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KARACHIGATE-CLEARSTREAM

France : Les affaires dont le silence n’est plus d’or

22 novembre 2010

L’affaire du Karachigate secoue l’Elysée. Une bataille est engagée par les familles des victimes et portée par les chiraquiens. Il y a De Villepin qui ne rate pas une occasion, ces dernières semaines, pour dédouaner Jacques Chirac et enfoncer Edouard Balladur, candidat aux présidentilles en 1995, et, par ricochet, son directeur de campagne, l’actuel locataire de l’Elysée.

Les médias, avides de scandales, vont dans tous les sens et relient l’information. Ligotées par maints obstacles administratifs, les familles des victimes avaient enfin trouvé sur quoi s’appuyer pour faire aboutir leur requête après le « veto « du procureur du parquet du tribunal de Paris pour étouffer l’affaire : porter plainte contre les protagonistes cités dans les dossiers.
Dominique de Villepin va jusqu’à lancer le défi en demandant à être entendu par le juge d’instruction tout en se confessant publiquement sur les chaînes de télévision française, publiques et privées. L’état-major chiraquien va en guerre.

Le déclic est l’entretien paru sur le quotidien le Parisien relatif aux déclarations de Charles Millon, l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac en 1995. Chirac, affirme l’ancien ministre, nouvellement installé à l’Elysée et convaincu de l’existence de rétrocommissions dont auraient bénéficié certaines personnalités politiques, chargea son ministre de procéder à des enquêtes avec écoutes téléphoniques puis d’arrêter les versements des commissions aux intermédiaires qui en rétrocédaient une partie à certains hommes politiques français.

Les déclarations que Charles Millon a faites au juge Renaud Van Ruymbeke, révèlent un nom qui revient régulièrement dans cette affaire de rétrocommissions. C’est celui de l’un des membres du cabinet du ministre de la Défense, Marwan Lahoud. C’est l’un des deux hommes chargés par Charles Millon d’enquêter sur les contrats d’armement susceptibles de donner lieu à des versements occultes, les fameuses rétrocommissions.

Comme par hasard, Marwan Lahoud est aussi le frère d’Imad Lahoud, « l’informaticien » qui aurait falsifié les listings Clearstream pour le compte de Jean- Louis Gergorin, vice-président d’EADS à l’époque. Les observateurs jugent particulièrement troublant le fait que les deux frères aient été cités respectivement dans le Karachigate et l’affaire Clearstream. L’un sur instruction de son ministre et sans sortir de la légalité, l’autre dans une affaire particulièrement opaque.
Les deux frères fréquentaient tous deux les plus hautes sphères du complexe politico-militaroindustriel français. Par exemple, c’est Marwan Lahoud qui a présenté Imad Lahoud à Jean-Louis Gergorin, celui que l’on qualifie de « corbeau » dans l’affaire Clearstream.

Toutes ces données incitent les familles des victimes de Karachi, telle Magali Drouet, à crier à la crise de confiance envers la justice française. Ces familles vont jusqu’à qualifier les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy d’ »aveu » du fait que le président français reconnaît l’existence de documents fort intéressants qui n’ont pas encore été transmis à la justice, tout en ignorant la séparation des pouvoirs.

Synthèse Samir Méhalla

Tags: France Nicolas Sarkozy Sécurité Procès

Source : Le Jeune Independant

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