Le sit-in observé hier matin
devant la Présidence de la
République par des représentants
des étudiants d’une dizaine
d’universités du pays a été toléré.
Ils étaient moins d’une centaine
venant d’établissements universitaires
et écoles supérieures
des wilayas de Boumerdès, Annaba,
Constantine, Oran, Tlemcen,
Mostaganem, Alger (USTHB et
Dely Brahim), Jijel, Chlef et Blida,
venus adresser leur lettre au Président
de la République. Une délégation
de 5 étudiants a pu déposer
leur lettre, comportant les revendications
des universités représentées
et celles des trois écoles nationales
préparatoires. « Nous avons juste
pu déposer la lettre, sans recevoir
d’accusé de réception », affirme un
des membres de cette délégation.
Munis de banderoles et scandant
des slogans, les étudiants étaient
venus réclamer de « meilleures
conditions de travail » et une « démocratisation
de l’Université ».
« Nous voulons aller au-delà de
l’abrogation du décret présidentiel
n°10-315 du 13 décembre
2010. Nous voulons de meilleures conditions de travail à la hauteur
des aspirations de la communauté
universitaire et une véritable
démocratisation de l’Université
», affirme Omar, un des délégués
des étudiants. Pour notre interlocuteur,
« l’Université est aux
universitaires, c’est à eux qu’il revient
d’élire leurs recteurs et non
pas le ministère de tutelle ».
Les étudiants veulent une évaluation
des réformes de l’enseignement
supérieur, en particulier
celle du système LMD lancé
depuis 2004. « Nous voulons être
associés à cette évaluation, car
nous estimons avoir notre mot à
dire sur la démarche de la tutelle
», affirment les étudiants.
Les concernés veulent aussi disposer
des moyens pédagogiques
adéquats par rapport aux objectifs
de la réforme. « On nous a instauré
un nouveau système, avec les
moyens de l’ancien système », disent-
ils. Les étudiants demandent
également « l’implication de l’Université
dans l’effort de développement
de l’économie nationale »,
ainsi que la mise en place d’instruments
« favorisant l’émergence de
projets créateurs d’emplois pilotés
par des universitaires ».
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Source : Le Quotidien d'Oran