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Ould Kablia

Les marches à Alger ne sont pas autorisées pour des impératifs de sécurité

3 mars 2011

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, a rappelé mercredi à Alger, que les marches ne sont pas autorisées dans la capitale en raison d’impératifs de sécurité et en raison du désordre qu’elles pourraient provoquer.

« Il y a des impératifs de sécurité. Les marches à Alger risquent de créer du désordre  », a déclaré M. Ould Kablia à la presse en marge de la cérémonie d’ouverture de la session de printemps du Conseil de la Nation. Le ministre a expliqué que ces impératifs « concernent, d’abord, la sécurité des marcheurs eux-mêmes et, ensuite la protection de la ville contre toute menace terroriste ». Il a précisé que ce n’est pas l’état d’urgence qui interdisait les marches à Alger mais la loi 91-19, réaffirmant que les marches sont autorisées dans tout le reste du pays. « Dans tous les pays du monde les réunions et manifestations publiques sont régies par des lois et personne ne manifeste s’il n’obtient pas d’autorisation », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre a jugé « exagéré  » le chiffre de 35.000 policiers déployés à Alger les jours des marches non autorisées, relevant que ce chiffre représente la moitié de l’effectif de la Sûreté nationale « en service », pendant 8 heures. Il a expliqué que la Sûreté nationale compte, dans son ensemble, 180.000 policiers qui travaillent par brigades de 8 heures, ce qui porte le nombre de policiers en service, à chaque instant et sur tout le territoire national, à 60.000. La presse étrangère elle-même, a-t-il dit, a constaté qu’à la place de la Concorde (ex-place du 1er Mai), il n’y avait que deux unités républicaines de sécurité, soit 400 éléments.

Interrogé sur l’éventualité de donner l’agrément à de nouveaux partis politiques, le ministre a indiqué que « l’Etat prend des mesures en commençant par les questions prioritaires pour le citoyen, d’ordre économique et social ». « Les préoccupations politiques suivront, et c’est le gouvernement qui décidera du moment opportun », a-t-il ajouté. D’autre part, M. Ould Kablia, en réponse à une question, a démenti avoir déclaré qu’il existait des « lieux de détention secrets », en Algérie. « La loi sur l’état d’urgence donnait au ministre de l’Intérieur, la faculté de placer des personnes suspectes en internement administratif, cette disposition a été levée en même temps que l’état d’urgence », a-t-il souligné. Il a également expliqué que pour pouvoir procéder à l’internement administratif d’une personne, dont les activités sont dangereuses pour la sécurité du pays, une décision de justice est indispensable.

Tags: Algérie Alger Manifestation

Source : Le Quotidien d'Oran

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