Un contrat a été conclu entre Sonatrach
et le groupe algéro-américain Anadarko
pour l’exploitation du gisement « El Merk »,
situé à 350 km au sud-est de Hassi Messaoud.
Mokhtaria Bensaâd
Le développement de
cet important gisement
va produire,
d’ici fin 2013, plus de
160.000 barils d’hydrocarbure
par jour pour un coût
estimé à près de 4,5 milliards
de dollars. C’est ce
qu’a annoncé, mercredi, le
groupement algéro-américain
« Berkine ». Il s’agit
d’un projet dont les travaux
ont atteint à ce jour
près de 67%. Il comporte,
notamment, la réalisation
d’une usine de traitement
de pétrole, de condensât
et de GPL avec des systèmes
de stockage, des
canalisations de transport
d’hydrocarbures ainsi
qu’une base vie et une
base industrielle.
Sonatrach détient 51%
du capital de ce groupement.
Le gisement contient
des réserves prouvées de
1,2 milliard de barils de
pétrole et de condensât,
et devra produire, dès sa
mise en service, 127.00
mbj de pétrole et de condensât
et 30.000 mbj de
GPL, a indiqué Bada Lahcen,
directeur du projet,
cité par l’APS.
La réalisation du projet
a été confiée au groupement
international « Petrofac
» qui assure la construction de l’usine de traitement
des hydrocarbures,
partie la plus complexe et
la plus importante du projet.
Six autres contractants,
dont deux nationaux, interviennent
également dans
cette opération. Il s’agit des
sociétés algériennes « Kahrif
» et « GCB », de deux entreprises
italiennes (Bonatti
et Bentini), du français
« Siemens » et du groupement
« ABB (Asia Brown
Boveri)-Petrojet-Sarpi ».
Sonatrach et Anadarco exploitent,
par ailleurs, depuis
1998, un autre gisement
situé dans le bloc 404
à Hassi Berkine. Avec l’entrée
en production du gisement
« El Merk », le bassin
de Berkine produira à
lui seul près de 400.000
mbj, un volume qui ne sera
pas loin des 420.000 mbj
extraits actuellement de
« Hassi Messaoud », plus
grand champ pétrolier du
pays, selon Moussa Houache,
administrateur.
Toujours dans le cadre
des investissements dans le
secteur des hydrocarbures,
la zone industrielle d’Arzew
(35 km à l’est d’Oran) a été
dotée dernièrement de systèmes
de télésurveillance
intelligents pour renforcer
les moyens de sécurisation
des installations et complexes
d’hydrocarbures. Ces
systèmes assurent une couverture
sécuritaire globale
grâce à des équipements
technologiques modernes.
Les différentes réalisations
et la série de projets, visant
à renforcer la sécurité industrielle
dans cette zone,
notamment des caméras
de pointe acquises récemment,
ont été présentées à
l’occasion de la célébration
de la journée de nationalisation
des hydrocarbures.
Il s’agit de caméras fixes
aux entrées de la zone et
d’autres mobiles dotées
d’une mémoire de haute
capacité d’enregistrement
pour suivre divers mouvements
à son entourage et
d’autres équipements intelligents
pour des contrôles
minutieux. Une démonstration
du fonctionnement
de cet équipement a été
présentée jeudi. L’assistance
a suivi, dans l’une des
salles des opérations de
sécurité industrielle dans la
zone, la projection de films
vidéos montrant des modèles
de ces équipements
contrôlant le mouvement
diurne et nocturne, en plus
de la surveillance de la
bande côtière d’une longueur
de 16 km, située
dans le territoire de la zone
industrielle qui s’étend sur
une superficie d’environ
2.700 hectares.
Mokhtaria Bensaâd
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Source : Le Quotidien d'Oran