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Algérie : Belkhadem veut une révision profonde de la constitution

10 mars 2011
Algérie : Belkhadem veut une révision profonde de la (...)

Les initiatives politiques provenant de partis de l’opposition, d’associations de la société civile et de personnalités politiques, en faveur d’un changement pacifique « sont naturelles et reflètent la bonne santé et le pluralisme de la scène politique en Algérie », a estimé hier, le secrétaire général du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem.

« La scène politique en Algérie est pluraliste et il est tout à fait naturel de voir des initiatives politiques de ce genre provenir de partis de l’opposition, d’associations de la société civile et de personnalités politiques, reflétant ainsi la bonne santé de la pratique politique en Algérie », a dit M. Belkhadem dans un entretien à l’APS. Le responsable du FLN réagissait ainsi à des propositions pour un changement pacifique en Algérie, formulées successivement par M. Abdelhamid Mehri, par le Front des Forces socialistes (FFS) et par l’Alliance nationale pour le changement (ANC). « Nous ne trouvons pas ces initiatives étranges, comme nous ne les répugnons pas », a déclaré M. Belkhadem pour qui « il est normal, dans une scène politique pluraliste, de trouver des partis qui proposent un changement et qui expriment leurs idées ».

Le SG du FLN a également estimé, à ce sujet, qu’il ne faut pas « contrer  » les initiatives politiques lorsqu’elles sont exprimées « pacifiquement, dans un cadre serein et dans le respect des lois de la République ». Il a fait remarquer que ces idées partaient cependant de conceptions « différentes », y compris des propositions de changement « radical » allant jusqu’à la mise en place d’une Assemblée constituante et l’adoption d’une nouvelle constitution.

Pour lui, ces propositions peuvent susciter l’adhésion de certains partis, elles peuvent être complétées, comme elles peuvent essuyer l’opposition d’autres partis. Le SG du FLN affirme que son parti ne peut pas soutenir une proposition politique qui fait table rase de tout ce qui a été réalisé depuis l’indépendance, la proposition d’une Assemblée constituante équivalant, selon lui, à un « départ à zéro ». Belkhadem a indiqué, à ce propos, que le FLN préconisait « une révision dans le fond » de la Constitution actuelle qui a été adoptée, a-t-il rappelé, dans un contexte particulier, en 1996. Pour le SG du FLN, la situation actuelle n’est plus la même que celle prévalant dans les années 1990 faisant que les conditions ayant caractérisé l’adoption de cette constitution ne sont plus d’actualité, mais aujourd’hui la revendication d’une révision profonde de cette constitution « demeure valable ». Il a rappelé que Bouteflika avait, bien avant la révision constitutionnelle de 2008, souhaité une révision « profonde » de la Loi fondamentale mais s’est contenté, a-t-il dit, d’une révision partielle au regard des conditions de l’époque, peu favorables à une révision de fond. La révision de la Constitution ne peut émaner que du président de la République, seul habilité constitutionnellement à prendre une telle décision, comme elle « exige un consensus des partis et des forces politiques en présence », a souligné le responsable du FLN. M. Belkhadem a par ailleurs, qualifié de « momentanée » la position de refus d’octroi d’agréments à de nouveaux partis politiques, exprimée récemment par le ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, M. Dahou Ould Kablia.

Il n’a pas exclu, dans cet esprit, que de nouveaux partis soient agréés dans l’avenir. A une question sur une possible « contamination » de la rue en Algérie par les récents événements de Tunisie, d’Egypte et de Libye, M. Belkhadem a réfuté cette thèse arguant que « le peuple algérien refuse de revivre la situation tragique qu’il a subie dans les années 1990". « L’Algérie, et grâce à la maturité de son peuple, refuse de suivre tout courant dévastateur se cachant derrière la nécessité d’un changement démocratique pour mieux déstabiliser le pays », a-t-il accusé avant de préciser : « Ceci ne veut pas dire qu’il faille nier tout mouvement de protestation ou de revendications, mais ces protestations doivent s’exprimer dans un cadre organisé et d’une manière pacifique ».

Tags: Algérie Abdelaziz Belkhadem Constitution

Source : Le Quotidien d'Oran

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