Qu’est-il advenu des ressortissants algériens bloqués au Japon, dix jours après le terrible séisme qui a dévasté le pays du Soleil-Levant ? Jusqu’à aujourd’hui, c’est le flou total.
Au moment où des pays s’empressent de venir en aide à leurs ressortissants pour les extirper du climat apocalyptique qui règne en ce moment au pays des Samouraïs, les Algériens qui y résident sont, semble-t-il, abandonnés à leur triste sort. C’est du moins l’impression qui se dégage du silence observé sur ce « dossier ». Nos maintes tentatives d’avoir d’hypothétiques informations auprès de la compagnie Air Algérie ont buté sur un mur de silence érigé visiblement en mode de communication.
Mais une source proche du commissariat de police de l’aéroport Houari-Boumediene a indiqué qu’un avion devait arriver vendredi 18 mars 2011 à 16 h avec un retard jusqu’à 21h. « Tout un dispositif a été déployé pour la circonstance, apprend-on de même source, mais l’avion n’a pas atterri ». Une autre source a, pour sa part, affirmé que c’est le vol charter Alger-Pékin qui devait prendre en charge le rapatriement de nos ressortissants bloqués à l’aéroport d’Osaka, sur l’île de Honsh ?. Cependant, faute d’autorisation des autorités aéroportuaires nippones, l’avion n’a pas pu atterrir. Selon certaines sources, le personnel naviguant aurait reçu des « assurances » qu’il obtiendrait cette autorisation en cours de vol. Les autorités nippones se seraient rétractées et auraient refusé de délivrer cette autorisation « dans la précipitation ». « Il est très difficile d’atterrir sur l’aéroport d’Osaka en ce moment. Le trafic y est tellement important qu’il est presque impossible d’y accéder », nous dit une source bien informée.
La même source que nous avons contactée hier a fait part d’un témoignage d’un de nos ressortissants qui lui avait certifié la veille (samedi, Ndlr), que des Algériens étaient « perdus et livrés à leur sort » depuis 48 h dans la ville d’Osaka, « sans le sou, encore moins de logis ». Avec tous les risques d’irradiation qui planent dans le ciel nippon, les Algériens se cherchent et espèrent un débouché salutaire à leur détresse.
Younès Djama
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Source : Le Jeune Independant