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La Coface maintient la même notation pour l’Algérie

18 janvier 2011

Le rapport 2011 de la Coface « Risque Pays » a maintenu le classement de l’Algérie à la note « A4 » et à la note « B » pour l’Environnement des Affaires, relevant les bons indicateurs économiques de l’Algérie notamment en matière de réserves de changes, d’investissements publics et d’endettement extérieur.

Dans ce rapport, présenté hier à la presse lors de son colloque annuel pour faire le point sur les Risques Pays dans le monde à Paris, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) relève « la stabilité politique qui prévaut depuis l’élection du président Abdelaziz Bouteflika en 2009" ainsi que la situation sécuritaire qui s’est améliorée  ». Parmi les points forts de l’économie nationale, l’organisme français à l’exportation a cité « l’importance des réserves de pétrole et de gaz, une situation financière solide extérieure avec un très faible endettement extérieur et d’énormes réserves de changes et une politique d’investissements publics visant une diversification de l’économie ». La Coface souligne cependant que les « mesures restrictives visant les importations et les investissements étrangers introduits dans la Loi de finances 2009 même si elles ont été légèrement assouplies par la loi de finances 2010, semblent néanmoins peu propices à l’amélioration du climat des affaires et du développement du secteur privé ».

Le même organisme souligne « la forte dépendance » de l’économie envers les hydrocarbures et la « fragilité de l’environnement des affaires faiblement incitatif pour les firmes étrangères ». Le déficit budgétaire, apparu en 2009, va perdurer en 2011, en raison de « la poursuite de la modernisation des infrastructures et d’une hausse des rémunérations de l’administration  », souligne par ailleurs la Coface qui affirme cependant que les revenus pétroliers mis en réserve dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) « permettent de financer ces déficits » et observe également que le pays bénéficie d’ »un endettement public modéré qui lui fournit une marge de manoeuvre ».

Avec les exportations d’hydrocarbures, ajoute le rapport, la balance commerciale doit rester excédentaire et par là même le compte courant, malgré l’augmentation prévue du prix du blé dont l’Algérie est l’un des grands importateurs. De plus, la facture des importations sera limitée par des mesures rigoureuses prises par les autorités depuis 2009 pour réduire les achats à l’étranger, relève encore le rapport qui indique que les secteurs hors hydrocarbures « devraient encore enregistrer une bonne performance », grâce à la poursuite du vaste programme d’investissements publics, mais la croissance hors hydrocarbures représente une part plus réduite du PIB et contribue modérément à la croissance globale de l’économie.

En matière d’indicateurs économiques, la croissance du PIB est évaluée à 3,7% pour 2011, le solde public/PIB à - 4,5%, le solde courant/ PIB à 2,5%, et la dette extérieure/ PIB à 3,4% et des réserves d’importations de 31,2 mois.

Tags: Algérie Devises Spéculation Croissance

Source : Le Quotidien d'Oran

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