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Tout marche normalement, selon son P-DG

Algérie : Il n’y a pas d’affaire Sonatrach

25 janvier 2011
Algérie : Il n'y a pas d'affaire Sonatrach

Le groupe Sonatrach table sur davantage d’exploration pour assurer les réserves du pays en pétrole et en gaz et se prépare sérieusement pour investir le domaine du gaz non conventionnel.

Nous avons reçu des instructions des autorités pour un doublement de l’effort d’exploration (…), ce qui nécessite une mobilisation extraordinaire de ressources humaines, » a affirmé hier son PDG lors d’une conférence de presse. « L’exploration permet de connaître et d’évaluer les réserves du pays », a-t-il précisé. Une exploration en augmentation de 37% et évaluée l’année dernière en une centaine de puits, « dont un bon quart dans le bassin de Berkine, une zone prolifique de la partie sud-est de Hassi Messaoud.

« Sonatrach est une société forte qui continue à fonctionner et ne dépend pas d’une ou d’autres personnes ; ces résultats sont un signe de bonne santé  », a lancé Cherouati après sa présentation des résultats préliminaires du groupe pour l’exercice 2010, en sachant pertinemment que l’assistance avait à l’esprit les scandales qui ont secoué le groupe durant l’année 2010. Une année qui, selon lui, a été marquée par des événements importants en terme de révision des procédures de passations de marchés. « Les autorités nous ont instruit dans ce sens en passant par la notification de la fameuse F15 qui codifie les transactions de Sonatrach, à la F16 qui est un peu plus sévère, un peu plus stricte et un peu plus restrictive, ceci sans compter l’adoption ou l’adaptation aux dispositions du décret présidentiel de la même année, relatif aux marchés publics  », explique-t-il.

Cherouati indique qu’il est question, d’autre part, de « renforcement de la formation pour la préparation de la relève ». Une formation qui touche, selon lui, une personne sur quatre. Il fait savoir, au passage, qu’« on recrute plus et plus vite des personnes de sexe féminin que masculin ». Mais le plus important est qu’il est question pour Sonatrach de renforcer, a-t-il dit, « les capacités d’audit et de contrôle, la formation est assurée pour le faire correctement, notamment pour ce qui est de la comptabilité et de la finance. Il faut améliorer les qualifications parce que nous avons besoin de moins en moins de personnels exécutants ».

« SONATRACH RESTE UNE BELLE BOÎTE ! »

Son sentiment sur Sonatrach au lendemain des scandales ? Il tient en premier à rectifier : « Il n’y a pas d’affaire Sonatrach mais il y a des affaires de personnes dans Sonatrach ». « Estce que vous pouvez détester quelqu’un que vous côtoyez depuis 40 ans  ? », a-t-il interrogé. Mais, dira-t-il, « très franchement, ça reste une belle boîte  ! Elle est bien ! Malgré ce que nous avons vécu en 2010, tout marche quasiment normalement. C’est vrai qu’il y a quelques hésitations par rapport à certaines opérations industrielles ou des projets qui traînent, ce n’est pas un scoop, il y en a eu toujours. Mais tout marche normalement, la poursuite des investissements, les livraisons assurées, la paie versée tous les 23 du mois, Sonatrach produit de la richesse, verse l’impôt et investit dans de nouveaux projets pour l’avenir. Que faut-il alors de plus pour une société ? ».

Et, ajoute-t-il avec le sourire, « pour plus de détails, la piscine est terminée et est bien faite ! ». Il réfute le fait qu’il y ait eu surfacturations pour certains projets comme le Centre de convention d’Oran. « Il n’y a pas eu de surfacturation pour la construction du CCO, je ne peux pas vous donner le montant exact mais c’est moins de 400 millions de dollars. Et pour ce qui est de la réalisation du club pétrolier, elle est liée à un problème de délais ». C’est son vice-président amont qui évoquera le gaz non conventionnel ou de schiste et fera savoir que l’Algérie en possède d’importantes potentialités. « Il ne faut pas qu’on jubile, » a-t-il cependant avancé, parce qu’« il ne faut pas qu’on passe d’une situation de rente à une autre de gaz de schiste qui a une connotation très capitalistique ».

« NOUS NOUS PRÉPARONS POUR LE GAZ NON CONVENTIONNEL… »

Cherouati, lui, rebondit sur la question en estimant que son viceprésident amont « va parler de choses très compliquées. Le gaz non conventionnel n’est pas une industrie de rente mais une industrie tout court qui crée énormément d’emplois par rapport à l’industrie pétrolière classique ». Cherouati affirme alors que « nous nous préparons de telle sorte à ce que toute la valeur ajoutée de cette industrie soit rentable pour l’Algérie ». Il est donc nécessaire, selon lui, d’avoir toutes les qualifications qu’il faut pour cela. A défaut et « si on veut faire tout de suite et vite, on va être de simples spectateurs d’une industrie qui va se faire sous notre nez ».

On apprend auprès de spécialistes de la question que d’importantes études ont été faites sur ce sujet en 2009. Le nombre d’emplois à créer est estimé à 500.000. « La préparation est très sérieuse et les études avancent bien », notent des responsables de Sonatrach qui n’ont pas oublié que c’est Chakib Khelil qui, en 2008, a attiré l’attention des cadres sur les grandes potentialités de l’Algérie en la matière. Pour ce qui est des énergies renouvelables, Cherouati précise que « nous y travaillons, non pas parce que c’est un effet de mode, mais nous sommes une société qui doit se diversifier ». La centrale hybride de Hassi R’mel ouvrira ses portes en avril prochain. En attendant, « nous travaillons en interne sur une rationalisation d’énergies en réduisant au maximum sa consommation  », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le droit de préemption de l’Algérie en cas de cession de parts de BP, le PDG rétorque que « nous n’avons pas encore décidé de notre droit de préemption dans ce dossier, nous attendons de voir ». A propos du projet Galsi, Cherouati indiquera que « c’est un consortium de partenaires, dont Sonatrach, qui travaille dessus, c’est le conseil d’administration qui décidera quand lancer les travaux ». La connexion de Galsi avec la Corse ne dépend pas non plus, selon lui, de Sonatrach. Il indiquera par ailleurs qu’il a été décidé la fermeture de la première usine de liquéfaction (dans le monde) parce qu’elle est très vieille, pose un problème de sécurité et enregistre un niveau de consommation très élevé. Pour ce qui c’est passé à Skikda, « ce n’est pas un accident mais un incident,  » a-t-il encore précisé.

Ghania Oukazi

Tags: Algérie Sonatrach

Source : Le Quotidien d'Oran

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