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Détournement du blé tendre subventionné par l’Etat

Des sanctions pénales contre les transformateurs fraudeurs

11 janvier 2011
Des sanctions pénales contre les transformateurs (...)

Le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), M. Noureddine Kehal, a déclaré hier qu’il déplore le comportement de certains meuniers qui détournent les quotas de blé tendre subventionné par l’Etat vers le marché informel désormais ce genre de comportement sera sanctionné.

« Certains transformateurs indélicats sont tentés par le gain facile et dévient une partie du blé tendre destiné à la consommation pour alimenter le marché informel de l’alimentation du bétail », a regretté le DG de l’OAIC lors de son intervention à la Radio nationale. Il explique que « ce comportement était à l’origine des tensions qu’a connues l’approvisionnement des boulangers en farine, un constat qui a poussé l’office à mettre en œuvre des conventions interprofessionnelles ».

Pour bien faire face à cette situation, le responsable de l’office a déclaré que son département va sévir contre ces transformateurs « indélicats » en « excluant tout transformateur de son quota mensuel ». Des sanctions pénales restent envisageables si de tels comportements persistent, selon le DG de l’OAIC qui indique que d’autres mesures vont être prises pour éviter d’autres tensions.

« La première convention liant la coopérative et le transformateur précise les modalités et les conditions de mise à la disposition des meuniers des quantités de blé tendre en fonction de leurs capacités de transformation ». Dans la foulée, « une autre convention va lier le transformateur au boulanger pour permettre aux agents de contrôle de suivre l’acheminement du produit fini après sa sortie d’usine », indique M. Kehal qui évoque l’utilité de « la traçabilité du produit qui va être régie par des conventions impliquant les services du contrôle du ministère du Commerce ».

« C’est la seule façon de pouvoir assurer le suivi et le contrôle de la bonne utilisation du blé subventionné par l’Etat », a-t-il dit. Afin de parer à toute perturbation du marché, le DG de l’office des céréales estime « qu’il y a des stocks suffisants pour y faire face et couvrir les besoins des transformateurs dans le cadre des nouvelles dispositions pour plusieurs mois », revenant sur la récente décision du gouvernement d’augmenter les quotas des transformateurs de 50 à 60 % pour faire fonctionner leur unité de transformation. La situation serait donc maîtrisable car, selon le même responsable, il va y avoir « des appoints pour faire une jonction entre la nouvelle récolte 2011 et les stocks actuels ».

« La nouvelle stratégie de l’OAIC mise sur l’implication des transformateurs dans l’acte de production nationale. L’objectif est de faire en sorte que le transformateur ne soit pas un simple client mais un véritable partenaire des producteurs de céréales à travers des conventions qui vont l’impliquer dans l’acte de production, moyennant un accompagnement technique des producteurs. En contrepartie de son implication, le transformateur aura une plus-value en terme de production, car il est anormal qu’on puisse accorder à tous les transformateurs un quota (de 60 %) quel que soit l’effort que font les uns et les autres vis-à-vis de la production nationale », a expliqué M. Kehal. Les partenaires de l’OAIC « auront la possibilité de sortir de cette histoire de quota pour pouvoir recevoir un approvisionnement à la hauteur de leurs efforts engagés dans la production nationale », a-t-il ajouté.

Il a fait savoir que l’OAIC allait accorder cette année aux éleveurs 5,3 millions de quintaux d’orge pour faire face à la sécheresse qui sévit depuis la fin de 2010, tout en reconnaissant une tension sur le marché d’approvisionnement des éleveurs en orge « malgré le doublement des quantités par rapport à 2009 avec 2,5 millions de quintaux ».

La sécheresse qui a touché les zones agropastorales a amené l’office à distribuer, en 2010, quelque 7,5 millions quintaux, précise-t-il. L’office avait déjà, faut-il le rappeler, mis en place à la fin de 2010 une commission composée de la chambre d’agriculture, d’un représentant de l’UNPA, du directeur des services agricoles et du directeur de la CCLS, pour arrêter des quotas à attribuer à chaque éleveur.

F. Abdelghani

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Source : Le Jeune Independant

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