Le tribunal d’Alger statuera lors de sa session criminelle en cours dans une grave affaire d’homicide
volontaire. Le mis en cause, un ex-ppolicier âgé de 32 ans, a été écroué.
Il a mis fin aux jours de sa
mère après lui avoir asséné
trois coups de couteau en
plein thorax, sous prétexte qu’elle entretiendrait des relations
extraconjugales avec son voisin
de palier. Ce crime qui a jeté en
émoi les habitants d’une cité
d’Aïn Naâdja remontent au mois
de janvier 2004, lorsque les élé-
ments de la police judiciaire de
cette localité reçoivent un appel
téléphonique faisant état de la
découverte d’un corps gisant
dans une mare de sang au seuil
même de l’appartement de la victime. Aussitôt, les enquêteurs se
rendent sur les lieux, où ils procè-
dent à l’enquête d’usage, avant de
faire évacuer le corps. Entretemps, l’auteur du crime s’était
livré à la police, avouant son forfait. « Je l’ai tuée parce que je l’ai
surpris en compagnie de mon
voisin à bord de son véhicule.
Elle a trahi mon défunt père qui
jouissait d’une très bonne réputation », déclarera-t-il aux enquê-
teurs, tout en précisant qu’il
n’avait nullement l’intention de
la tuer, mais seulement de la corriger : « Je ne voulais pas la tuer,
mais avoir seulement des explications sur cette relation avec mon
voisin. Elle m’a avoué qu’elle
était amoureuse de lui et qu’elle
ne pouvait s’en passer. Je ne sais
comment, j’ai pris un couteau et
je lui ai asséné trois coups à la
poitrine. » Le procureur de la
République du tribunal d’Hussein
Dey, après l’avoir auditionné, a
demandé à son collègue de l’instruction l’ouverture d’une enquê-
te judiciaire, lors de laquelle le
mis en cause a maintenu ses premières dépositions. Suite à quoi,
il a été placé en détention provisoire, sous le chef d’inculpation
d’homicide volontaire avec
préméditation et guet-apens. Un
chef d’inculpation confirmé par
les magistrats de la chambre
d’accusation de la cour d’Alger.
Le procès devait être jugé lors
des deux dernières sessions criminelles, mais il a été renvoyé
suite à l’absence des avocats de la
défense. Entre-temps, ces derniers avaient sollicité une mise en
liberté provisoire au profit de leur
client, arguant qu’il réunissait
toutes les garanties requises par
la loi. Le rapport psychiatrique,
demandé par la justice, a conclu
que le mis en cause jouissait de
toutes ses facultés mentales et
morales au moment des faits,
devant ainsi pénalement responsable de ses actes, ajoutant que
l’intention criminelle existait.
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Procès
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Source : Le Quotidien d'Oran