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Algérie : Belkhadem prône « un changement dans la continuité »

24 mars 2011
Algérie : Belkhadem prône « un changement dans la (...)

Abdelaziz Belkhadem, patron du FLN et ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République a prôné, hier, « un changement dans la continuité ». « Le FLN souhaite un changement qui émanerait de l’intérieur des institutions et qui se fera avec les institutions de la république », a-t-il déclaré.

Interrogé, lors d’une émission de la radio chaîne 1, sur le conte nu de la lettre du président de la République lue le 19 mars dernier par son conseiller à Mostaganem, annonçant l’éminence de réformes politiques, M. Belkhadem dira qu’« un consensus s’est dégagé au sein de la classe politique sur la nécessité du changement qui émanerait de l’intérieur des institutions  ». Tout en ne niant pas que de telles réformes constituent une réaction aux contestations sociales et politiques qui secouent le pays en ce moment, le SG du FLN se dit « favorable à un changement dans la continuité de ce qui a été mené par le président de la République  », qui, dit-il, a « initié, depuis son accession au pouvoir en 1999, des réformes politiques ayant permis la révision d’un certain nombre de lois dans les domaines de la justice, l’économie et l’éducation  ». Pour le SG du FLN, « contrairement à ceux qui réclament un changement radical, synonyme de repartir à zéro, nous prônons un changement qui émanerait de l’intérieur des institutions et avec les institutions de la république ». « Certaines réformes ont été faites, à l’image de celle de la justice, d’autres sont en voie d’être accomplies et d’autres encore seront menées dans le futur », indique Belkhadem. Ce dernier dit « soutenir toute initiative visant à élargir la participation des partis souhaitant intégrer le gouvernement », mais estime que, « de par ses prises de positions, l’opposition refuse d’intégrer le gouvernement », allusion faite au RCD sans le citer, qui « a déjà participé au gouvernement avant de le quitter ».

Pour lui, un Etat fort est basé sur les règles de « pouvoir et de contrepouvoir  ». Et de constater que la classe politique est divisée. « Certains partis souhaitent la révision de la constitution, d’autres encore veulent avoir un agrément pour leur parti… le FLN milite pour une révision profonde de la constitution visant à mieux définir les pouvoirs et constitutionnaliser le contrôle des pouvoirs politique, judiciaire et économique ». Belkhadem dit être « contre la vieille revendication du FFS d’instaurer une Assemblée constituante ». Son argument : « l’Assemblée constituante a déjà été instaurée en 1962 et c’est cette institution qui a élaboré la première constitution de l’Algérie indépendante. Nous sommes déjà passés par là. Mais, cela dit, si une telle revendication arrive à convaincre la majorité de la classe politique, qu’elle soit appliquée ». « S’il faut aller à un référendum pour départager les avis, le FLN sera prêt à une telle démarche consultative ». Invité à confirmer ou infirmer les informations distillées ces derniers jours dans la presse faisant état de la tenue de rencontres ayant regroupé certains responsables politiques avec le chef de l’Etat, M. Belkhadem a déclaré que « le président de la République a l’habitude de consulter et d’écouter les avis des uns et des autres ». Le SG du FLN souligne, par ailleurs, la nécessité de réviser la loi sur l’information, et d’engager une réforme du secteur de l’audiovisuel.

Et de rappeler que son parti avait déjà mis sur pied un groupe de travail sur ce dossier. Belkhadem estime que la revendication des partis de l’opposition d’accéder aux médias lourds a été satisfaite. « Certains revendiquent la dépénalisation du délit de presse, d’autres réclament l’ouverture de l’audiovisuel au privé, pour notre part, quand ces sujets seront mis sur la table des discussions, nous donnerons notre avis et la décision sera prise selon la tendance de la majorité ». Invité à analyser les protestations qui ont secoué, en janvier dernier, le pays, le SG du FLN dira que lors de ces émeutes, les jeunes ont réclamé l’amélioration de leurs conditions sociales, l’accès au logement et à l’emploi. « Ces contestations sont un phénomène normal et habituel. En 2010, plus de 5.000 protestations ont été enregistrées à travers le pays ». Et d’ajouter : « Seule l’opposition a donné un caractère politique à ces contestations ». Pour lui, les revendications politiques du citoyen sont exprimées à travers les partis et les associations, et non pas à travers les émeutes. Au sujet des revendications portées par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), M. Belkhadem a estimé que cette organisation « est libre d’activer ou d’exprimer ses idées, pour peu que cela soit fait dans un cadre pacifique. » « Le dernier mot revient à la majorité du peuple qui décidera », affirme-t-il. Interrogé sur la revendication de certains partis de dissoudre les instances élues, Belkhadem répond que le FLN est contre cette dissolution, car, argumente-t-il, « une telle option ne peut être qu’en cas de crise majeure entre l’exécutif et le parlement, ce qui n’est pas le cas actuellement ». Et d’ajouter : « Une année à peine nous sépare des législatives. Cela nécessite de réviser la loi électorale et permettre aux partis de bien se préparer pour la campagne électorale. C’est légitime de vouloir le changement mais le peuple algérien refuse l’aventurisme  », affirme-t-il.

Sur l’actualité internationale marquée par le drame qui secoue la Libye, le SG du FLN dit « respecter la volonté des peuples de prendre en charge leur destin et rejette toute ingérence ou intervention étrangère  ». Et de rappeler « la constance des positions de l’Algérie dans ce domaine, une constance basée sur le principe de non ingérence dans les affaires d’un pays étranger ». M. Belkhadem critiquera la position de la Ligue arabe qui, dit-il, « au lieu de faire entendre la voix de la raison en tentant une médiation entre les parties en conflit pour mettre un terme à l’effusion de sang, elle a soutenu l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne et a fait appel à l’intervention des puissances occidentales dont le but inavoué est loin de défendre les droits de l’homme ».

Tags: Algérie Abdelaziz Belkhadem Gouvernement Constitution

Source : Le Quotidien d'Oran

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3 commentaires

  • Ha les mafieux quand ils commencent à faire pour de semblant de se critiqué !!

    Le pouvoir en place est une grande farce pour le peuple algérien !

    Ces vieux sont là que pour une chose ! l’argent !
    ils ne veulent pas le bien du peuple et encore moins de sa jeunesse !!

    exemple de lois discriminatoire :
    un jeune algérien ne peut pas avoir un taxi ni ouvrir un café, seul les fameux moudjahid peuvent le faire ou leur loué leur licence à des prix exorbitant !!

    Et après ça on va dire que le pouvoir veut aider la jeunesse avec de tel lois !!!!

    Répondre à ce message

  • c’est a cause de ces ignorants au pouvoir et qui freinent l’évolution qu’il y’aura toujours dans les pays dits arabes des situation telles que celle de libye ou le peuple libyen souffre a cause du tyran kadafi.ce genre de personne ne devraient sous aucun prétéxte avoir accés aux médias. en plus il est frére d’un harki officier de la sas pendant la guerre d’algérie. que voulez c’est le ridicule lui méme qui est érigé en maitre

    Répondre à ce message


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