Les trains n’ont pas roulé dans toute la
région Est depuis samedi matin, à cause
d’une grève surprise du personnel roulant
de la SNTF opérant au niveau des régions
ferroviaires de Constantine et Annaba.
Selon les déclarations des travailleurs,
le débrayage a été
déclenché pour revendiquer
une augmentation du salaire
de base de 20 % et ce sont les
chefs de trains, les contrôleurs,
les mécaniciens et les gares qui
sont concernés par ce débrayage
revendicatif.
Interrogés, ces travailleurs nous
ont confirmé que ni le train de la
ligne Annaba-Alger qui passe par
Constantine, ni les trains de transport
de marchandises, de transport
de carburant ainsi que les trains des
voyageurs, n’ont circulé sur la voie
depuis samedi. « C’est une grève illimitée
qui ne cessera qu’avec la
satisfaction de nos revendications
que nous estimons légitimes », nous
a assuré ce groupe de travailleurs.
« Tous les travailleurs des autres secteurs
ont été régularisés, disent-ils,
et nous nous n’avons eu que des
révisions des primes alors que notre
salaire de base est resté figé depuis
des décennies ». Interrogés aussi sur l’ampleur de ce mouvement
de grève, nos interlocuteurs
ont déclaré qu’il touche toute la
région Est, de Constantine à Biskra
et Sétif et de Annaba à Tebessa
et Souk-Ahras.
Pour leur part, les responsables
du syndicat et de l’administration
étaient intouchables durant l’aprèsmidi
d’hier, sauf un secrétaire fédéral
contacté à Alger par téléphone
et qui a déclaré qu’aucune solution
n’a encore été trouvée. Dans
la journée d’hier, dit-il, la plupart
des représentants des sections syndicales
étaient en réunion avec des
représentants de la direction générale,
mais précise qu’il s’agit plutôt
d’une rencontre de sensibilisation
pour pousser les travailleurs à la
reprise du travail, plutôt qu’à une
tentative de régler le conflit. Toujours
selon ce syndicaliste, la situation
est confuse. Mais il précise que
les revendications proviennent de
tous les travailleurs qui contestent
que les conducteurs de locomotives
notamment aient obtenu gain
de cause et pas eux.
A. Mallem
Tags:
Algérie
Grève
Transport ferroviaire
Source : Le Quotidien d'Oran