de sa visite à Tamanrasset) que j’allais visiter In Guezzam pour régler les problèmes locaux, faire part du programme qui a été retenu et écouter les préoccupations des citoyens, le Président m’a dit de faire toutes les villes frontalières sensibles et qui ont des besoins énormes ». Rappelant en outre que des programmes spécifiques sont prévus pour les villes et les localités situées dans les régions frontalières de l’extrême sud du pays, M. Ould Kablia a ajouté : « On ne vient pas ici pour faire un acte de charité. Il s’agit des droits qu’ont les gens de ces régions sur leur pays », a-t-il souligné. A propos de la réunion qu’il a tenue il y a un mois à Alger avec les notables du Sud et la réaction d’une groupe de notables touareg, M. Ould Kablia a précisé avoir rencontré des représentants de toutes les communautés du Sud et seulement ceux des touaregs. « Je n’ai pas rencontré que des Touareg mais des notables de tout le Sud. Il y avait des Mozabites, des Châanba , des Bécharis et des gens de Bordj Badji Mokhtar », affirme le ministre. « Cependant, il y a des gens et notamment des parlementaires, qui s’estiment les tuteurs des Touaregs ; ce que je n’accepte pas. Nous travaillons avec les élus, les administrateurs et la société civile dont font partie ces notables.. « Le Conseil de transition libyen nous accuse parce qu’il ne nous a pas vu condamner Kadhafi »

Interrogé si une telle démarche n’est pas liée à la situation prévalant en Libye, le ministre de l’Intérieur a nié catégoriquement arguant que « la situation en Libye est conjoncturelle ». Interpellé par le Jeune Indépendant sur « les arrière-pensées » des accusations récurrentes des rebelles libyens à l’encontre de l’Algérie l’accusant de mercenariat, il a d’abord nié catégoriquement de telles allégations.

« Le Conseil de transition libyen nous accuse parce qu’il ne nous a pas vu condamner Kadhafi. »

Ce genre d’accusations ne serait-il pas suggéré par des capitales étrangères ? « C’est la coalition internationale (qui a attaqué Kadhafi, NDLR) qui dicte au Conseil transitoire en Libye ses positions politiques et diplomatiques », a-t-il répondu. Il convient de noter que les deux ministres ont procédé, à Timiaouine, à l’inauguration partielle d’un barrage inféroflux (souterrain ) d’une capacité de 10 millions de m3 destiné a renforcer l’alimentation en eau potable de cette région. Les deux ministres ont également inauguré un poste de douane et un autre de police dans la même localité.

Abdelhalim Mouhou

Tags: Algérie Libye Frontières Ould Kablia

Source : Le Jeune Independant

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