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Conséquences de l’instabilité en Tunisie et en Libye

Des « émirs » installés aux frontières algériennes

10 avril 2011
Des « émirs » installés aux frontières algériennes

Les nouvelles provenant des frontières tunisiennes et libyennes ne sont pas bonnes. En effet, profitant de l’instabilité qui règne aux frontières entre la Libye et la Tunisie, plusieurs « islamistes radicaux » ont élu désormais domicile dans des camps de réfugiés sur le sol tunisien.

C’est le cas notamment du camp installé par les autorités tunisiennes pour accueillir les réfugiés des différentes nationalités qui ont fui les combats en Libye. Des Tunisiens qui ont fréquenté le camp nous ont affirmé que des « émirs » sont installés dans les campements au vu et au su de tout le monde, y compris les organisations internationales.

L’un d’eux, rencontré à Alger, raconte qu’un « émir » et ses aides de camp auraient même squatté un chapiteau dressé par la Croix-Rouge internationale qui devait servir initialement de refuge aux personnes qui ont fui la Libye. Les islamistes radicaux, poursuit notre source, n’hésitent pas à afficher clairement leurs idées et leur idéologie devant les autorités tunisiennes qui semblent dépassées par les événements. Des femmes sont systématiquement invitées par ces « émirs » à l’intérieur de ce camp pour se couvrir la tête avec un voile.

Les frontières entre la Libye et la Tunisie sont devenues une véritable passoire, affirme-t-on également. La situation est encore plus catastrophique au niveau des frontières entre la Libye et l’Egypte. L’accès des étrangers vers Benghazi, ajoute t-on, ne nécessite aucun passeport. Les « combattants » qui sont entrés dans une insurrection armée contre le régime de Kadhafi ne contrôlent absolument pas ces frontières. Il faut rappeler que pour ce qui est de notre pays, un « émir » a été mis hors d’état de nuire par des militaires algériens au niveau de nos frontières sudest. L’annonce avait été faite par le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kabila, il y a près d’une semaine.

Les « appréhensions » formulées par les autorités algériennes après l’intervention militaire de la coalition en Libye se confirment désormais de jour en jour. Les pays frontaliers avec la Libye en subiront forcément les conséquences, soutiennent des observateurs.

Tags: Algérie Libye Frontières Terroriste

Source : Le Quotidien d'Oran

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