Le rapport 2011 de la Coface
« Risque Pays » a maintenu le
classement de l’Algérie à la note
« A4 » et à la note « B » pour l’Environnement
des Affaires, relevant
les bons indicateurs économiques
de l’Algérie notamment en matière
de réserves de changes, d’investissements
publics et d’endettement
extérieur.
Dans ce rapport,
présenté hier à la presse lors de
son colloque annuel pour faire le
point sur les Risques Pays dans le
monde à Paris, la Compagnie française
d’assurance pour le commerce
extérieur (Coface) relève « la stabilité
politique qui prévaut depuis
l’élection du président Abdelaziz
Bouteflika en 2009" ainsi que la
situation sécuritaire qui s’est améliorée
». Parmi les points forts de
l’économie nationale, l’organisme
français à l’exportation a cité « l’importance
des réserves de pétrole
et de gaz, une situation financière
solide extérieure avec un très faible
endettement extérieur et
d’énormes réserves de changes et
une politique d’investissements
publics visant une diversification de l’économie ». La Coface souligne
cependant que les « mesures
restrictives visant les importations
et les investissements étrangers introduits
dans la Loi de finances
2009 même si elles ont été légèrement
assouplies par la loi de finances
2010, semblent néanmoins
peu propices à l’amélioration
du climat des affaires et du développement
du secteur privé ».
Le
même organisme souligne « la forte
dépendance » de l’économie
envers les hydrocarbures et la « fragilité
de l’environnement des affaires
faiblement incitatif pour les
firmes étrangères ». Le déficit budgétaire,
apparu en 2009, va perdurer
en 2011, en raison de « la
poursuite de la modernisation des
infrastructures et d’une hausse des
rémunérations de l’administration
», souligne par ailleurs la Coface
qui affirme cependant que les
revenus pétroliers mis en réserve
dans le Fonds de régulation des
recettes (FRR) « permettent de financer
ces déficits » et observe également
que le pays bénéficie d’ »un
endettement public modéré qui lui
fournit une marge de manoeuvre ».
Avec les exportations d’hydrocarbures,
ajoute le rapport, la balance
commerciale doit rester excédentaire
et par là même le compte
courant, malgré l’augmentation
prévue du prix du blé dont l’Algérie
est l’un des grands importateurs.
De plus, la facture des importations
sera limitée par des
mesures rigoureuses prises par les
autorités depuis 2009 pour réduire
les achats à l’étranger, relève
encore le rapport qui indique que
les secteurs hors hydrocarbures
« devraient encore enregistrer une
bonne performance », grâce à la
poursuite du vaste programme
d’investissements publics, mais la
croissance hors hydrocarbures représente
une part plus réduite du
PIB et contribue modérément à la
croissance globale de l’économie.
En matière d’indicateurs économiques,
la croissance du PIB est évaluée
à 3,7% pour 2011, le solde
public/PIB à - 4,5%, le solde courant/
PIB à 2,5%, et la dette extérieure/
PIB à 3,4% et des réserves
d’importations de 31,2 mois.
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Source : Le Quotidien d'Oran