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les manifestants ont tenté de répondre à l’appel de la CNCD

Algérie : Les autorités empêchent la marche à Alger

12 février 2011
Algérie : Les autorités empêchent la marche à Alger

La marche pour « le changement et la démocratie » à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a été empêchée, hier, par un important dispositif policier déployé depuis avant-hier à la place du 1er Mai à Alger où elle devait démarrer à partir de 11 heures.

Très tôt dans la matinée, un dispositif policier impressionnant est déployé dans les rues, les grandes artères et les ruelles menant vers le lieu du rendez-vous.

Selon des témoins, les autorités ont utilisé tous les moyens pour empêcher les jeunes de marcher. Le trafic ferroviaire a été suspendu, les bus de transport interwilayas retenus dans les barrages filtrants, les passants contrôlés, les rues coupées à la circulation routière. Avant le début de la marche, les policiers ont procédé à l’interpellation de certains membres de la CNCD. Vers 8h30, plusieurs arrestations ont été opérées. Il s’agit de Yacine Zaïd, militant et membre de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), d’Idir Achour, coordinateur du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), de Mourad Chiko, membre du SNAPAP, ainsi que d’autres militants du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Me Ali Yahia Abdenour, doyen de la LADDH, a déclaré que « la CNCD a appelé à une marche pacifique, mais voilà avec quoi nous répondent les autorités : avec des arrestations et des intimidations ». De son côté, Me Mustapha Bouchachi, président de LADDH, a indiqué que « c’est une marche pacifique, on tentera de marcher, mais si les policiers nous en empêchent par la force, on ne va pas répondre par la force ». Il ajoute : « Ce n’est que le début. Nous poursuivrons notre action jusqu’à ce que nos objectifs soient atteints. »

Commentant le dispositif de sécurité déployé pour la circonstance, M. Bouchachi estime que « le régime continue de réprimer le peuple et refuse que les gens expriment pacifiquement leurs opinions ». Il a indiqué que la CNDC tiendra une réunion urgente ce soir ou demain matin pour décider des actions à mener dans l’avenir. Après quelques minutes, on annonce l’arrivée du président du RCD, Saïd Sadi, en compagnie de quelques députés. Il s’adresse à la foule : « Le changement aura lieu en Algérie d’une manière ou d’une autre et que chacun assume ses responsabilités. » Les quelques centaines de manifestants amassés sur les lieux ont commencé à scander des slogans hostiles au régime et à entonner des chants patriotiques. Vers 10 heures, des sources nous annoncent que plus d’une centaine de manifestants se trouve au niveau des commissariats de police des alentours. Un député du RCD qui a été arrêté et entendu par la police révèle : « Le commissariat du 8e arrondissement est plein de monde.

Plusieurs manifestants ont été arrêtés. Pour l’instant, on ne connaît pas le nombre exact. » Des policiers en civil poursuivent les arrestations des manifestants, hommes et femmes y passent. Me Ali Yahia Abdenour a été blessé à la main. Abdelhak Brerhi, ancien ministre présent sur les lieux, a déclaré que « les jeunes Algériens veulent marcher pacifiquement à Alger et c’est vraiment dommage qu’il y ait des provocations de la part des policiers. Ces jeunes souffrent depuis longtemps et on ne veut pas qu’ils continuent à souffrir dans la rue. On souhaite que le changement se fasse d’une manière pacifique ». Selon la députée du RCD, Mme Lila Hadj Arab, arrêtée puis relâchée, « il y a une cinquantaine de femmes et de jeunes filles qui ont été arrêtées par la police à la place du 1er-Mai ». Elle a ajouté qu’ »à l’intérieur du commissariat où elles attendent d’être auditionnées, les femmes entonnent des chants patriotiques et scandent des slogans hostiles au régime ». Vers 11 heures, les manifestants, à leur tête le président du RCD, Me Ali Yahia Abdenour, Bouchachi et d’autres, ont tenté de lancer la marche mais le déploiement policier les a empêchés d’avancer. La marche s’est transformée en un rassemblement. La place du 1er-Mai est de plus en plus envahie par d’autres manifestants qui scandaient des slogans hostiles au pouvoir : « Echaab yourid taghier inidham » (le peuple veut changer le système, NDLR), et « Algérie démocratique ».

A ce moment-là, les policiers isolent le groupe formé par Saïd Sadi, Ali Yahia Abdenour et les autres ainsi que certains députés pour empêcher tout débordement. Vers 11h30, le groupe a été forcé de quitter les lieux. Le président du RCD parle de plus de 400 arrestations, alors que d’autres membres de la CNCD estiment qu’il y en a plus de 1 000 et plusieurs blessés. Mohammed Zerrouki

Tags: Algérie Égypte Tunisie Affrontement Police Manifestation

Source : Le Jeune Independant

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1 commentaire

  • la démocratie française en Algérie après 88 200000 morts la démocratie américaine en Irak plus d un million de morts et ALLAH qui a met fin en pouvoir de moubarak et ben ali par un tsunami populaire pire que le tsunami qui a met fin a pharaon et pour éviter un tsunami identique a celui de l Indonésie de 2004 aux peuples et état arabe d appliquer la charia islamique et pour éviter les séismes et les inondations donc aux arabes de retourner a ALLAH

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