mercredi 13 décembre 2017 - vous ici Accueil du site > Nationale>

Les relations algéro-américaines vues par un ambassadeur sortant

26 mars 2011

« Je peux dire qu’être nommé ambassadeur en Algérie, a été le plus grand honneur de ma vie, » a déclaré David Pearce, à l’issue de la visite d’adieu qu’il a effectuée mercredi, au président de la République.

Nommé en août 2008 comme ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, il a tenu en premier, dit-il, à « travailler pour augmenter le niveau de contacts et d’engagements entre les deux pays. » Ceci avoue-t-il « pour en savoir un peu plus et pour que le message passe. » Ce qui lui a valu beaucoup d’efforts « menés à partir d’Alger mais aussi de Washington. » Pour lui, les contacts « il y en a eu, à voir les fréquences des visites d’importants responsables américains. » Il citera celle du 2 mars dernier, de Daniel Benjamin, le coordonateur pour le contre terrorisme au département d’Etat. Pas seulement.

D’autres, celle du 24 février dernier, de William Burns, le soussecrétaire pour les Affaires politiques ou celle des 16 et 17 janvier dernier, de John Brennan, le conseiller principal du président Obama, pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste. D’autres efforts ont été axés, dit Pearce « sur les missions commerciales. » Il note qu’« en 1995, il n’y avait pas plus de 35 sociétés américaines qui activaient en Algérie, aujourd’hui, elles sont plus de 80. » Les Etats- Unis n’ont pas travaillé seulement sur le domaine de l’énergie et la lutte antiterroriste. « Mais aussi sur ceux de l’économie, du commerce, de la culture, de l’éducation et même du sport. » Le diplomate évoque les accords signés, entre autres, avec les services des douanes, celui sur l’assistance juridique mutuelle, le sommet organisé par Obama sur l’entreprenariat et les nombreux séminaires qui ont regroupé Algériens et représentants des pays de la région. Il n’a pas oublié les groupes de jazz, de hip hop et de danseurs américains qui sont venus en Algérie. Le match Algérie/Etats-Unis joué pour le compte de la Coupe du monde 2010, qu’il avait tenu à suivre au siège de son ambassade avec un certain nombre de journalistes algériens, lui fera dire « nous avons survécu au Mondial, je n’oublierai jamais cette période, c’était une belle expérience avec mes amis algériens.  » Il estime, cependant, que l’un de ses programmes préférés est « celui d’avoir ramené les joueurs américains de basket-ball, avec la collaboration de la fédération algérienne de basket. » Il considère que « c’est une expérience magnifique pour les enfants. Nous devons la promouvoir, on essayera de ramener un entraîneur américain en Algérie, (…) » Le programme Axes est aussi satisfaisant à ses yeux. « C’est pour enseigner l’anglais à des enfants de 14 à 17 ans, issus de milieux défavorisés. Je suis impressionné par les résultats acquis en 2 ans.

J’ai remarqué que les filles étaient plus efficaces. Les femmes font souvent preuve d’un très grand talent,  » lance-t-il. L’ambassadeur dit, par ailleurs, avoir installé des « coins américains (american’s corners)  », des espaces avec des PC, des connections Internet, des publications américaines, pour « renforcer les liens ». Il se demande s’il a réussi à faire aimer « un coin américain » aux Algériens. « Vous, vous avez réussi, j’emporte avec moi un coin algérien (algérian corner,  » a-t-il dit. Le diplomate se rappelle ses virées dans plusieurs villes algériennes durant lesquelles il sera, dira-t-il « impressionné par la générosité et l’hospitalité du peuple algérien. » Comparé à son prédécesseur, Robert Ford, Pearce se veut plus discret. « Je pense que c’est ma nature, mon style, ce n’est pas une instruction de Washington, non, » lâchera-t-il. L’essentiel pour lui est que « le message passe ». Mais il avoue qu’« en plus, il y a des discussions entre les deux pays, alors il vaut mieux être discret. » Il affirme n’avoir pas eu de problèmes pour rencontrer des responsables algériens.

Mais il reconnaît sans hésiter, qu’ « il y a de la bureaucratie, les choses ne sont pas faciles ici. Mais nous persévérerons. » Son expérience dans la région arabe ou le Moyen-Orient date de plus de 30 ans « en tant que diplomate et aussi journaliste. »

G. O.

Tags: Algérie Etats-Unis

Source : Le Quotidien d'Oran

Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF envoyer l'article par mail


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

annonces

Le Sondage

Élections législatives en Algérie Allez-vous voter ?


Voter

Idées recettes

Média partenaire

le quotidien oran
Infosoir