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Bladi hiya El-Djazaïr

Voyez-vous, mon pays c’est l’Algérie

24 mars 2011

Des Algériens (iennes) aiment fredonner ce couplet avec joie, voire pleurer à chaudes larmes lorsque ils observent l’Algérie, notre mère patrie, en train de régresser démocratiquement par rapport à ses voisins en cours de mutation de gouvernance en ce sens.

Et que les adeptes de ce genre de gouvernance politique immobiliste et retardataire n’ont rien retenu des leçons du passé et celles en cours dans notre proche environnement En fait, des gens aux multiples complexes refoulés et, subséquemment, cloués par des pesanteurs et arrière-pensées – inavouées, qui dénotent une restriction mentale - dont ils ne pourraient, à l’évidence, nous semble-t-il, se débarrasser, et donc d’aimer le pays à sa juste valeur puisqu’ils ne se préoccupent aucunement de son avenir, par rapport aux leurs, et contemplent rarement, sinon occasionnellement, ses nombreuses et belles réalisations sur le terrain, dans tous les domaines, et la beauté de ses paysages variés, notamment en ces jours de printemps. Pour eux, seuls les gains qu’ils tirent illégitimement à leur profit les intéressent. On dirait qu’ils ont un compte à régler avec l’Algérie. En vain, puisque celle-ci a toujours su comment se libérer des griffes de ce genre d’individus revanchards.

Toujours ! Ainsi, non viscéralement attachés aux us et coutumes dudit peuple, nous osons dire que ces individus manifestent, en comportement coincé entre haine et amour, qu’ils ont été dévalorisés et donc mériteraient, à leurs yeux, d’en profiter au maximum, sinon d’aller vivre et servir d’autres contrées que l’Algérie, jugée « indigne  » de leurs renommée et compétences. Nombre d’entre eux ont migré ailleurs. A ce titre, ils se considèrent uniques en leur genre, voire irremplaçables. Une terrible souffrance ! Et à partir de là, ils regardent avec dédain le peuple algérien et lui prête tous les torts et… noms d’oiseaux. A ce propos, ils ont proféré des paroles déplacées, voire humiliantes à l’intention dudit peuple du genre : c’est un pays sale, discourtois, irrespectueux et ingouvernable, insatiable malgré toutes les belles choses dont il dispose, etc. Or, Bladi hiya el-djamila n’est sincère que si on l’aime, sans complexe, telle qu’elle est, et surtout faire preuve à son égard d’un attachement indéfectible et d’un amour infini. Elle a constitué un refuge pour tant d’opprimés au Maghreb et dans le monde.

Donc, l’essentiel, pour ses amoureux convaincus, c’est de ne pas rester les bras croisés - ou de les baisser - devant les adversités actuelles et futures, y compris en opinions critiques envers quiconque et de contrer, à l’aide d’arguments pertinents et intelligemment exprimés, toute méthode de gouvernance des personnes et de leurs biens jugée irrationnelle, voire éphémère et ne s’inscrivant nullement dans le cadre des lubies opportunistes. Par conséquent, critiquer toutes les actions jugées contre-productives, sans avoir aucune animosité de quelque nature que ce soit. Encore moins diminuer les efforts consentis, c’est aussi édifier dans le sens du patriotisme originel une mentalité patriotique ainsi renouvelée et revigorée selon les exigences de l’époque. En d’autres termes, aimer et protéger continuellement Bladi hiya El-Djazaïr, c’est lui avouer ses forces et ses faiblesses. A l’occasion de la célébration du jour de la Victoire de l’Algérie, symbolisé par le 19 Mars 1962, le président de la République a annoncé un projet de reformes intégrales sur tous les plans. A voir la solennité de son message lu par son représentant, nous estimons qu’il existe une volonté allant dans ce sens. Une autre Algérie, après un demisiècle d’indépendance, serait-elle en train de se dessiner en dépit de l’immobilisme des conservateurs d’intérêts acharnés ? L’heure est-elle à l’instauration d’une seconde République ouverte au monde désormais en pleine mutation, notamment chez les jeunes des pays arabes ? En fait, c’est leur seconde indépendance affranchie de tous les carcans internes et externes, d’hier et d’aujourd’hui. En effet, à quoi servent la liberté et la citoyenneté si le citoyen ne s’exprime nullement comme il veut sur le devenir du pays, soit par l’intermédiaire de partis d’opposition pertinents câblés aux soucis quotidiens de la population, soit par des médias affranchis de toute sujétion et supercherie ? Aussi, pourrait-on vivre dans un pays sans que l’on s’intéresse à son voisinage ? La véritable citoyenneté commence à partir de la culture démocratique mûrement combinée à la cohésion nationale et la solidarité indéfectible envers ce qui sa passe dans le voisinage. Toute esquive est dérisoire, voire ridicule, donc vouée à un échec complet.

Fatalement ! Par conséquent, il vaut mieux influencer les voisins par son aura que subir la leur. Pour le moment, l’ensemble des Arabes sont en train de subir les contrecoups de la deuxième révolution tunisienne, dont son ventre mou (son exprésident déchu) est devenu la hantise de tous les systèmes arabes de gouvernance post indépendance. Effectivement, un nouveau cycle de l’Histoire est en mouvement depuis le début de l’année 2011. L’Algérie des initiatives émancipatrices sera-t-elle notre prochaine chanson d’amour ? Pour toujours !

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Source : Le Quotidien d'Oran

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