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Poursuivi pour viol

L’ex-chef de la CIA à Alger condamné à plus de 5 ans de prison

5 mars 2011
L'ex-chef de la CIA à Alger condamné à plus de 5 ans de (...)

Andrew Warren, ancien chef de la CIA en Algérie, a été condamné jeudi 3 mars, par un tribunal fédéral à Washington, à 65 mois de prison après avoir reconnu qu’il avait drogué puis agressé sexuellement, en 2008, une femme dans l’enceinte de l’ambassade des Etats-Unis à Alger.

Le scandale révélé en 2009 avait fait grand bruit dans les médias locaux et américains. C’est la chaîne de télévision ABC qui l’avait rendu public en rapportant que deux ressortissantes algériennes, peut-être binationales, avaient porté plainte contre cet agent de la centrale américaine de renseignements CIA. Elles soutenaient qu’il avait abusé d’elles, en février 2008, dans sa résidence officielle à Alger.
La chaîne de télévision américaine CNN rapporte que Andrew Warren, 43 ans, cet ex-chef de station de la CIA en Algérie, a été condamné jeudi à plus de cinq ans de prison après avoir admis qu’il a drogué et agressé sexuellement une femme à l’ambassade américaine à Alger.

Cet ex-responsable du renseignement américain avait plaidé coupable en juin 2010 au sujet des accusations de « contacts sexuels » et l’utilisation abusive illégale de cocaïne, selon un communiqué de presse du ministère américain de la Justice.

« LICENCIÉ » PAR SON EMPLOYEUR

Durant le procès, Warren a avoué que le 17 février 2008, il a rendu une femme inconsciente et ensuite commis un « contact sexuel abusif » à l’ambassade américaine en Algérie. Warren a également admis qu’il a consommé de la cocaïne tout en possédant un pistolet Glock 9 mm semi-automatique, une arme qu’il exhibait durant ses frasques sexuelles, selon ce qui avait été recueilli durant les enquêtes préalables.

Bien que les faits se soient produits en Afrique, l’action en justice a été déclenchée aux USA, à Washington, District de Columbia, parce qu’ils ont eu lieu à l’ambassade américaine, qui est considérée comme territoire américain, ainsi que cela se pratique réciproquement dans les usages diplomatiques à travers le monde. Le département d’Etat avait rappelé ce chef espion aux Etats-Unis, avant que l’affaire ne soit rendue publique. Il avait également annoncé l’ouverture d’une enquête interne. L’enquête du département d’Etat se révélera alors accablante pour cet agent. Elle établit l’existence de photos compromettantes, de vidéos stockées sur son ordinateur, sur son téléphone portable, sur une clé USB. Ces documents, d’après les médias américains, montrent les deux victimes et Warren dans des situations sans équivoque.

Andrew Warren a été licencié par son employeur la CIA en 2009, si tant est que l’on décroche complètement de ce métier-là. Seule une des deux femmes victimes est concernée par la condamnation de jeudi. Le juge a également assorti les 65 mois de prison prononcés à une peine de dix années de liberté surveillée, après la privation de liberté.

UN PROCÈS, UN ÉPISODE ?

Il faut rappeler que l’époux d’une des deux victimes était correspondant d’une agence de presse espagnole au Caire, là où « oeuvrait » alors l’agent Andrew Warren avant de venir à Alger. Lorsque son épouse sera abusée à Alger par cet agent, elle informera son mari et plusieurs mois après elle se décidera à en saisir l’ambassadeur américain, avaient rapporté alors les médias américains. On n’a jamais vraiment su quelles sont les identités de ces deux Algériennes. Certaines sources ont soutenu qu’elles étaient binationales, l’une algéroallemande et l’autre algéro-espagnole. Avec la sentence qui est tombée jeudi, ce n’est vraisemblablement qu’un épisode qui vient d’être tourné dans cette marécageuse affaire. On ne sait pas si la deuxième victime, aussi discrète que sa compagne, est en procès. Où et quand ?

On se souvient également que l’Egypte s’était intéressée à cette affaire. La presse cairote avait alors rapporté que les autorités égyptiennes ont entendu plusieurs femmes ayant rendu visite, entre 2005 et 2007, à l’ambassade US au Caire, à Warren, au siège de USAID (agence chargée de l’aide au développement) ou aux centres culturels américains à Alexandrie et dans la capitale égyptienne. Finalement, on n’a jamais su si l’agent violeur avait eu des précédents sur les bords du Nil.

Oualid Ammar

Tags: Algérie Etats-Unis Procès CIA

Source : Le Quotidien d'Oran

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